Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 07:00

boules.jpg On a tous nos petites manies, de ces petites choses sur lesquelles il nous arrive de péter une durite aussi rapidement qu’éclaterait un orage en plein été. Alors que le soleil familial rayonne de toute sa splendeur, une nuée de nuages menaçants obscurcit le ciel qui se meut en une nuit des plus angoissantes.

Et tout part en vrille…

 

Une tornade de boules

 

Pour ma part, c’est au moment de ranger le linge fraîchement lavé et repassé que mon humeur se trouve grandement altérée.

Alors que je viens de passer un certain temps à faire disparaître les plis disgracieux des frusques familiales, rien ne peut plus me mettre en boule que de voir s’amonceler dans les placards les piles de T-shirts en boule eux aussi !

 

Parce qu’évidemment, quand il s’agit de se vêtir, c’est toujours celui qui se trouve être en bas de la pile qu’on a envie d’enfiler et, plutôt que de soulever ladite pile d’une main pour en extraire délicatement l’habit choisi de l’autre, il est bien plus aisé de tirer dessus comme une brute, faire tomber le reste pour le jeter en tas dans le placard.  Mais, me direz-vous, au moins avons-nous de la chance que les T-shirts soient ramassés, ils pourraient prendre racine sur le sol jusqu’à notre prochain passage. Certes. Toutefois, ce ne serait plus un orage qui s’abattrait sur la maison mais une tornade des plus destructrices !

 

Ainsi, devant tant de si jolies boules en forme de T-Shirts, je sens les miennes gonfler telles des baudruches, ma bouche s’ouvre et se referme comme un poisson privé de son eau, mes bras s’agitent en brassant de l’air comme les moulins de Don Quichotte.

 

-         MAIS TU NE PEUX PAS PLIER TES T-SHIRTS NON ? A QUOI CA SERT QUE JE LES REPASSE ????

 

Les nerfs en pelote

 

Devant l’impassibilité de l’interpellé, il est clair que cela ne sert à rien, d’ailleurs, autant qu’on sache, jamais, au grand jamais, nous a-t-il demandé si ses vêtements étaient repassés, tout au plus s’est-il enquis de la prochaine tournée du lave-linge…

 

Mes nerfs déjà mis à mal se muent illico en une multitude de pelotes douloureuses à l’écoute de l’outrageuse réponse du faiseur de boules :

-         Pourquoi repasser les vêtements alors qu’on les froisse aussitôt ?

 

Et pourquoi pas faire son lit alors qu’on s’y recouche le soir même, se laver alors qu’on se salit dans la seconde, manger alors que cela se termine fatalement dans les toilettes, etc… ? Mais où donc provient cette drôle de logique des membres de cette maisonnée ? Mystère et boule de gomme…

 

C’est sur ces réflexions existentielles que je replie les frusques déjà froissées en souhaitant vivement que cette fâcheuse habitude ne fasse pas boule de neige en s’étendant aux gremlins… Ne dit-on pas : « Tel père, tels gremlins  » ?

 

PS : Ayons une pensée charitable pour tous ceux qui, en tapant « boules » sur Google auront probablement un choc en se retrouvant ici…


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Par Sophie L. - Publié dans : Tant qu'il y aura des hommes... - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 07:00

procrastination J’ai souvent entendu dire que remettre au lendemain ce qui pouvait se faire le jour même est un signe de grande faiblesse et de délit de paresse. Or, j’apprends aujourd’hui que cela a un nom :

La procrastination.

Rien qu’à essayer de prononcer ce nom barbaresque, j’ai comme une envie insensée de remettre l’écriture de cet article à un futur très lointain.

Non, me dis-je, je ne procrastinerai point !

Argh ! Ma langue s’emmêle dans mon palais, mes doigts s’entrechoquent contre le clavier et ne cessent de pianoter sur ces satanées touches, avec une nette préférence pour l’imperturbable « delete ».

 

Quelle drôle d’idée que d’aborder un thème dont on ne parvient même pas à prononcer le nom correctement… Quant à le conjuguer, pfff, n’en parlons pas ! Pourtant, il me vient une idée : Ne serait-ce pas un sujet idéal pour le bac philo ? J’imagine sans peine ces pauvres candidats suant leur brillante matière grise sur ce nouveau mal qui sied pourtant si bien à leur condition…

Mais trêve de procrastination, revenons donc au sujet qui nous intéresse !

