Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /2010 07:00

jeu-ecriture-3.jpg Comme tous les matins, elle l’a entendu s’extirper lourdement de leur couche, elle a senti ses lèvres molles se poser sur sa bouche, elle l’a observé mettre son costume de marque, elle a soupiré en le voyant sortir de la chambre.

Comme tous les matins, elle a attendu qu’il claque la porte pour se lever.

 

Sans un regard pour l’employée, elle s’assit à la table du petit déjeuner sur la terrasse surplombant l’océan. Elle grimaça en goûtant le jus d’oranges fraîchement pressées :

- Maria !

 

La femme arriva, le visage fermé, sans expression.

- Mademoiselle ?

- Il est infect ce jus ! Combien de fois faut-il vous répéter que je ne le bois jamais sans un zeste de citron vert !

- Bien Mademoiselle, je vais en préparer un autre. Tenez, Monsieur a laissé ceci pour vous ce matin.

Maria tendit une enveloppe à la jeune femme qui la décacheta tout en maugréant contre cette colombienne sortie de rien qui prenait des airs de maîtresse de maison :

- Bien Mademoiselle, je vais vous en préparer un autre ! J’te jure ! En voilà encore une payée à rien foutre…Dès que j’aurais la bague au doigt, je te vire !

 

L’enveloppe à moitié ouverte, elle s’imagina en reine absolue du domaine, dépensant l’argent sans avoir à le compter – ni à le gagner ! -, vivre la vie pour laquelle elle était faite, enfin !

 

A force de chercher, elle l’avait trouvé : Célibataire, plein aux as, pas d’enfants. Elle regrettait cependant qu’il ne fût plus âgé. A 60 ans, avec la santé qu’il avait, il pouvait bien durer au moins 20 de plus… Déjà qu’il la dégoûtait avec ses airs de vieux pervers…

« Bah, ironisa-t-elle, il faut bien payer de sa personne… »

 

Maria revint débarrasser la table.

- Monsieur a dit que vous deviez l’ouvrir ce matin, dit-elle en désignant l’enveloppe du menton.

- De quoi je me mêle ! aboya la jeune femme.

L’employée s’éloigna, sourire aux lèvres.

 

Curieuse malgré tout, elle en regarda le contenu.

Elle poussa alors un cri de victoire.

- Maria ! Maria !

 

- Mademoiselle ?

- Regardez ! Ca vous en bouche un coin hein ?

 

La jeune femme lui tendit un carton sur lequel était écrit : « Veux-tu m’épouser ? »

- Félicitations Mademoiselle.

- Ouais, c’est ça ! Je sais bien que vous ne m’aimez pas, moi non plus ! N’empêche, c’est moi qui bientôt donnerais les ordres dans cette baraque ! Vous avez intérêt à vous y faire, sinon, pfff…, adios Maria !

 

Son téléphone portable vibra. Elle congédia Maria d’un geste hautain avant de répondre :

- Chéri ! Quelle merveilleuse surprise ! Oui, oui, oui, mille fois oui ! Ce soir… ? Bien sûr ! Je serai magnifique ! Rien que pour toi !

 

Elle passa la journée dans une grande fébrilité, n’osant croire qu’elle avait finalement décroché le jackpot. Elle eut même la satisfaction de constater que cette vieille peau de Maria préparait un dîner somptueux, signe évident qu’elle commençait à comprendre que sa place ne tenait qu’à son caprice, à elle.

 

Vêtue d’une courte robe moulante comme il les aimait, ses cheveux blonds lâchés dans son dos et montée sur des talons qui allongeaient ses jambes déjà immenses, elle l’attendait.

 

Quand il arriva enfin, il s’amusa de son excitation, la trouvant exquise dans son rôle de future mariée amoureuse, terriblement participative lorsqu’ils passèrent dans la chambre à coucher…

Leurs ébats terminés, ils se rhabillèrent et firent honneur au repas de Maria.

Celle-ci attendait dans un coin de la pièce, une valise à ses pieds.

La jeune femme, toute à sa victoire, ne lui prêta aucune attention.

 

Il leva son verre, la regarda bien face et tonitrua :

- POISSON D'AVRIL !

 

Il éclata de rire devant sa mine stupéfaite.

- Hein ? articula-t-elle, quoi poisson d’Avril ?

