Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 07:00

 

 

Mon Dieu... Je crois bien que tout est dans le titre...

 

En 2011 continuerai-je à faire le pitre,

A rire de situations anodines,

Sur un ton de conversation badine?

 

Le Jeudi sera-t-il un peu moins enjoué

Que le Lundi, aux mots rieurs et enlevés?

 

Pour le savoir, restons encore un peu ici.

Réveillons-nous de cette torpeur festive,

Retrouvons l'inspiration productive,

Que mes doigts dansent sur mon clavier azerty!

 

En attendant de noircir ma page blanche,

Je m'en vais alourdir quelque peu mes hanches

En dégustant une excellente galette

Dont je ne vous laisserai aucune miette!

 

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : foll-ouf
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 08:00

tut-tut.jpg

 

En raison de nombreuses inrempéries sévissant sans relâche sur le pays, ce blog est dans l'incapacité de produire le moindre billet.

Nous vous remercions de votre compréhension et espérons ardemment reprendre le cours de nos programmations en 2011.

 

En attendant, nous vous engageons vivement à lire ou à relire nos productions.

 

Bonne année, Feliz ano (avec tilde) nuevo, bom ano novo, happy new year!

Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 07:00

interdit-sourd

 

Lui

C’est chez qui Noël cette année ?

 

Elle

Je te l’ai déjà dit : Dans ma famille !

 

Lui

Ah ?! Tu me l’as dit, t’es sûre ?

 

Elle

Evidemment !

 

Lui

C’est drôle parce que je ne m’en souviens pas… Et une info comme celle-là, je crois que je m’en serais souvenu.

 

Elle

Tu peux développer ?

 

Lui

Quoi ?

 

Elle

Ce que tu viens de dire là !

 

Lui

Je n’ai rien dit, je m’informe.

 

Elle

Oui, mais tu sous-entends…

 

Lui

Rien…

 

Elle

Si !

 

Lui

Non

 

Elle

Avoue !

 

Lui

Mais quoi ?

 

Elle

Que tu ne veux pas aller dans ma famille !

 

Lui

J’ai dit ça moi ?

 

Elle

Non, mais…

 

Lui

Ben tu vois !

 

Elle

Quoi ?

 

Lui

J’ai rien dit !

 

Elle

Tu ne l’as peut-être pas dit mais tu l’as pensé !

 

Lui

J’ai pensé ce que je n’ai pas dit ?

 

Elle

Ne joue pas au plus fin…

 

Lui

Ca, c’est toi qui le dis.

 

Elle

Evidemment vu que toi, tu ne dis jamais rien !

 

Lui

Mais je n’en pense pas moins.

 

Elle

C’est bien ce que je dis !

 

Lui

A vrai dire…

 

Elle

Tu en doutes ? Je suis du genre à dire amen à tout peut-être ?!

 

Lui

Moi, tu sais, ce que j’en dis.

 

Elle

Nous y voilà ! Qui ne dit mot consent !

 

Lui

Alors je dis : Mot !

 

Elle

?!

 

Lui

J’dis ça, j’dis rien…

 

Elle

Ouais, ben, quand on n’a rien à dire…

 

Lui

On pense !

 

Elle

Donc, tu l’as pensé !

 

Lui

C’est ce qu’on dirait.

 

Elle

Quoiqu’il en soit, Noël, cette année, c’est dans ma famille. C’est dit !

 

Lui

Qu’il en soit donc ainsi.

 

Elle

Dis, tu m’aimes ?

 

Lui

Cela va sans dire…

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Par Sophie L. - Publié dans : Dialogue de Sourds - Communauté : Interlignes
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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 07:00

Toits.jpg Marie est une jeune fille - pas tout à fait une femme - de 20 ans. Elle les a fêtés la veille en compagnie de ses parents et de ses deux sœurs. Son père a longuement regardé son aînée souffler les bougies dont la cire dégoulinait sur le gâteau marbré. Leurs regards se sont croisés, il lui a souri franchement avec dans les yeux cette fierté propre aux pères envers leurs filles. Elle les a baissés, intimidée par cette déclaration, submergée par l’émotion. Elle aurait voulu se serrer dans ses bras, lui murmurer qu’elle aussi l’aimait.

 

Seulement, dans la famille de Marie, la bienséance l’emporte sur les débordements, quels qu’ils soient. Lorsqu’on pénètre chez eux, l’atmosphère lisse et feutrée de l’appartement produit un effet apaisant immédiat sur l’étranger en visite. Tout y est parfaitement à sa place, tant les objets que les occupants de ce six pièces citadin. Sa mère, accueillante, d’une sobre élégance, veille à ce que chacun ne manque de rien, tout en contrôlant, d’un froncement de sourcil, le moindre excès inopportun.

Les camarades de Marie ont toujours aimé se réfugier dans cette ambiance réconfortante, fuyant un foyer électrique pour l’une, un vide trop encombrant pour l’autre. Longtemps elle en a retiré un certain orgueil, heureuse que l’harmonie familiale puisse susciter admiration et envie.

 

Et puis, en grandissant, elle fut autorisée à passer quelques soirées chez ses amies, découvrant alors un univers où les portes claquent, où les paroles volent haut, et où les embrassades succèdent aux gifles. Décontenancée au début par cette avalanche d’énergie, c’est avec soulagement qu’elle regagnait la tranquillité rassurante du domicile familial. Saoule de tant de démesure, elle se réfugiait dans sa chambre, ouvrait sa fenêtre et se perdait dans la contemplation des toits de la capitale.