 

Si, dans un autre temps le procrastineur était bêtement acoquiné au paresseux, ce trait de caractère a, depuis, fait un sacré bout de chemin, laissant sur le bord de la route le lambin à sa flemmardise pour s’envoler vers les hautes sphères des troubles comportementaux d’origine neurobiologique.

Aussi, ne m’étonne-je point lorsqu’à la question somme toute anodine faite au gremlin : « Il me semble t’avoir demandé il y a 15 jours de ranger ta chambre, non ? », d’entendre sa réponse on ne peut plus procrastineuse : « Maman, ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas, car, sachant que je n’atteindrais probablement jamais le rangement parfait de ma chambre, il est donc inutile que je m’y mette. C’est un des symptômes du grand procrastineur que je suis ! »

Ca se passe de commentaire, j’en reste donc coite.

 

Loin de moi l’idée de lancer la première pierre au procrastineur – n’ai-je pas moi-même été atteinte de ce douloureux syndrome en repoussant sans cesse le moment de retourner à ma plume ? – mais cela l’empêche-t-il pour autant de transporter ses caleçons impropres jusqu’au panier à linge ?

Faut croire…

 

J’aimerais pouvoir traiter ma descendance chérie de petits procrastineurs en herbe ayant toutes les chances de se classer parmi les grands espoirs mondiaux mais ma bouche refuse obstinément de former les quatre syllabes de ce mot imprononçable ! Rien à faire ! Je ne puis le prononcer sans me concentrer plusieurs minutes – ben oui, quoi ? – sur son articulation. Est-ce un signe ? Un signe de quoi ???

 

Un signe, sans aucun doute, qu’il me faut retourner à mes chers exercices de prononciation depuis si longtemps délaissés :

« Petit procrastineur, quand te déprocrastineras- tu ? Je me déprocrastinerai quand tous les petits procrastineurs se seront déprocrastinés ! »

Devant l’ampleur de la tâche, je juge inutile de m’y atteler, convaincue que je ne parviendrai pas à répéter cette phrase dix fois de suite sans bégayer et postillonner de façon fort inélégante, aussi, décide-je d’en rester là.

 

Il paraît que la procrastination aurait des origines génétiques… Sans blagues?!!!

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : tribulations de filles
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 07:00

speculoos.jpg D’aucuns se sont étonnés, s’étonnent, s’étonneront – ou ont tout bonnement zappé l’évènement – de mon absence prolongée sur le web.

Si aujourd’hui je sors du silence qui fut mien ces dernières semaines, c’est parce qu’il est de mon devoir de vous dévoiler la raison de mon éloignement soudain. Vous le valez bien…

 

La lutte que je mène depuis plusieurs mois me laisse exsangue, sans force ni volonté, jusqu’au point de vous oublier, vous, mes dix millions de lecteurs.

Il y a quelque temps, alors que je ne mesurai pas ma chance d’être en parfait contrôle de mon existence, la bête s’empara de moi sans préavis – mais n’est-ce pas souvent le cas ? – alors que ma garde s’était, un court instant, abaissée.

Etais-je à ce point à bout de force pour l’avoir laissée s’insinuer en moi sans plus de résistance ? Sans doute, car, à peine le moindre petit signe de relâchement perceptible que déjà, je l’ai sentie s’agripper à moi telle une colonie d’insectes capillaires dont on se désespère de se débarrasser un jour.

 

Aussi, après avoir tourné et retourné le pot la situation dans tous les sens possibles, c’est sans ombrages que j’ose vous avouer que j’ai succombé.

Votre bonté naturelle me porte à croire que vous me pardonnerez cette reddition, peut-être même certains d’entre vous me soutiendront-ils dans le long chemin de guérison que j’ai entrepris, ponctué cependant de nombreuses phases de rechute, il faut bien le dire.

Les témoignages que j’ai pu lire çà et là me laissent quelque espoir même si le pourcentage de ceux qui s’en sortent vraiment est douloureusement faible, hélas…

 

Il a suffit d’une fois, d’une seule fois où ma main munie d’une cuillère a plongé dans le pot, et c’en fut fini de moi.

