Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 07:00

 

Elle

Pourquoi t’as pas tourné à gauche ?

 

Lui

Parce que c’est plus court si on continue tout droit.

 

Elle

Si tu continues tout droit, tu ne pourras plus tourner à gauche.

 

Lui

Ca tombe bien, j’envisage de tourner à droite.

 

Elle

Pourquoi à droite puisqu’on doit aller à gauche ? Là, à gauche, tu vois ?

 

Lui

C’est la droite que tu me montres là ma chérie.

 

Elle

Oui bon, à droite, à gauche, quelle importance ? Ce qui compte c’était de tourner à la boulangerie.

 

Lui

Ce qui compte, c’est de savoir lire une carte routière…

 

Elle

A quoi ça sert une carte routière vu qu’on a un GPS ?

 

Lui

Parce que le GPS se plante à chaque fois.

 

Elle

C’est parce qu’il a une voix de femme que tu dis ça ?

 

Lui

Tiens, je n’y avais pas pensé, mais maintenant que tu le dis…

 

Elle

Mais tu vas où ? Ce n’est pas du tout par là !

 

Lui

Laisse faire les grandes personnes.

 

Elle

En plus, si tu continues, on va tomber sur le boulevard et à cette heure-ci, c’est sûr que c’est bouché !

Tu ne roules pas un peu trop vite ?

 

Lui

Tu veux prendre le volant ?

 

Elle

C’est pas ce que j’ai dit !

 

Lui

Je sais.

 

Elle

Alors pourquoi tu le dis ?

 

Lui

Comme ça.

 

Elle

Eh bien moi je sais. C’est parce que tu ne veux pas avouer que j’avais raison et qu’il fallait tourner à la boulangerie.

 

Lui

Ca doit être ça.

 

Elle

Tu ne fais pas demi-tour ?

 

Lui

Pourquoi ?

 

Elle

Ben, pour tourner à la boulangerie !

 

Lui

Ah ? Il faut qu’on achète du pain ?

 

Elle

Ok, ok, mais tu leur expliqueras à cause de qui on est en retard… Ah ben voilà ! Un bouchon ! Qu’est-ce que je disais !

 

Lui

Quand le feu est rouge, on s’arrête… Tu ne veux toujours pas le volant ?

 

Elle

C’est incroyable quand même comme vous, les hommes, vous vous croyiez surpuissants derrière un pare-brise. C’est si dur que ça d’avouer que tu t’es trompé de chemin ? Par exemple, l’autre jour, quand j’ai cramé le gratin de pâtes, je ne me suis pas vexée, je l’ai jeté et on a mangé des surgelés, alors, pourquoi tu ne veux pas faire demi-tour et prendre mon chemin ?

 

Lui

Pour la même raison que je n’ai pas goûté à ton gratin !

 

Elle

Qu’est-ce que t’as contre ma cuisine ?

 

Lui

Rien.

 

Elle

On dit que les femmes sont difficiles à comprendre, mais alors les hommes, hein…

Pourquoi tu t’arrêtes ?

 

Lui

On est arrivés.

 

Elle

Ah ? Déjà ? Ouais, ben, si on avait eu des bouchons, on y serait encore…

 

Lui

Je rectifie : Dans une prochaine vie, je serai homosexuel ET sourd !

Par Sophie L. - Publié dans : Tant qu'il y aura des hommes... - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /2010 07:00

the.jpg Ce soir, les applaudissements ont encore claqué. Comme  à leur habitude, ils se sont donnés la main pour saluer le public, leurs regards ont croisé brièvement ceux des spectateurs, le rideau s’est refermé, le silence est retombé.

 

Dans la salle vidée de ses occupants, une jeune femme est assise, seule.

Elle fixe sans ciller le tissu rouge immobile lui aussi.

 

Elle essuie distraitement quelques gouttes de sueur sur son front, regrettant que la chaleur étouffante du théâtre l’ait empêchée de profiter pleinement du spectacle.

Elle a souri, elle a même ri parfois mais la proximité incommodante de tous ces étrangers l’a dérangée.

Elle ne s’est jamais sentie très à l’aise au milieu de ces foules remuantes et bruyantes, pourtant, elle adore aller au théâtre.

 

Ce soir, elle a réservé une place dans l’orchestre. Elle est arrivée très en avance et a pu s’installer parmi les premières. L’ouvreuse l’a placée avec déférence, refusant la pièce qu’elle lui tendait. Elle n’a fait aucun commentaire, elle a l’habitude…

 

La salle s’est remplie peu à peu, le bruit s’est intensifié, les odeurs se sont mélangées, les corps de ses voisins l’ont effleurée, elle a senti dans sa bouche le goût de la bile.