- Comment ma chérie ? Tu ne sais pas qu’aujourd’hui nous sommes Jeudi 1er Avril ? Avoue que tu y as cru à ma blague non ?

- Ta blague ? Quelle blague ?

- Enfin ma belle, tu ne penses tout de même pas que je vais t’épouser si ? Ah ah ah !!!! Si tu voyais ta tête, je crois bien que c’est la plus drôle de toutes celles qui sont passées ici avant toi, tu ne trouves pas Maria ?

- Si Monsieur, répondit-elle, un imperceptible sourire aux lèvres.

 

- Allez, reprit-il en se levant, les meilleures blagues étantles plus courtes, tu bouges tes fesses et tu te casses. Maria a préparé ta valise, elle va t’emmener à la gare. Hop, hop, hop, on se depêche !

 

La jeune femme hébétée se laissa choir dans la voiture.

 

Tenant la portière à sa vieille complice, l'homme lui glissa à l'oreille  :

- N’oublie pas de la prendre en photo pour l’album…

 

Participation un peu tardive au Jeux d’Ecriture n°3.

 

Et pour continuer dans les blagues, voici les participations au Concours de Rien :

Cétoile, bbflo, Béa, Lily, Jacinthe et Petra, Véronique, Sandra, Tranche2TNT, Roxane, sans oublier la magnifique bannière de La Mère Joie.

Comme il a été très difficile de vous départager, vous recevrez bientôt un magnifique Rien dans votre boîte à lettres !


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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /2010 07:00

patron.jpgUne famille, ça fonctionne comme une entreprise. Il y a un plan à réaliser, un budget à respecter révisé tous les trois mois (souvent à la baisse), des livraisons à tenir, une équipe à manager, des promotions à accorder ou des sanctions à administrer. Le patron est bien plus souvent critiqué qu’admiré, les employés préféreraient débuter leur carrière par une retraite confortable, aussi n’est-il pas dénué de fondement de faire passer une fois par an un entretien d’évaluation à chaque individu, histoire de remettre les pendules à l’heure, aussi bien du côté patronal comme de celui des syndiqués.

 

Le jour J, ayant fixé à chacun une heure exacte de rendez-vous, on s’installe, prenant soin de maintenir une distance de sécurité avec l’évalué, laissant la porte de la pièce ouverte, coupant court à toute future tentative d’accusation de harcèlement.

 

Honneur aux anciens, c’est donc avec la plus vieille collaboratrice que la séance débute :

 

Boss :

Bilan de l’année, compétences acquises, points à améliorer, vision de votre avenir à 3 ans.

 

Grande Gremlin :

Ben, ça roule.

 

Boss :

Je dirais plutôt : Année globalement satisfaisante, mais doit encore s’améliorer dans le rangement de sa chambre. Quelques efforts supplémentaires et vous pourrez prétendre à une promotion l’année prochaine. Merci.

Gremlin mâle, bonjour, mêmes questions.

 

Gremlin Mâle :

Ben ça va. Et toi ?

 

Boss :

Nous n’avons pas élevé les cochons ensemble, veuillez user à mon encontre du respect qui m’est dû. En ce qui me concerne, je remarque que les objectifs fixés quant à votre propreté corporelle sont loin d’être atteints. En conséquence, point de prime cette année. Vous êtes sur la sellette mon ami, je compte sur vous pour vous reprendre. Merci.

Petite Gremlin, prenez place. Je vous écoute.

 

Petite Gremlin :

Gremlin Mâle, ben, il m’a mordu ! J’peux avoir un bonbon ?

 

Boss :

Voyez-vous, j’avais fondé en vous de grands espoirs mais votre attitude dénonciatrice me force à revoir votre plan de carrière. Brisons-là !

Mr Gremlin, assieds-toi mon chéri. Ca va ?

 

Mr Gremlin :

C’est quoi c’délire ?

 

Boss :

T’occupe... Dis-donc, j’ai toujours pas vu passer ta prime, t’as bien travaillé au moins ? Allez mon chou, tu peux disposer, mais penses-y ok ?

 

Vu le climat de conflits sociaux régnant sur le pays, les collaborateurs décident de s’unir, séquestrent la boss dans la cuisine, réclamant justice, amélioration des conditions de travail et augmentation de salaire réglable sur le champ en Petits Ecoliers et 1664.

