Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 07:00

coeur

 

Elle

Allô ? Chériiiiii ?

 

Lui

Oui.

 

Elle

Ca vaaaaaa ?

 

Lui

Accouche là, je suis en plein rush !

 

Elle

Ok, ok… On fait quoi ce soir ?

 

Lui

Ben… comme d’hab’. Y’a quoi à la télé ?

 

Elle

Tu sais quel jour on est ?

 

Lui

Le jour où je dois rendre mes budgets.

 

Elle

Nan, allez, sérieusement !!

 

Lui

Je rêve…

 

Elle

Alors ?

 

Lui

Ecoute, j’en sais rien !

 

Elle

Hé ben, ça promet pour notre avenir ça…

 

Lui

Notre avenir, il dépend actuellement des budgets prévisionnels à trois ans que je dois remettre dans un peu moins d’une heure et si t’amuses aux devinettes encore longtemps comme ça, notre avenir, c’est chez Pôle Emploi qu’il va se jouer et crois-moi, c’est pas joli joli !

 

Elle

C’est la Saint-Valentin !! Le jour des amoureux, le jour où on se dit qu’on s’aime pour toute la vie, le jour où tu m’invites dans un restau romantique, le jour où je mets des talons !!!

 

Lui

Je t’aime, ça te va ?

 

Elle

Comment ?

 

Lui

Quoi comment ?

 

Elle

Comment tu m’aimes ?

 

Lui

Plus que mes budgets ! Bon, faut que j’y aille là…

 

Elle

Tu ne m’aimes pas…

 

Lui

Mais si, mais… c’est chaud !

 

Elle

Moi aussi je suis chaude…

 

Lui

Tu promets ?...

 

Elle

Quoi ?

 

Lui

Ce que tu viens de dire  juste avant… Tu sais, chaude, …

 

Elle

C’est dingue ça ! T’es vraiment qu’une bête !

 

Lui

Non, mais je dois dire qu’après les budgets, ce serait super relaxant comme cadeau de la Saint Valentin… Même qu’on pourrait se faire l’Indien du coin après si tu veux.

 

Elle

Celui qui a fermé pour manque d’hygiène ?

 

Lui

Tout ce que tu voudras…

 

Elle

Nan, ce soir, je vais me faire « Grey’s Anatomy » en replay…

 

Lui

Je ramène des sushis ?

 

Elle

Ok.

 

Allez, bonne Saint Valentin romantique à toutes et à tous... avec ou sans télé !!!

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Par Sophie L. - Publié dans : Dialogue de Sourds - Communauté : Interlignes
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 07:00

lol-copie-1.jpg Une fois familiarisé avec les symptômes de la crise, il est important de maîtriser un minimum le mode de communication de l’ado. Cela ne va pas sans difficultés.

J’ai une filleule, elle a 15 ans, c’est dire…

 

Un jour qu’elle semblait particulièrement bien disposée, je sautai sur l’occasion de prendre mon rôle de marraine enfin au sérieux.

Il s’ensuivit un échange des plus étranges…

  • - Ma chérie, comment vas-tu en ce moment ?
  • - Tranquille.
  • - Et le lycée ?
  • - C’est gavé grave.

 

A ce moment de la conversation, j’eus quelques doutes sur les capacités intellectuelles de ma protégée. Cependant, je ne me décourageai pas :

 

  • - Tu sais, à ton âge, moi aussi j’avais quelques difficultés à communiquer avec mon entourage… Mais, je suis ta marraine, tu peux tout me dire.

Je lui entourai les épaules d’un geste affectueux, l’incitant ainsi à s’épancher sans retenue.

Elle se dégagea, planta ses yeux bleus dans les miens et lâcha :

  • - Stave…

La perplexité me laissa sans voix. Quel langage était-ce donc ? Cette enfant était-elle plus atteinte que je ne le pensais ?

  • - Stave ? répétai-je doucement.
  • - Pas stave, stave ! Tu dis stave, faut prononcer « staive » !
  • - Ah ? Mais de quelle langue s’agit-il exactement ?
  • - Dis-donc, t’es bolos toi ! Faudrait qu’t’arrêtes de parler qu’à des vieux…

Cet échange devenait de plus en plus étrange…

 

Soudain, son visage s’illumina, elle m’attrapa le poignet pour détailler une vieille breloque qui me servait de bijou.

  • - Waaaa, trop stylééééééé ! s’exclama-t-elle, ravie, fais gaffe à pas t’le faire douiller !

Je ne cherchai pas à traduire, il était évident qu’elle avait un sérieux problème de vocabulaire.