Un moment, elle a pensé à se lever pour partir. Le regard qu’elle sentait insistant de l’homme assis à sa droite l’en dissuada. Les lumières se sont enfin éteintes, elle se laissa aller pour profiter pleinement de la pièce.

 

C’est son père qui lui en a parlé. Il l’avait vue avec une amie quelques jours auparavant :

  • -         Vas-y, lui a-t-il dit, le texte est drôle, le ton juste, les personnages parfaitement identifiables. Je peux t’y accompagner si tu veux.

Elle a failli accepter. Elle aime beaucoup sortir avec lui. Il l’entoure de son bras affectueux tout en lui tenant fermement la taille. Souvent, il lui a raconté en riant les regards interrogateurs des passants qu’ils croisent, pourtant, personne ne leur a jamais fait de remarques. Elle le regrette, cela fait longtemps qu’elle a une réponse…

Pour finir, elle a refusé.

 

Mathieu l’a conduite jusqu’au théâtre, l’installant à sa place en lui promettant de venir la chercher à 22h30.

 

La pièce a débuté, elle a ajusté ses lunettes et elle a écouté.

Le sujet lui a tout de suite plu : Cette troupe de comédiens aux talents incertains qui répètent une pièce jusqu’au jour de la catastrophique première, oui, son père a eu raison de la lui conseiller.

Ne serait-ce la chaleur, elle en aurait fini par tout oublier et voir pleinement les comédiens.

 

La moiteur de son corps sèche peu à peu, l’air devient plus respirable. Le silence est presque aussi assourdissant que les applaudissements. Elle pourrait se lever et gagner la sortie, mais Mathieu le lui reprocherait :

  • -         Et s’il t’était arrivé quelque chose ? lui dirait-il.
  • -         Que veux-tu qu’il m’arrive ? Je ne suis pas en sucre !

Alors, elle l’a attendu.

 

Mathieu est là. Elle ne l’a pas entendu arriver, ce qui ne laisse pas de la surprendre.

  • -         Alors, c’était bien ?
  • -         Oui. Ca t’aurait plu.
  • -         On rentre ?
  • -         Ok.
  • -         Tu veux ta canne ?
  • -         Non, ton bras me suffit.

L’écrivain posa sa plume, étudia la photo en pensant que décidemment, son récit n’avait aucun rapport, à part, peut-être la théière qui, par une curieuse association d’idées l’avait menée au théâtre en compagnie d’une jeune aveugle.

 

Ceci est ma participation aux Jeux d’Ecriture n°4.



Par Sophie L. - Publié dans : Atelier d'Ecriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /2010 07:00

colon.jpgOn dit que les voies du Seigneur sont impénétrables, mais qu’en est-il de nos voies intestinales ? Pour ma part, elles me paraissent tout aussi insondables…

Heureux ceux qui se déchargent de leur fardeau encombrant aussi aisément qu’ils vident la poubelle ! Ils s’en vont, allégés d’un grand poids, vers d’autres préoccupations autrement plus réjouissantes.

 

On ne pense pas assez souvent aux infortunés qui, au-delà de 48 heures, sentent avec appréhension leur gros intestin s’embouteiller sans espoir d’amélioration à court terme. Car si, sur l’autoroute, on peut s’échapper par une sortie parallèle, dans le cas qui nous occupe, une seule débouchée s’offre au coincé; or, lorsque celle-ci est obstruée, il a de grandes chances de se retrouver très vite dans le purin !

Bien que n’ayant pas fait d’étude approfondie, il semblerait que la tendance à l’engorgement soit un état plus féminin que masculin...

 

Contrairement aux idées reçues, une femme coincée ne se promène pas avec un balai dans le derrière mais se meut d’une démarche traînante, légèrement courbée, les deux mains fréquemment portées à son abdomen. Son visage tendu n’abhorrant aucune félicité, on en déduit qu’elle n’est pas enceinte mais plus vraisemblablement constipée !

 

Lors de votre dernier séjour à l’étranger, bien à l’aise dans votre hôtel, il est très probable que vous l’ayez rencontrée…

Souvenez-vous de cette jeune femme qui, se joignant avec quelques minutes de retard à la table familiale du petit déjeuner, s’assoit lourdement, répondant par une dénégation muette aux question que tous lui posent :

  • -         Alors ?
  • -         Rien ? T’es sûre ?
  • -         Tu n’as peut-être pas suffisamment essayé…

La pauvre… Ne voient-ils pas qu’elle a poussé à s’en faire éclater les veines du visage ? Et, par souci des convenances ainsi que des oreilles indiscrètes des tables voisines, elle tait l’excroissance douloureuse apparue lors de ses vains efforts…

 

Elle le sait, pourtant, qu’en dehors de son trône personnel, elle rechigne à se détendre sur des sièges étrangers n’épousant pas à la perfection les courbes de sa croupe ! Que n’a-t-elle emmenée cette eau miraculeuse qui, tant de fois, l’a sauvée de cet engorgement par trop incommodant !