 

La boss tente de calmer la rébellion qui met en péril son entreprise, expliquant que les caisses sont vides, que la crise touche tout à chacun et qu’à moins de solidarité elle sera bientôt obligée de mettre la clé sous la porte.

 

Les employés s’emportent, s’énervent, l’accusent de se moquer ! L’un deux exhibe un ensemble de marque récemment acquis (en solde certes) : « Et vous voulez nous faire croire que les caisses sont vides ? Vous nous refusez nos biscuits alors que vous-même, en plus de deux pulls mensuels, vous versez un tailleur en prime ! Et les trous dans nos baskets hein, qu’en faites-vous ???»

La menace plane d’alerter les médias, la boss essaie de se justifier : « C’est mon tailleur de l’année dernière que je n’avais pas encore acheté… » Rien n’y fait.

 

A bout d’arguments, elle propose de démissionner moyennant compensation : « Puisque c’est comme ça, je ne nettoierais plus vos vêtements,  ne cuisinerais que des plats en boîte mais continuerais à faire les lits ! »

 

« Comment ? s’exclament ses subordonnés, vous osez négocier un parachute doré ?! C’est un peu trop facile ! Prenez vos responsabilités, rendez ces tailleurs inutiles, achetez-nous de nouvelles chaussures, des gâteaux et de la bière belge, sinon, on vous colle un procès médiatisé jusque chez les voisins ! »

 

Acculée, la boss abdique. Après tout, cette entreprise c’est tout de même sa famille…

 

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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /2010 07:00

 

mepris.jpg

 

Monsieur,

 

Vous ne m’en voudrez pas de vous adresser cette lettre mais à chaque fois que j’ai ouvert la bouche pour vous admonester devant votre conduite des plus offensantes à mon égard, vous vous êtes courageusement enfui, toutes armes flageolantes alors que vous tentiez de les arborer si fièrement quelques instants auparavant.

De votre espèce, j’en ai trop rencontré  et ce, dès mon plus jeune âge. L’apprentissage de votre existence fait désormais partie de l’éducation donnée aux plus petits. Ne vous méprenez pas, nulle flatterie dans cela, de vous évoquer, je m’en passerais bien, mais voilà, vous êtes un de ces fléaux dont on apprend à se prémunir.

 

Bien que sévissant en tous lieux et circonstances, force est d’avouer que souvent, vous m’avez eue par surprise. Etait-ce cet air bonhomme qui m’endormit alors que seule avec vous dans une rame, vous jugeâtes approprié de faire respirer à vos attributs l’air déjà vicié du wagon ? Par souci de coquetterie, ce jour-là, j’avais négligé de chausser mes binocles et seule une certaine régularité de mouvement me prévint que vous étiez tout à votre affaire…

Bien malgré moi, mon cœur se mit à battre violemment, le sang à rougir mes joues, mes genoux à se serrer étroitement et mes mains agrippèrent fermement le manche de mon parapluie, prête à le planter dans votre abdomen à la moindre tentative de rapprochement.

Cette situation ne présentait guère de risques pour vous, les portes s’ouvrirent trop vite et je crois bien que la frustration s’empara de vous au moment où votre main, sèche, remballa la marchandise.

 

Alors, vous vous enhardîtes. Qui ne risque rien n’a rien, tout effort méritant réconfort, n’est-ce pas ?

Je vous rencontrai à nouveau (ou bien un de vos jumeaux) en pleine heure de pointe, serrés les uns contre les autres. L’espace était si comprimé qu’il était bien difficile d’esquisser un seul geste.

Pas pour vous.

 

Libérant prestement l’animal, vous vous frottâtes sans plus de retenue. Le hasard fit que ma cuisse se trouva sur votre chemin, et, passé le premier moment d’offense, ma main, toujours en alerte, dégaina sa fidèle aiguille à coudre pour se piquer dans votre excroissance. Le cri qui vous échappa fit converger tous les regards vers vous. A vous voir, on vous aurait donné le bon Dieu sans confession…

Les hommes s’enquirent de votre bien-être, les femmes comprirent… Un élan de solidarité les unit, elles commencèrent à vous apostropher tout en me congratulant pour mon ingénieuse riposte qui ne manquait pas de piquant. Les hommes, honteux de leur méprise, vous insultèrent, vous huèrent en vous jetant dehors.