  • - Il est beau n’est-ce pas ? répondis-je, heureuse de la voir enfin sourire.
  • - Trop aps !
  • - Tu veux l’essayer ?
  • - Je peux ?
  • - Bien sûr ! Regarde, on le met comme ça.

Elle prit le bracelet, l’accrocha à son poignet.

  • - Comasse ?
  • - Hé ho ! Pousse pas trop, d’accord ? Vous avez peut-être l’habitude de vous traiter de c…..sse, mais n’oublie pas qui JE suis ! Un peu de respect, je te prie !

Sa sœur aînée fit irruption dans la pièce, intriguée par ma tirade suraigüe :

  • - C’est quoi l’blème ?

La cadette lui fit un compte-rendu de la situation dans un dialecte des plus incompréhensibles. Je me doutai bien que j’en prenais pour mon grade car elles étaient hilares, ce qui acheva de me mettre au comble de l’exaspération.

  • - Oh, des barres ! hoqueta ma filleule, la cassos !
  • - Encore plus à l’ouest que je ne pensais, renchérit l’autre insolente, ignorant totalement ma présence.

Défaillante d’agacement, je leur ordonnai de s’expliquer ou de s’extraire immédiatement de ma vue.

  • - Marraine chérie, c’est comasse, pardon, « comme ça » qu’on parle aujourd’hui. C’est le langage des djeun’s. Allez, on va t’expliquer…
  • - Tu sais, à part ça, t’es plutôt fraîche pour ton âge, crut bon d’ajouter l’aînée, sourire aux lèvres.

 

Non, je ne traduirai aucun de leurs propos, il n’y a aucune raison pour que je sois la seule à me taper l’affiche!

 

Certes, ce billet est une rediff d'Août 2009, si certaines expressions ont cédé la place à de nouvelles, d'autres demeurent d'actualité.

Par Sophie L. - Publié dans : Faites des gosses! - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 07:00

simpson.jpg A peine attablés, c’est sa mère qui relance l’action en s’adressant à l’épouse de son aîné :

  • -         Dites-moi Solange, j’ai l’impression que votre jupe vous boudine un peu, non ?
  • -         Bah, intervient Mr Forest, comme ça, not’garçon, il a plus à tâter !

Les uns s’esclaffent pendant que l’une lance des regards assassins.

Marcel, lui, attend le plat de résistance avec un appétit grandissant.

 

Alors que l’on sert le poulet et qu’il se charge de nettoyer la carcasse arrière, ses deux frères se déclarent ouvertement la guerre sous les encouragements muets mais puissants de leurs épouses respectives. Des insultes à peine voilées sont lancées, attrapées au vol et aussitôt renvoyées à leurs propriétaires.

Marcel ne perd pas une miette de la carcasse qu’il ronge méthodiquement, ni de l’échange savoureux qui devrait aboutir à la divulgation malencontreuse de quelque secret pas si bien gardé que cela et dont il raffole.

  • -         Et Marcel ? Tu ne crois pas qu’il serait temps qu’il sache enfin d’où il vient, hein MAMAN ? lâche l’aîné, toutes babines retroussées.

Le Marcel en question, occupé de son bréchet, ne perçoit pas tout de suite la solennité de l’instant. Il lui faut bien quelques secondes pour que le ton anormalement jubilatoire de son aîné lui parvienne aux oreilles. Ensuite, les mots résonnent dans son conduit auditif avant de trouver tout leur sens dans un coin de son cerveau. Il s’arrête lentement de suçoter son os qu’il ne lâche pas pour autant, lève des yeux innocents sur la tablée qui l’observe sans piper.

  • -         Quelle importance d’où je viens, murmure-t-il, l’important c’est où je suis aujourd’hui. Avec ma famille.

L’aîné ricane bruyamment, s’apprête à répondre quant il est stoppé par son père :

  • -         Jean, ça suffit !

 

Marcel sourit tendrement à sa mère qui essuie une toute petite larme qui n’ose descendre le long de sa joue, reprend son bréchet qu’il nettoie à coups de dents sans se soucier des regards interdits des convives.

 

Pourtant, Marcel est bouleversé.

Jamais, jusqu’à aujourd’hui, il n’avait été le centre du repas dominical.

Jamais on ne l’avait prié de tenir LE rôle, dans leur pièce familiale.

Jamais ses frères ne s’étaient intéressés à lui autrement que pour l’ignorer.

Jamais son père n’avait élevé la voix à cause de lui.

Jamais sa mère n’avait versé de larme par sa faute.