A défaut, elle mastique, sous les regards moqueurs de ses familiaux quelques pruneaux rassis dont seules les plus nouées en acceptent la consommation. C’est avec humilité et compréhension que les encombrées font connaissance autour de ces fruits rabougris, se souhaitant dans une prière muette, bonne chance pour un dénouement heureux.

 

C’est au moment d’exposer son corps au soleil que l’infortunée mesure toute l’étendue de sa misère : Elle, si fière de son ventre parfait, voit alors surgir une panse digne des plus grands buveurs de bière. Les regards en coin des femelles alentours lui confirment qu’elles n’ont rien à lui envier; celui de son époux que l’heure est grave et qu’il faut agir :

  • -         Chérie, aux grands maux, les grands moyens !

Et il l’entraîne, à son corps défendant, vers la salle de sport où il lui garantit qu’après une séance intense de footing, elle propulsera son trop plein aussi facilement que mettre une lettre à la poste ! Elle n’y croit guère, mais lorsque quelques heures plus tard, elle sent son corps lui lancer des signaux reconnaissables, c’est avec espoir qu’elle confie à son compagnon :

  • -         Je crois que ça vient !
  • -         Courage ! Je sais que tu peux y arriver !

Que d’espérances réduites à néant lorsqu’elle lui annonce, penaude, que seules trois minuscules fèces se sont péniblement extraites de son tuyau malmené. D’un naturel très optimiste, il la félicite d’avoir fait sauter le bouchon, nul doute que les flots se déchaîneront prochainement !

  • -         En attendant, lui dit-il, mange des pruneaux, marche, saute, nage, inscris-toi au cours de danse du ventre, bouge ton corps, il te le rendra au centuple !

Pourtant, au cours des jours suivants, son corps ne lui rend rien du tout (ou si peu), elle se gave de pruneaux, ses muscles sont endoloris par les excès sportifs et surtout, elle jette un regard envieux à ses compagnons de voyage affectés par une dysenterie tant convoitée.

 

Enfin sur sa terre, à peine le pied posé sur son sol natal, son abdomen paresseux se réveille et fête comme il se doit le retour au bercail !

Dans un « Ah ! » de soulagement, elle vide son sac, surprise toutefois de la capacité de rétention corporelle.

Plein de sollicitude, son époux s’enquiert de son état :

  • -         Alors ? T’es débouchée ?
  • -         Complètement ! En revanche, on a un léger problème d’écoulement…

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 07:00

     Quand je te regarde, je me dis que tu dois te trouver admirable d’être ainsi indispensable. Comment as-tu fait pour, en quelques années, devenir incontournable jusqu’à en être insupportable ?

Jalousement gardé par une élite détestable, ton goût de l’équitable te fit quitter ton stable tabernacle pour approcher la populace incontrôlable devant ta louable grandeur d’âme.

 

     Ton geste était-il raisonnable ?

 

     Multipliable à souhait, tu répandis ton inlassable pouvoir, imperturbable, pour que la vie sans toi nous soit insurmontable. Quand on y songe, quel succès remarquable!

 

     Inséparable compagnon, interchangeable à volonté, aisément manipulable, aujourd’hui recyclable mais pas encore biodégradable, il nous est désormais impensable de sortir sans te glisser dans notre cartable. C’est à se demander comment nos vénérables aïeux furent capables de surmonter pareille épreuve, pour cela, ils en sont sans aucun doute canonisables !

 

     Vulnérables devant ta toute puissance, nous en acceptâmes le prix parfois intimidable souvent non monnayable mais dont l’acquisition en était si enviable que nous en devînmes méconnaissables.

Pourtant, à peine en poche, te voilà révocable au bénéfice d’un de tes enfants plus appréciable encore, aux qualités inégalables et aux vertus impressionnables.

 

     Comme beaucoup, réputé incassable à tes débuts, ton ascension dans le monde des consommables te rendit plus friable mais non remboursable, provoquant d’interminables plaintes des usagers imbuvables.

 

     Au fil des années, tu t’agrémentas de fonctions à peine croyables, exploitables par tous, au point d’en oublier ta seule raison valable.

Utilisable partout, ton signalement reconnaissable contribuât à en rendre quelques uns irritables, ta présence devint hautement indésirable au risque de te déclarer carrément impraticable voire congédiable de certains lieux.

