Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 07:00

 

 

 

Je suis venue vous dire que je m'en vais.

C'est la moindre des politesses, vous qui avez suivi ce blog.

Qui l'avez soutenu, souvent encouragé, parfois plébiscité.

 

On dit que les meilleures choses ont une fin,

Alors, pour n'en retenir que le meilleur,

Il est temps de tourner la page.

 

Je laisse So'philosophik mourir de sa belle mort.

Bonne route.

 

 

Par Sophie L.
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 07:00

 

temps-perdu-copie-1.jpg

 

Aujourd’hui, je me suis éveillée en sursaut.

 

Une évidence :

J’ai perdu toutes ces années qui sont passées devant moi sans même m’en avertir.

Pourtant, il me semble bien les avoir vécues…

Comment ai-je fait pour les perdre ? Pourquoi ne pas les avoir retenues ?

 

Je les ai vues s’éloigner doucement, à petits pas silencieux.

Silencieuses et lointaines… Lointaines surtout.

 

J’ai cru avoir le pouvoir de les faire revenir à tout moment.

Elles ne m’en ont pas laissé le droit.

Et elles ont disparu de mon horizon.

 

Ce serait perdre mon temps que d’aller à leur recherche.

Je consacrerai plutôt celui qui me reste à chérir celles à venir.

Si je peux.

 

Mr Proust ne m’en voudra pas, j’espère, de lui avoir emprunté un titre…


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Par Sophie L. - Publié dans : Atelier d'Ecriture - Communauté : Interlignes
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 07:00

DSC03638.JPGC’est en lisant l’appel désespéré de ma blogo-copine Sabine que l’idée de ce billet m’est brillamment venue.

 

Eh oui, quoi de plus démoralisant pour une femme du XXIème siècle que de se sentir jour après jour habillée comme un vulgaire sac de jute ?? Certes, ce n’est pas exactement ce que prétend Sabine, mais pour ceux et celles qui savent lire entre les lignes, le doute n’est plus permis : A force de les cultiver, notre amie a une nette tendance à vouloir s'identifier à un petit féculent..

 

« J’ai rien à me mettre »

 

Rassure-toi ma chère Sabine – tiens, si j’opérais une reconversion  dans le courrier des lectrices ??? – tu n’es pas seule devant ton placard quelque peu has-been (ce n’est pas moi qui le dis…) Des milliers de femmes inconnues de toi mais finalement si proches, auscultent chaque matin d’un œil peu convaincu – et convaincant – le contenu de leur(s) armoire(s) à vêtement(s) et finissent invariablement par soupirer :

« J’ai rien à me mettre » ; « J’ai rien pour aller avec cette jupe » ; « Comment j’ai fait pour garder ça aussi longtemps ? » ; « De toutes façons, ce pantalon me boudine » ; « Quoique je mette, j’ai l’air d’un sac », etc, etc…

 

Aussi sûr que les poules n’ont pas encore de dents, vivre ce type de situation prouve que l’on est une femme, et croyez-moi, parfois, ça soulage…

Evidemment, il y a celles qu’un rien habille, et quand je dis un rien, il y a des fois où c’est même presque rien. Quoiqu’elles prennent dans leur penderie, les voilà parées comme pour défiler chez Dior ! A celles-là, inutile de vouloir ressembler, tournez-leur le dos rapidement avant de vous enfoncer à jamais votre tête dans le sac.

 

Sinon, elle servirait à quoi Evelyne ?

 

Un style, ça se réfléchit, ça s’essaie, ça se change, ça s’améliore, ça se modernise, ça se « vintage » même, bref, ce n’est pas en plongeant au hasard ( ?) votre main dans votre caverne d’Ali Baba pour en ressortir invariablement votre vieux jean assorti d’un T-Shirt devenu informe que vous y arriverez !

Et n’allez pas nous servir l’excuse des mouflets à habiller, du petit déj’ à préparer ou du dégobi du chat à nettoyer ! Vos affaires, tout comme vous ne cessez de le répéter à vos gremlins, ça se prépare la veille en ayant eu soin, au préalable, d’avoir consulté la météo du lendemain ! Sinon, elle servirait à quoi Evelyne ?!