Vous prîtes la fuite, la queue entre les jambes.

 

La honte, si tant est que vous en éprouvâtes une once, fut de courte durée.

 

Poussant plus loin votre hardiesse, je vous retrouvai, assis à mes côtés, individu anonyme lisant son journal comme tant d’autres avant vous. Là encore, votre va-et-vient saccadé attira mon attention alors que vous tentiez d’en occulter l’objet par votre quotidien devenu torchon.

Je levai les yeux sur votre visage, vos traits, impassibles, ne révélaient rien d’une hypothétique extase mais les miens se figèrent d’incrédulité. Que ne vous ai-je aspergé de mon fluide plutôt que d’obéir à la bienséance qui me rua sur le quai pour y vomir mon dégoût…

 

Aujourd’hui, mon mépris a remplacé ma gêne.

Je me méfie de vos airs neutres, parfois sympathiques, souvent quelconques.

Mes sens toujours en éveil traquent la moindre approche déplacée, prête à jouer de mon aiguille autant de fois que nécessaire.

 

Astiquez vos joyaux autant que vous voudrez, peu m’en chaut, mais sachez qu’à trop vouloir vous y frotter, vous risquez fort d’être piqué.

 

Monsieur, je ne vous salue pas.

 

Note au lecteur:

Je n'arrive pas à rire de tout...

 

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Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /2010 07:00

hyene.jpgEtre français à l’étranger et, dans ce cas précis aux Etats-Unis, comporte un certain nombre d’avantages permettant des échanges rapides et culturels avec les autochtones : « Ah ! French kiss ! » « Brigitte Bardot, Bardot ! » « Voulez-vous coucher avec moi ce soir ? » « I love Paris » mais aussi quelques désavantages non négligeables quant la réputation d’hygiène corporelle et buccale des « French lovers » que nous sommes…

 

Me rendant d’un pas traînant chez Monsieur le dentiste américain, je fus accueillie par trois dentitions éclatantes de blancheur :

- Hiiiiiiii Sooooophie !! You’re french ? Fantaaaaastic !!! Let’s see your teeth… OH-MY-GOD!!!

 

Quoi? Quoi? QUOI???

 

Trois paires de sourcils froncés observaient mes molaires d’un air réprobateur et j’attendis, angoissée dans l’âme stoïque, l’annonce de quintuples caries sur chaque dent entendant déjà le doux bruit de la roulette…

- You need a deep deep deep cleaning, sure, you need it!! Ah vous les français, très beaux de l’extérieur, mais l’intérieur, hein, it sucks !

 

Paf ! Dans les dents !

 

- Un deep cleaning ! m’écriai-je, mais qu’est-ce donc que cela ???

- Rien de bien méchant, on soulève les gencives, on va gratter jusqu’à la racine de la dent, ça saigne beaucoup un peu, ça ne fait pas très mal et garanti sans procès !  Quatre séances d’une heure devraient suffire sous anesthésie locale.

- Quoi !!! Mais ça va pas non !!! Je vous interdis de me retrousser les babines à m’en déchausser les canines !!

- C’est ça où vous n’aurez plus de dents dans 2 ans… Tenez, regardez ce qui va vous tomber dessus, fit l’affreux dentiste en me mettant sous les yeux les photographies de bouches aussi ignobles qu’édentées.

 

La peur me saisit mais la réalité financière m’assomma :

- Et ça va coûter combien cette petite blague ??

- Dans les $2 000, mais rassurez-vous, mon assistante vient d’appeler votre mutuelle, vous êtes couverte à 90% ! Allez, on y va !

A ce prix-là, me dis-je, autant m’offrir des dents en or !

 

Alors que, bouche grande ouverte, je bêlai d’indignation, il planta une monstrueuse aiguille dans ma gencive m’arrachant un beuglement d’animal à l’agonie, cherchant une échappatoire à cette ignominie mais fermement maintenue par deux sadiques ultra-brite.

 

- Hmmm, douillette avec ça ! Bien, nous allons doubler la dose d’anesthésie, il ne manquerait plus que vous souffriez ! On n’est pas des bourreaux tout de même !