 

Jamais il n’avait senti son cœur battre à ce point.

Jamais ses oreilles n’avaient ainsi bourdonné.

Jamais sa vue ne s’était soudainement brouillée.

Jamais il n’avait ressenti cette affreuse sensation d’étouffement

 

  • -         Mon Dieu, parvient-il à entendre de très loin, il fait un malaise !

 

L’agitation autour de lui, des bras lui enserrent la poitrine, des doigts farfouillent dans sa gorge, des poings lui frappent la poitrine, mais qu’ont-ils donc tous à le secouer comme un prunier ?

Et puis, plus rien.

 

Il flotte.

Il les voit encore, agités autour de son pauvre corps tout mou. Il ne les entend plus.

Son père invective l’aîné qui parle, parle, sans s’arrêter. Les autres arrondissent leurs bouches de surprise, sa mère s’écroule auprès de lui. Lui qui n’entend rien, ne saura donc pas d’où il vient, aussi sûrement qu’il n’a aucune idée de là où il va…

 

Ce qu’il sait, c’est qu’il s’y présentera, un bréchet coincé dans la gorge !

Dont acte.

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Par Sophie L. - Publié dans : Les Nouvelles - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 07:00

body Que celle ou celui qui n’a jamais dû faire face à la complexe problématique du Complexe m’en  jette un au visage.

Personne ?

Bien.

 

Le complexe, donc, c’est un peu comme le Zizi de Pierre Perret. Pas son vrai zizi bien sûr -  ne l’ayant jamais vu, je me garderai bien d’émettre le moindre point de vue à ce sujet -  mais  la chanson du même nom que nous avons tous fredonnée à nos heures décomplexées : Il y en a des vrais, des faux, des ridés, des joufflus, des beaux, des tout mous et pour tous les goûts…

 

Sur ce terrain, je constate qu’encore une fois, nous battons nos copains les hommes à plates coutures !

Car, mise à part la taille de leur instrument qui fait débat depuis sa création, on peut presque affirmer que, s’ils sont pourvus d’autres attributs complexes, ils ont la délicatesse de ne point nous en rabattre les oreilles ! S’occuper de nôtres est déjà tellement éreintant que je ne vois pas comment nous trouverions la force de nous entretenir des leurs…

 

J’ai beau me creuser la cervelle – mais si, cela m’arrive à moi aussi ! – je ne parviens pas à trouver la moindre petite parcelle de notre magnifique corps féminin qui ne soit rongée par un complexe ou son cousin.

Que ce soit les cheveux trop fins, le nez crochu, les yeux en biais (quand ce n’est pas carrément la gueule), la bouche pincée, le cou pendant, les bras ballants,  les seins – trop gros, trop petits, œufs au plat ou tête de poire…- , le ventre mou, le dos plissé, les fesses – Oh mon Dieu, les fesses ! – les cuisses – Miserere… -, les genoux cagneux, les mollets rugbyman, les pieds boudinés, les orteils à rallonge, il est impossible de trouver une femme digne de ce nom qui ne souffre pas d’une de ces « affreuses » imperfections qui lui pourrissent sa vie terrestre et celles se son entourage par la même occasion…

 

Heureusement, la chirurgie esthétique est là pour gommer ces horribles discordances et ainsi ramener la paix dans la famille. D’autant que cette pratique s’étant hautement démocratisée, on peut aujourd’hui à moindre coût, s’offrir quelques coups de bistouri tout en pansant ses plaies à l’ombre d’un matelas quatre étoiles dans quelque contrée pas trop lointaine. Les familles envoient donc la complexée se faire décomplexée ailleurs, convaincues d’accueillir à son retour une créature entièrement désinhibée, aux changements prometteurs…

Autant le leur dire tout de suite et casser d’ores et déjà leurs rêves d’une nouvelle vie : Un complexe chassant l’autre, l’histoire se révèlera sans fin ! 

 

Mais alors, me questionna un homme de mes amis, il n’y a donc pas d’espoir ? Elle va me casser les pieds – je ne choisis que des hommes polis… - ainsi toute ma vie ?

Pas forcément, lui répondis-je, si tu arrives à valoriser ses futurs complexes avant qu’ils ne deviennent envahissants et malfaisants tout en étant crédible, alors, il te reste encore une chance d’atteindre une vie paisible.

Je me souviens qu’il m’a regardée sans rien dire, en hochant doucement la tête.

 

Aux dernières nouvelles, son épouse complexée en est à son troisième séjour outre-méditerranée…

 

No futur.