 

Ca ne le fait toujours pas ? Faites donc en sorte de toujours préparer une tenue de secours, un peu comme un second parachute au cas où le premier aurait une tâche fort disgracieuse…

 

Si, comme notre amie Sabine, vous décrétez que, quoique vous choisissiez, vous ne savez pas associer les formes et les couleurs, j’aurais tendance à vous répondre, comme je le répète à ma Grande Gremlin, que si vous arrêtiez de continuellement piocher dans le haut de la pile et que si vous rangiez un tant soit peu votre foutu placard, vous trouveriez certainement pantoufle à votre pied !

 

 Feignasse !

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 07:00

20-ans.jpg « On n’a pas tous les jours vingt ans, ça n’arrive qu’une fois seulement… »

 

Quand elle était enfant, Lola se trompait souvent dans les paroles de la chanson et, très sérieusement s’exclamait : « On n’a pas tous les jours vingt ans, ça n’arrive qu’une fois par an… ». Ses parents riaient de son lapsus, ce qu’elle n’admettait pas et l’enfant se jurait alors que lorsqu’elle atteindrait cet âge fatidique, ils verraient ce qu’ils verraient !

 

C’était devenu son but, son objectif et sa ligne d’arrivée, comme si, parvenue à vingt ans elle découvrirait alors un monde inconnu que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Car à force de les chanter, de les poétiser, de les idolâtrer, ils devaient assurément avoir quelque chose d’extraordinaire ces vingt ans-là…

 

Dès lors, elle avait développé une passion frisant l’obsession pour tout ce qui touchait au nombre fétiche. Et lorsque quelqu’un lâchait un désespéré « Je n’ai plus vingt ans », elle plongeait dans une grande perplexité. Pour elle, atteindre cet âge divin signifiait l’aboutissement de la quête du Graal, où la chrysalide se transforme en ce beau papillon pour qui rien n’était impossible.

 

Elle s’imaginait, dans la nuit des ses vingt années, s’extraire du cocon étouffant de l’enfance, déployer un corps svelte aux longs membres graciles et offrir au monde un visage pur et lisse dénué de la plus petite trace pouponne.

 

C’est dans cette attente qu’elle atteignit l’adolescence, convaincue qu’outre la splendeur, ses vingt printemps lui apporteraient la clé des champs. N’était-ce pas à l’aube de leurs vingt ans que les plus Grandes avaient vu leur destin basculer ?

 

Le sien, elle en était sûre, ce n’était pas sur les bancs du lycée qu’il la guettait, pas plus que dans le regard énamouré de son camarade de classe ou encore dans le discours moralisateur des ses paternels.

Son destin à elle se cachait dans un endroit bien plus inattendu, encore inconnu, ou bien au contraire si familier qu’elle n’y songeait même pas !

 

A 18 ans, Lola passa son bac, y fut reçue sans faire de vagues.

Elle goûtait avec délice à un avant-goût de liberté, appréciant par anticipation la délivrance tant attendue dont elle entendait le chant enivrant.

 

Alors, un monde nouveau s’ouvrit à elle, elle s’émerveilla de tant de découvertes jusqu’ici insoupçonnables et se laissa conduire vers cet inconnu que les à peine plus de vingt ans s’offrirent de la guider…

 

Elle s’enivra de nouveaux plaisirs, goûta aux fruits défendus, se piqua de lubies venimeuses, empoisonna son corps et son esprit de substances traîtresses. Peu à peu, la perspective de ses vingt lumineux se perdit dans les brumes obscures de sa jeunesse saccagée.

Elle sombra dans une nuit sans fin, sans réveil.

 

Léa n’avait pas encore vingt ans.

Les avoir ne lui importait plus.

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Par Sophie L. - Publié dans : Atelier d'Ecriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 07:00

ongle.jpg On associe fréquemment l’image de la sensualité féminine à celle de la panthère qui, avançant de son pas gracieux et silencieux vers sa proie, s’apprête à lui bondir dessus pour la lacérer de ses griffes affutées.