 

Comment dit-on « mentir comme un arracheur de dents » en anglais ???

 

Mes dents se mirent à claquer de façon incontrôlable sans pour autant me donner la satisfaction de déchiqueter un des doigts de mon tortionnaire !

 

Au terme d’une heure et trente minutes de décapage, décrassage, lessivage, récurage et astiquage en tous genres (accompagnés d’offensantes remarques sur mes précédents soins gaulois), Frankenstein, satisfait de son œuvre me présenta un miroir :

- Regardez, vous voyez la différence ? Isn’t it soooooooooo niiiiiiiiiiiiice ????

 

A vrai dire, à part les gencives du fond explosées, la lèvre supérieure pendante et les mâchoires bloquées, je ne vis pas grand-chose et tentai de lui expliquer que les trois prochains rendez-vous seraient sans doute superflus :

- Chfoi ien, chpoi pa kch poufai fnir…

- Parfait, répondit-il enthousiaste. On se voit la semaine prochaine, même heure. Pour les frais, ne vous inquiétez pas, mon assistante a facturé les prochaines séances, comme ça, vous serez remboursée plus vite. See ya !

 

Sans mentir, j’aurais préféré accoucher 25 fois sous triple péridurale plutôt que de subir ces trois charcutages supplémentaires, mais bon, si je voulais rentrer dans mes frais, hein…

 

Toutefois, pour éviter toute récidive, j’appris à me décaper les dents, les gencives, la langue et la glotte sans oublier l’utilisation frénétique du fil dentaire, fière de montrer à Mr Gremlin l’intérêt de l’engin :

- Oh regarde ce que je viens d’enlever ! Non mais regarde ! Soooooooo cool !

Et refusais dorénavant tout rapprochement buccal qui ne fut désinfecté, aseptisé et dûment astiqué ! Otherwise,  sooooooooooo disgusting !

 

De retour en Gaule, j’allai chez le dentiste, m’installai sur le siège, redoutant quelque peu un détartrage jusqu’aux sinus.

- Ouvrez la bouche…Fermez la bouche. Voilà.

- Voilà quoi ?

-  Ben, vous vouliez un détartrage non ?

-  Ben oui.

-  Ben c’est fait.

-  Ben d’accord alors…

 

Sooooooooooooo disapointed !

 

Avis aux lecteurs :

Outre le fait de montrer mon parfait bilinguisme, les petites touches d’anglais font partie d’une stratégie hautement réfléchie pour attaquer le marché anglophone…

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /2010 07:00

Banniere.jpg

Sophie L

Ben qu’est-ce qui se passe Blogounet, t’as l’air tout chose ?

 

Blog

Non, non… Ca va…

 

Sophie L

Arrête, je vois bien que t’es pas dans ton web ! J’t’connais, c’est moi qui t’ai fait !

 

Blog

Non, je t’assure, c’est rien… enfin, presque rien…

 

Sophie L

Accouche !

 

Blog

Celui-là, tu l’as déjà écrit.

 

Sophie L

Alors ? Tu parles oui ?

 

Blog

Ben, puisque t’insistes… C’est bientôt mon anniversaire…

 

Sophie L

Mais oui, t’as raison !! Oh, mon Blogounet d’amour ! 1 an ! J’ai pas vu le temps passer dis-donc… C’qu’on est bien tous les deux ! S’il n’y avait pas cette toute petite différence d’âge entre nous et si je ne craignais de me faire embarquer pour détournement de blog, je crois bien que je t’épouserais ! C’est vrai, t’es cool, pas emmerdant, toujours dispo, tu mériterais un cadeau tiens !

 

Blog

Justement, puisque tu en parles, j’aimerais bien un…

 

Sophie L

Un concours ! Tu veux un concours, c’est ça ?

 

Blog

Ouiiiiii….

 

Sophie L

Remarque, t’as raison, un de plus, un de moins… T’as une idée ?

 

Blog

Euh….

 

Sophie L

C’est pas grave, c’est pas ce qui compte. L’important, c’est le cadeau. T’as un cadeau ?


Blog

Tu pourrais demander à tes sponsors…

 

Sophie L

C’que t’es intelligent toi des fois ! Voyons…euh… des sponsors… euh… Ah ben, j’crois qu’ils sont tous occupés ailleurs dis-donc…Attends, attends, on va bien trouver un truc…

 

Blog

Alors ?