Déjà, lorsque je retirai le couvercle, l’odeur qui assaillit mes narines me fit l’effet d’une overdose sucrée et, alors que je retirai la cuillère de ma bouche y laissant le nectar couleur caramel se dissoudre sur ma langue, des milliers de frissons extatiques me laissèrent épuisée à côté du pot de 400ml… vide. A raison d’environ 600 calories pour 100g, vous comprendrez aisément l’ampleur des dégâts !

 

Depuis, je me bats, je me débats contre l’infâme douceur qui m’attire sans complaisance dans son piège au goût mortel de Spéculoos. Pour me vautrer dans ses bras aux mille calories, je me cache, je vole, je mens à ma famille. Le sommeil m’a quitté, seul compte la volupté gustative de son étreinte envahissante.

 

Sans détours, je vous avoue que j’ai rejoint la secte le groupe des Adorateurs de la Pâte à Tartiner Speculoos Déclarés.

 

Je suis perdue ou bien maudite...

 

NB : Article non sponsorisé mais j’étudierai avec sérieux toute proposition émanant de la marque LOTUS (pas le papier hygiénique, merci…quoique…).

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 07:00

 

ombreux-dame_k0179099.jpg Rapport 24345676

Filature du 29 Mars 2011

Inspecteurs : Jvoitout et Peignefin

Client : La poison qui s’assume veut savoir comment une MAF occupe ses journées

Cible : Sophie L

 

Cette nana, j’y comprends rien. A part ses sorties matinales à 08h15 pétantes, elle ne semble pas fonctionner à heures fixes. Cette fille est louche, je flaire la grosse affaire et pour la coincer, j’ai fait appel à celui qui m’a tout appris : L’inspecteur Peignefin.

 

 

08h15 : La cible sort de son domicile accompagnée de deux gremlins. Notre source nous a pourtant certifié qu’elle en avait trois. Mais où donc se trouve le troisième ???

 

08h17 : La cible se tord la cheville droite et lâche un juron. Ca lui apprendra à mettre des échasses de 10cm alors qu’elle ne sait manifestement pas marcher avec. Mais quelle est donc sa motivation ?

 

08h24 : Elle pousse les deux gremlins dans la cour d’école et après de brefs regards aux alentours, repart prestement vers son domicile.

 

08h49 : La cible ressort accompagnée du troisième gremlin et chaussée de converses. Mais pourquoi donc a-t-elle changé de chaussures ?

 

08h50 : Elle démarre brillamment son automobile. Nous la suivons discrètement en scooter.

 

08h52 : Elle embarque au passage un gremlin qui traîne sur le trottoir. Un complice ?

 

08h54 : Elle en ramasse un autre ! Trois complices ! Elle est trop forte !

 

08h56 : Elle nous a repéré ! Nous nous lançons dans une course-poursuite sans merci dans les rues sinueuses de la ville. Heureusement, Fangio fut le maître de Peignefin et avec moi comme co-pilote, aucune chance qu’elle ne nous échappe.

 

9h12 : La cible se débarrasse de ses complices aux portes du pénitencier collège, et repart en trombe. Les pneus chauffent le bitume, nous mettons le turbo !

 

9h29 : Retour en ville. Arrêt express à la boulangerie. La boulangère semble la reconnaître et lui adresse un signe suspect. Serions-nous en présence d’une secte ? La cible en serait-elle le gourou ? Le mystère s’épaissit…

 

9h34 : Munie d’une baguette de pain aux allures louches, la cible regagne son domicile. Blanchiment de farine ?

 

9h35 – 11h : Rien ne se passe. Nous en profitons pour organiser nos tours de sieste.

 

11h05 : Un homme au visage caché par une casquette bleue et jaune sonne chez la cible. Après quelques propos inaudibles échangés au travers de l’interphone, il dépose un paquet dans la boîte aux lettres. Grâce à nos jumelles dernier modèle, nous lisons clairement une inscription bien connue de nos services. Cette fois, aucun doute, la cible fait partie d’un groupe terroriste menée par des gremlins. Nom de code de l’opération : Amazon !

 

11h08 : La cible se rue vers la boîte aux lettres, déchire le paquet, scrute son contenu et pousse un cri de guerre : « Yes ! Yes ! Yes ! » Elle esquisse une curieuse danse. Sans doute un langage secret pour prévenir les membres du complot.