 

Aujourd’hui, au lendemain de ses 20 ans, Marie est devant sa fenêtre ouverte.

Le froid a envahi la pièce et pourtant, elle étouffe. Dehors, elle sent l’agitation qui s’est emparée de la ville à l’approche des fêtes de Noël : les lumières clignotent d’impatience, les flocons dansent une valse désarticulée et elle s’attend presque à voir surgir de derrière l’étoile du berger le Père Noël venu lui apporter son cadeau.

 

Marie rêve d’un cadeau qu’elle ne peut commander, qui ne peut s’acheter, qu’elle n’oserait demander à ses parents tant elle craint de les peiner.

Marie n’en peut plus de se contenter de contempler les toits de Paris.

Marie veut s’envoler et découvrir d’autres toits.

Marie veut crier, rire à gorge déployée, sortir dans la rue habillée comme l’as de trèfle, ou même de pique.

Marie veut être aimée fougueusement et prendre le monde entier pour témoin.

Marie veut, rêve, imagine, souhaite, idéalise, désire, soupire…

 

Et pourtant, Marie, vingt ans à peine passés, referme tout doucement la fenêtre…

 

Merci à Marlène pour son dessin et au blog à 1000 mains pour son nouveau jeu d'écriture auquel je participe avec un retard presque honteux!

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Par Sophie L. - Publié dans : Atelier d'Ecriture - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 07:00

Kdo.jpg A J-11 avant la date fatidique dont on nous rabâche les oreilles depuis quelques semaines, il est intéressant d’observer la course de plus en plus désespérée de la gent masculine, errant, entre midi et deux, dans les rues puis dans les magasins, grignotant sans envie un sandwich plastifié, au lieu de se taper la cloche chez Mimile avec Pierre, Paul et Jacques aux frais de la princesse.

 

Il y a celui qui fait les cent pas sur le trottoir, essayant de se souvenir du moindre petit indice que lui aurait laissé sa douce moitié au cours de leur conversation de la veille :

  • -         Tu as une idée de ce que tu voudrais pour Noël ? lui a-t-il demandé plein d’espoir.
  • -         Surprend-moi… a-t-elle répondu, taquine.

Et c’est sans surprise qu’il se retrouve arpentant les rues en quête d’une idée si éblouissante que lui-même s’en trouverait bien étonné d’en être l’auteur…

 

Le nez collé aux vitrines, il croise ce couple de collègues ayant décidé d’unir leurs efforts pour contenter leurs épouses. L’expérience de ce shopping conjoint, bien qu’inhabituelle, les soude autour d’une solidarité masculine qui vaut toutes les féminines. C’est le cœur empli du fol espoir de voir leur mission enfin accomplie qu’ils « brainstorment » furieusement autour de ce dossier brûlant :

  • -         On pourrait leur offrir un bijou…
  • -         Tu ne te rends pas compte ! Ca met la barre hyper haute pour les années suivantes !
  • -         C’est vrai… Un foulard ?
  • -         Pousse pas, c’est pas ma mère !
  • -         Un week-end en amoureux ?
  • -         Après vingt ans de mariage ??? Elle va trouver ça louche…
  • -         Et si on allait s’en jeter un ?
  • -         Ouais, t’as raison, on réfléchit mieux le gosier arrosé.

Assis autour de leur bière, ils ne prêtent guère attention à ce chef d’entreprise ayant invité à déjeuner sa Directrice Marketing, non pas, croit-elle, pour lui octroyer cette promotion depuis si longtemps convoitée accompagnée d’avantages financiers substantiels, mais pour converser de tout, de rien, mais surtout…

  • -         Et sinon, il vous offre quoi votre mari à Noël ?
  • -         Je ne sais pas, c’est une surprise.
  • -         Et l’année dernière, qu’est-ce que vous avez eu ?
  • -         Une croisière.
  • -         Ah ?... Et en plus vous voulez une augmentation ?!

Pensif, il regarde passer ce tout jeune homme, le bras passé autour de son amoureuse dont la tête repose amoureusement sur son épaule.

  • -         C’est notre premier Noël, lui murmure-t-elle à l’oreille.
  • -         J’ai déjà plein d’idées pour ton cadeau, annonce-t-il fièrement.
  • -         Ton amour vaut tous les cadeaux du monde…

Tout à leur roucoulement, ils percutent de plein fouet ce quinquagénaire au téléphone avec sa femme qui peste contre son aspirateur qui vient de la lâcher. Ivre de bonheur, il accepte, conciliant, les excuses du jeune couple et entre plein d’entrain dans le premier magasin d’électroménagers du coin. La conseillère qui lui vend l’appareil en promotion le regarde s’éloigner ne sachant qui est le plus à plaindre : L’épouse qui découvrira un aspirateur flambant neuf au pied du sapin, preuve contestable de l’amour que lui porte son époux ou ce même époux sur la tête duquel se brisera le rouleau à pâtisserie qu’elle lui a offert en GWP…

 

Ainsi, au soir du 24 Décembre, alors que certaines ne seront pas loin de penser que le Père Noël est une ordure, certains, devant la quinzième cravate offerte en quinze ans, seront persuadés que la Mère Noël n'a que ce qu'elle mérite!

 

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Par Sophie L. - Publié dans : Tant qu'il y aura des hommes... - Communauté : foll-ouf
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