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : tribulations de filles
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 07:00

diner.jpg Les déjeuners dominicaux chez ses parents n’ont jamais pesé Marcel. Il est même bêtement excité à l’idée de s’y rendre et, chaque Dimanche, c’est avec soin qu’il se prépare.

La veille déjà, il prend le temps de sortir son unique costume du placard, il l’accroche à la porte du salon pour qu’il se défroisse et perde son odeur de renfermé. Dans un sac de sport – Marcel n’en fait pourtant pas – il enferme son linge sale de la semaine que sa mère lavera et sèchera dans ses deux machines pendant le repas.

 

Tous les Dimanches il arrive en avance, tant il a hâte de les voir tous : Son père et sa mère, ses deux frères, leurs épouses et leurs enfants.

Il se délecte par avance de ce cérémonial familial – et du bon repas aussi ! – et lui qui ne sort jamais sauf pour se rendre au garage où il travaille comme mécanicien – excellent, d’après son patron – cela le distrait, ce petit interlude hebdomadaire et pour rien au monde il ne raterait ce rendez-vous !

 

Il est onze heures. Il sonne à la porte de Mr et Mme Forest, ses parents :

  • -         Ah ? C’est déjà toi ? s’étonne Mr Forest en lui ouvrant la porte. T’es drôlement en avance, non ?

Marcel ne répond pas, cela fait partie de leur rituel.

Il lui serre la main et part embrasser sa mère occupée à préparer le poulet aux pommes de terre et carottes du Dimanche midi.

  • -         Qu’est-ce qu’on mange ? s’enquiert-il
  • -         Petit plaisantin ! s’esclaffe-t-elle en le serrant dans ses bras, les mains levées au ciel pour ne pas le tâcher.

Depuis dix ans, tous deux rient de la même plaisanterie… C’est que, chez les Forest, les habitudes ont la vie dure !

 

Marcel s’éclipse pour « aller faire son tour » comme il dit. Pendant près d’une heure, il déambule, deci delà, dans la maison, dans le jardin, il s’imprègne de l’atmosphère du lieu de son enfance, de son odeur, il se prépare, et quand il se sent suffisamment tranquille, il regagne le salon, prêt à assister, en spectateur impatient, en acteur invisible et muet, au déroulement du repas.

 

La sonnette carillonne et le voilà debout, frétillant d’excitation devant le lever de rideau imminent.

Son frère aîné pénètre dans la pièce d’un pas pesant à en faire trembler le parquet qui proteste sous de tels coups semelles autoritaires. Son visage d’ordinaire crispé est aujourd’hui cramoisi, et c’est en vociférant qu’il s’adresse à Marcel :

  • -         Dis-donc, qu’est-ce qu’elle fout ta poubelle devant la maison ? J’ai dû chercher une place et avec le temps qu’il fait, j’ai bousillé mes godasses à 600 euros ! Regarde-moi ce travail, andouille !

 

A la suite de son frère, sa belle-sœur et ses neveux s’avancent, hautains, la mine à rallonge et, après un vague salut, s’affalent sur les fauteuils. Elle, elle pousse un long soupir affligé, les gosses, eux, plongent leurs nez dans leurs consoles qui émettent des bips aussi stridents que leurs propriétaires sont apathiques.

Ils sont en forme, Marcel se réjouit.

 

Le reste de sa famille arrive. Son plus jeune frère traîne une épouse à peine remise de la cuite de la veille et deux jeunes bambins hurlants, morve au nez.

« Eux aussi sont très en forme, » constate Marcel.

  • -         Maman ! S’il te plaît, pas d’apéritif, ordonne le proprio des godasses bousillées, on est pressés ! Et puis, ajoute-t-il après un long regard appuyé à sa belle-sœur, il y en a qui en sont déjà imbibés…
  • -         Tu précises ? aboie aussitôt l’alcoolique qui s’ignore.

Marcel se félicite – entre autres choses de ne s’être jamais marié – mais aussi de s’être couché de bonne heure la veille au soir et de pouvoir ainsi profiter pleinement de la représentation inédite qui se joue devant ses yeux. Entrer comme cela dans le vif du sujet dès le début du premier acte, c’est du jamais vu. D’ordinaire, il leur faut bien l’entrée et le poulet pour se mettre en bouche.

Aujourd’hui, c’est du grand art, de la haute volée et Marcel a bien du mal à cacher son enthousiasme devant un tel début de ce qui s’annonce être une performance…

 

Et, comme d'habitude, la suite Jeudi prochain, si Marcel le veut bien!

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Par Sophie L. - Publié dans : Les Nouvelles - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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