 

11h24 : Cachée derrière des lunettes noires, la cible sort furtivement de son domicile. Heureusement, Peignefin l’a reconnue grâce à son chouchou. Quand je vous disais qu’il a un flair infaillible…

 

11h30 : Devant l’école, elle glisse des informations capitales aux femmes sui attendent sous des propos faussement banals.

 

Décryptage des messages codés :

-         La cible : Ah salut, ça va ? => En forme pour l’intervention ?

-         La cible : Et la maîtresse, tu la trouves comment ? => T’as repéré le lieu de l’impact ?

-         La cible : Et tes gremlins, la pêche ? => On peut leur faire confiance ?

-         La cible : Ton mari, il est là en ce moment => Totale maîtrise de l’ennemi ou pas ?

 

11h40 : La cible et ses gremlins regagnent leur planque. Peignefin et moi nous octroyons une pause sandwich bien méritée. Nous tirons à la courte paille qui ira les acheter, le sort tomba sur le plus jeune.

 

12h00 – 13h30 : Calme plat. Nous en profitons pour faire une sieste.

 

Rapport interrompu ce jour à 13h31 faute de papier. Reprendrons dès que la supérette rouvrira.

Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : foll-ouf
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 07:00

interdit-sourd

 

Lui

Tu te souviens d’Antoine ?

 

Elle

Antoine ?

 

Lui

Si… Antoine, mon pote, tu sais…

 

Elle

Ah… Celui-là… Il est toujours vivant ?

 

Lui

Evidemment. Pourquoi tu dis ça ?

 

Elle

Parce qu’il avait déjà l’air d’une loque à 20 ans, alors avec 10 de plus…

 

Lui

T’as jamais aimé mes potes !

 

Elle

Nuance : Je n’ai jamais aimé Antoine et je tolère à peine les autres

 

Lui

Quoiqu’il en soit, on a déjeuné ensemble l’autre jour.

 

Elle

Super.

 

Lui

Il m’a demandé de tes nouvelles.

 

Elle

Formidable.

 

Lui

Il a toujours trouvé que tu étais une fille épatante tu sais.

 

Elle

La réciproque n’est pas vraie.

 

Lui

Je crois même qu’il a toujours eu un faible pour toi.

 

Elle

Tu m’en diras tant.

 

Lui

Bref, il a très envie de te voir !

 

Elle

Pas moi.

 

Lui

Mais pourquoi tu te braques comme ça ?

 

Elle

Je ne me braque pas, je le connais ton pote, c’est tout !

 

Lui

Mais qu’est-ce qu’il t’a fait ?

 

Elle

Il m’a fait qu’il a tapé l’incruste pendant des mois à la maison !! T’as oublié ou quoi ???

 

Lui

Bah… C’était pas si terrible…

 

Elle

Evidemment !! Il ne t’a jamais pris pour sa lingère, cuisinière et femme de ménage !!

 

Lui

C’est dingue comme vous, les femmes, vous avez tendance à exagérer.

 

Elle

J’exagère si tu veux mais JE N’EN VEUX PAS CHEZ MOI !!! Et je n’exagère pas !

 

Lui

Il a besoin d’aide tu sais, il vient de divorcer.

 

Elle

M’en fous.

 

Lui

Son ex lui pourrit la vie.

 

Elle

Tant mieux !

 

Lui

Juste au moment où il change de job…

 

Elle

Pauvre biquet…

 

Lui

Dans un univers qu’il ne connaît pas du tout…

 

Elle

Ca va peut-être lui apprendre l’humilité à ce crétin !

 

Lui

La mode, tu penses…

 

Elle

!

 

Lui

Chez Dior, t’imagines ?

 

Elle

!!

 

Lui

Il paraît même qu’il a des prix très très intéressants…

 

Elle

Ah ouiiiiii ?????

 

Lui

Puisqu’il me l’a dit.

 

Elle

Au fond, c’était plutôt un gars gentil…

 

Lui

Ca…

 

Elle

Il n’a pas eu de bol, c’est tout.

 

Lui

C’est sûr…

 

Elle

Tu vois, je crois que ça me ferait plaisir de le revoir.

 

Lui

Ah ouiiiii ???

 

Elle

Oui, tu vois, chacun a droit a une nouvelle chance. Invite-le donc à dîner, je n’ai plus rien à me mettre !

Par Sophie L. - Publié dans : Dialogue de Sourds - Communauté : foll-ouf
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