Evidemment, si notre féline est naturellement affublée d’ergots tranchants (notons que le terme "ergot" appartient au monde volatile mais je n'ai pas trouvé d'autre synonyme satisfaisant), tel ne saurait être le cas de la majorité de nos consœurs humaines qui, si elles ambitionnent  de labourer quelque dos masculin, feraient aussi bien de cesser illico de se ronger les moignons !

 

Quelle déplorable habitude que celle de porter ses doigts à la bouche et de, au choix :

-         Suçoter chaque ongle jusqu’à ce qu’il se détache dans un ultime bruit de succion salivaire.

-         Supporter le tintamarre assourdissant du claquement de mâchoires qui scie sans pitié le bout d’ongle ayant l’indécence de pousser.

 

Garder des ongles intacts relève d’un caractère affirmé

 

Nul doute que, quelque soit la méthode de production de rognures adoptée, question labourage dorsal, à moins d’utiliser ses orteils, c’est mort… (Quoique j’ai connu quelques spécimens d’une souplesse étonnante !).

 

Savoir garder ses ongles intacts - voire longs – relève dès lors d’un caractère affirmé, doublé d’une force de volonté indéfectible. J’ai, pour ces femmes-là, une admiration sans bornes, à commencer par moi-même qui ai la chance d’entretenir des mains parfaites.

Eh oui, soyons quelque peu honnêtes, s’il y a autant d’ongles rongés, ce n’est pas dû, comme on serait tenté de le croire, à une augmentation du stress ambiant mais bien à la déception de découvrir que l’on aura à jamais des doigts boudinés aux ongles qui rebiquent ! A celles-là, je leur conseille le port à vie de gants de soie…

 

Pour en revenir aux rares élues dotées de doigts de fées, encore faut-il être à la hauteur du don qui nous est fait et chérir cette offrande en lui accordant le temps et l’attention qu’elle mérite. D’aucuns, en lisant ces mots, iront jusqu’à penser que ceci est un sujet bien futile au regard des catastrophes incessantes qui s’acharnent sur l’humanité, peut-être, mais au quotidien, l’entretien d’ongles parfaitement limés et manucurés s’avère fort utile. Par exemple, je peux affirmer qu’il m’est arrivé d’utiliser l’ongle de mon index en guise de tournevis et que sa solidité acquise par un vernissage sans faille m’a tiré d’une situation des plus embarrassantes…Sinon, l'auriculaire est aussi fort apprécié pour le curage de narine.

 

On n’est jamais à l’abri d’un ongle dédoublé

 

Vous l’aurez compris, même si les bonnes fées se sont penchées sur vos mains, vous n’êtes pas pour autant à l’abri d’un ongle dédoublé ou incarné si l’on n’y accorde pas un maximum d’intérêt, ce que devrait comprendre votre boss quand vous ne pouvez pas apporter le dossier demandé pour cause de vernis en cours de séchage. Ce boss même qui, le veille, n’a pas hésité à solliciter vos faveurs pour des fins personnelles :

  • -         Dites voir, vous qui avez des ongles, pourriez-vous m’attraper ce petit truc coincé là ?

Bien sûr…

 

Le choix du vernis est bien entendu essentiel, du rouge au rose pâle, chaque couleur est porteuse d’un sens plus ou moins caché, révélateur de l’état d’esprit de la propriétaire des ongles peints.

Toutefois, la vraie professionnelle ne se laissera pas influencer par la déferlante de couleurs invraisemblables inondant le marché. Seules de vulgaires imitatrices se laisseront berner… (filez vite ôter ce vilain jaune qui fait honte à la véritables « manucure addict » !)

 

 La solidarité féminine voudrait que je vous livre ici quelques règles élémentaires de polissage n’est-ce pas ?

Que nenni.

 

Chacune d’entre nous a ses petits secrets de beauté, il ne saurait être question de les dévoiler surtout lorsque l’on en a qu’un seul et que l’on sait que la première chose qu’un homme remarque chez une femme, ce sont naturellement ses mains, non ? Non ? Ah non… ?

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : tribulations de filles
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