 

Sophie L

Il me reste un paquet de couches à peine entamé, des T’choupi usagers, un Rocher Suchard, des barrettes, des leggings roses…

 

Blog

C’est nuuuuuuuuuul !! T’es nuuuuuuuuuulle comme blogueuse !!! Autant ne rien offrir tiens !

 

Sophie L

En voilà une idée qu’elle est bonne ! On va faire un concours où il n’y a rien à gagner ! Ca c’est original tu ne trouves pas ?

 

Blog

Au point où on en est… Et le thème, c’est quoi le thème ?

 

Sophie L

Tu vois, dans la vie, l’important c’est la logique, donc, rien.

 

Blog

Rien ?

 

Sophie L

Ouais, on va faire un concours sur rien avec rien à gagner !

 

Blog

Rien de rien ?

 

Sophie L

Enfin, pas exactement tu vois. Les participants ne gagnent rien, mais nous, des LINKS !

 

Blog

Oh oui, des links, partout, plein de links, la bombe de links, des links comme s’il en pleuvait !

 

Sophie L

Dis-moi mon blogounet, ne viserais-tu pas un certain classement dont tu dis te moquer ? D'ailleurs, s'il était bien foutu ce classement, je serais sûrement la première...

 

Blog

Moi ? Pas du tout ! Je n’existe que pour te plaire, ô ma reine, seule ton essence intellectuelle est le moteur de mon existence… En même temps, si je pouvais grimper en haut de l’affiche et tousles écrabouiller  et être intrônisé Roi des Blogs et…

 

Sophie L

Je ne voudrais pas te décourager, mais tu es tellement dans les choux qu’il faudrait au moins 153 participations au concours pour prétendre entrer dans les 900èmes… Je crois que c'est bien ça comme message subliminal...

 

Blog

J’veux quand même essayer, ! Dis oui, dis oui !!!

 

Sophie L

OK ! Donc, nous disons, un concours où les blogueurs écrivent sur rien, avec rien à gagner, mais avec l’OBLIGATION de mettre notre lien… Bon, ben voilà !

 

Blog

Et les non-blogueurs, t’as pensé à eux ?

 

Sophie L

Ah oui, bien sûr… Euh, voyons… Ca y est ! Ils laissent un commentaire, et, par tirage au sort, les 50 premiers auront droit à une inscription gratuite à la newsletter !

 

Blog

Mais tu n’en envoies jamais de newsletter !

 

Sophie L

C’est vrai mais ils recevront nos articles directement dans leurs boîtes (tu sais, comme ça, ils ne nous oublient pas) et nous, on va grimper dans le blog rank de la plateforme et peut-être qu’on sera dans le top des blogs ! Ca s’appelle la win-win strategy !

 

Blog

Et les facebookiens, t’as pensé à eux ? Et les followers de twitter ?

 

Sophie L

Pas tous en même temps ! Il faut se garder des cartouches. Après le concours, on organisera des tags, des défis, des duels, des joutes, des tournois… Tu verras, on parlera tellement de toi, mais surtout de moi que… Enfin, ce sera comme une gigantesque overdose !

 

Blog

T’es trop  forte…

 

Sophie L

Je sais...

 

Blog

On met une date ?

 

Sophie L

Bien sûr ! Très important la date tu vois, pour faire monter la pression ! Et puis comme ça, on fera un article de rappel tous les jours, ça tombe bien parce que j'ai plus d'inspiration... Donc, on va dire que le concours prendra fin le 01 Avril à minuit.

 

Blog

C’est bizarre ça comme date…

 

Sophie L

Mais non ! C’est stratégique ! Allez, à toi l’honneur…

 

Blog

Je déclare le concours de « Sophilosphik ou les Lundis de Sophie (et les Jeudis aussi !) » officiellement ouvert !

 

Sophie L

Bien dit !

 

Blog

J’ai peur… Tu crois que ça va marcher ?? Tu dis qu’on aura combien de participations ?

 

Sophie L

Joker !


Message personnel à tout le monde:
Toute création de bannière-concours est la bienvenue, nous nous ferons un plaisir de l'afficher, de la diffuser et d'en linker 3 fois l'auteur!

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