     Tu eus du mal à trouver la nouvelle digérable et malgré ces nouvelles règles controversables, il te fallut plier pour éviter de te retrouver sur un siège éjectable !

 

     Te munissant d’un langage indéchiffrable, tu partis à la conquête des ados malléables, les alléchant par des offres abordables non refusables. Pianotant de manière infatigable, volant des images réprimandables, ils t’adoptèrent de façon irrévocable refusant de te délaisser un seul instant, ne serait-ce que pour aller à table !

 

     Sociable et affable, tu as su te rendre indispensable.

     De nos oreilles, indécollable, ô redoutable portable !

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /2010 07:00

J’aime bien les Gremlins en général – les miens en particulier – il paraît qu’ils mettent de la vie dans une maison…

Avec eux, on ne sait jamais comment la journée va débuter, encore moins comment elle va se terminer. Le Gremlin est l’as de l’imprévu.

Sauf que moi, j’aime bien prévoir.

D’où une certaine incompatibilité dans la gestion de l’organisation familiale, pouvant s’avérer fatale pour une femme dont la mécanique bien huilée traque le moindre grain de sable susceptible de faire dérailler la machine.

 

Et le Gremlin, ce qu’il aime par-dessus tout, c’est tomber malade le jour où ce n’est pas prévu alors qu’il a constamment sous les yeux le rétro-planning de la semaine :

 

  • Lundi : Maladie possible à partir de 11h30
  • Mardi : Maladie envisageable de 8h30 à 11h30
  • Mercredi : Activités sportives : Au prix que ça coûte, aucune dérogation maladive accordée.
  • Jeudi : Maladie acceptée de 8h30 à 9h00
  • Vendredi : Arrêt maladie refusé !!!
  • Samedi : Maladie tolérée aux heures d’ouvertures du cabinet médical.
  • Dimanche : Urgences surchargées, maladie boycottée !

 

Ce n’est pourtant pas trop demander que de suivre ce programme hebdomadaire lequel ne subit de changements que très épisodiquement ! De plus, cela a l’avantage d’apprendre au jeune Gremlin le sens des responsabilités et ce, dès l’instant où son père a coupé le cordon.

 

Or, le Gremlin, comme chacun sait, est un être facétieux doué d’un sens de l’humour douteux et qui ne se satisfait pas de l’organisation au carré que sa génitrice a dû mettre au point à peine le cheveu sorti du ventre maternel !

 

Malgré des anticipations d’évènements dignes des meilleurs scénarios de films catastrophe, l’horrible petite créature parvient toujours à contourner les barricades pour se glisser dans la faille que l’on avait oublié de colmater !

Aussi, à la veille d’un départ en vacances auquel il a généreusement été convié, n’est-il pas exclu que le jeune farceur fasse surgir dans la nuit une double otite sereuse bannissant tout transport par les airs sous peine de tympans défoncés alors que nul ne se soucie des oreilles passablement échauffées de ses ascendants !

 

Frayant avec la nature retors de cet être maléfique, il se peut que l’on soit contraint de recourir au chantage afin d’honorer un rendez-vous vital pour notre carrière :

 

     -     Je te donne un bonbon si tu me promets que demain tu me laisses aller tranquillement à ma réunion.

 

Il jure, la main sur le cœur et le regard franc que rien ne viendra compromettre les projets parentaux.

Et on se félicite de tant de doigté lorsque, l’ayant déposé à la grille de son établissement, on s’en va, l’esprit libre, vers un avenir prometteur, ignorant l’alarme rugissante qui, depuis le matin envoie un message troublant :

« Alerte ! Teint verdâtre ! Alerte ! Teint verdâtre ! »

 

Mais c’est sans compter sur la fourberie gremlinesque…

 

A peine le dos tourné, des appels insistants nous ordonnent de nous retourner. L’institutrice s’approche, tenant une olive par la main et sonne le glas de notre augmentation de salaire :

 

     -     Le petit n’a pas l’air bien. Il se plaint du ventre et il est un peu verdâtre…

     -     Mais non, rétorque-t-on, c’est parce qu’il a mangé des épinards au dîner !

 

Alors que l’on s’apprête, dans une tentative désespérée, à fuir aussi vite que nos talons nous le permettent, une giclée de légumes non digérés atterrit sur la pointe des escarpins jadis en daim.

Encore sous le choc, on entend une voix faussement penaude s’élever :

 

     -     Et des bonbons aussi…

     -     Quoi des bonbons ?

     -     Les bonbons que tu m’as donnés… J’ai fini le paquet…

 

La prochaine fois, on prévoira de lui faire avaler quelques médocs enrobés de chocolat !

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Par Sophie L. - Publié dans : Faites des gosses! - Communauté : Nanas...mais mamans aussi!
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