Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 07:00

coach.jpg Le monde va mal, la planète se rebelle, les animaux se font la malle et l’espèce humaine a le vague à l’âme.

Dans ces conditions, difficile de vivre sereinement sans l’aide moyennant finances des nouveaux psychologues de la vie, les Coachs.

Ils débarquent en masse comme une invasion de petits martiens, déployant leurs antennes chercheuses à l’affût du moindre petit créneau disponible et il semble qu’il y en ait pour tous les goûts…

 

Bêtement, moi je pensais qu’un Coach, c’était une espèce de gars un peu obèse costaud genre Pierre Ménès – à ne pas confondre avec Bernard ! – fortement influencé par des séries cultes américaines où l’on voit des jeunes à la dérive remis sur le droit chemin au travers d’une vie sportivement saine à coup de : « Yes Coach ! » « At your orders Coach ! »

 

Que d’évolution depuis ce temps-là ! Aujourd’hui, plus besoin d’aller mal pour faire appel aux compétences de ces gourous des temps modernes. Experts ès développement personnel, toutes les raisons sont éminemment bonnes pour faire appel à leurs services, tous domaines confondus.

Aussi, n’est-il pas surprenant de croiser M., coach en rangement de placards ; V., coach en image (anciennement « relookeuse » mais le terme est aujourd’hui considéré un peu vulgaire…) ; S. coach en mariages réussis qui, si ça foire, passera le relais à T., coach en séparations harmonieuses, etc…

 

Toutefois, il n’est pas donné à tout le monde de savoir en quoi il lui est indispensable d’être coaché… Mais on ne va pas s’en faire une déprime pour autant car pour ce faire, il suffit de faire appel à un coaching de définition d’objectif, lequel sera suivi par le coaching de réalisation d’objectif et enfin, cerise sucrée sur le gâteau crémeux, un coaching du sens de nos choix qui n’est, ni plus ni moins qu’un audit de notre vie… Je ne suis pas sûre d’avoir tout suivi mais ayant assisté déjà plusieurs fois aux audits de quelques boîtes, cela n’a rien pour me tenter !

 

De plus, en ouvrant mes placards, je les trouve plutôt bien rangés, je sais où trouver les casseroles, poêles et autres ustensiles mais il est vrai qu’étant la seule de la maisonnée à le savoir, un peu de coaching pour mon entourage ne serait pas superflu…

Heureuse en ménage, et déjà mariée depuis… nul besoin de ce côté-là non plus !

Je sais à peu près quels sont mes objectifs de la journée, comment les réaliser, pas la peine donc de m’auditer…

 

Ah oui, mais voilà, moi aussi je veux entrer dans la danse très tendance qu’est le coaching ! Je ne veux pas rester sur le bas côté sous prétexte que je n’ai pas une tête à être coachée parce que je sais ranger mes placards, ne suis pas divorcée, suis à peu près organisée, sais m’habiller élégamment – et me coiffer aussi !-  quand j’en prends la peine, vais voir mon psy pour aller à la rencontre de mon moi, bref, suis globalement en harmonie avec qui je suis !!

 

Mais pourquoi donc se mettre d’emblée du côté des coachés ? N’ai-je pas le profil requis pour entrer dans ce monde étrange et merveilleux qu’est celui des Coachs ?

 

Ca y est ! J’ai trouvé ma vocation : Je serai Coach !

En quoi ?

Bah, c’est accessoire…

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 07:00

peace.jpg En ce jour commémoratif et, indépendamment du fait qu’il soit un jour férié permettant à des millions de marmottes de se pelotonner sous la couette, aux enfants de faire l’école buissonnière et à certains chanceux de profiter d’un week-end à rallonge, c’est aussi un jour synonyme de paix.

Aussi n’est-il pas meilleur moment pour faire la paix avec tous ceux qui, dans un moment d’extrême égarement, vous ont offensé, agacé, énervé, dérangé, molesté, incommodé, à commencer par :

 

-         Le boss qui vous a filé un dossier à traiter en urgence Mercredi soir alors qu’il partait en week-end au soleil vous obligeant à revenir bosser Vendredi.

 

-         Le boss, originaire de la formidable enguelade familiale provoquée par l’annulation de votre week-end en amoureux.

 

-         Les grévistes grâce auxquels vous êtes restés en rade sur l’autoroute avec votre boss et ça ne ressemblait en rien au fameux « coup de la panne » !

 

-         Les gremlins qui sont tous tombés malades LE jour où votre avenir professionnel devait vous propulser au firmament. Propulsé, vous le fûtes néanmoins…

 

-         Le coiffeur qui a raté vos mèches mais pas votre addition.

 

-         Votre meilleure copine qui daube sur vous depuis le primaire. Il serait peut-être temps d’en changer…

 

-         Vos voisins, pour la simple raison qu’ils le sont.

 

-         Votre belle-famille. Pour la même raison.

 

-         Votre famille aussi, y’a pas de raison !

 

-         La femme de ménage en arrêt maladie depuis 6 mois pour cause d’allergie à la poussière et produits d’entretien. Penser à faire le ménage avant qu’elle pénètre chez vous…

 

-          Votre conjoint. Si vous ne savez pas pourquoi, lui/elle le saura !

 

-         Les fabricants de cosmétique qui ne tiennent pas leur  promesse d’effacer vos rides mais celles de vider votre portefeuille.

 

-         Sarkozy, Aubry, Royal, Fillon… C’est au choix.

 

-         Votre premier petit copain. Dieu seul sait où vous en seriez aujourd’hui si vous étiez restée avec lui.

 

-         L’ex de votre actuel. Dieu seul sait où il en serait aujourd’hui s’il était resté avec elle.

 

-         Le Père Noël qui, à cause des 35 heures, vous refile le boulot !

 

-         …

 

Cette liste est bien entendu non exhaustive, libre à vous d’y ajouter votre résolution de paix dans les commentaires.

 

Peace for All.

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Par Sophie L. - Publié dans : Parfois le Jeudi - Communauté : tribulations de filles
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Lundi 8 novembre 2010 1 08 /11 /Nov /2010 07:00

sein.jpg

-         Et toi, demande l’homme à sa femme, t’as fait quoi aujourd’hui ?

-         Voyons, voyons, qu’ai-je fait ? réfléchit-elle, boulot, métro, pas dodo… Ah si, tiens, je suis allée voir mon gynéco !

-         Ah…fait-il, la mine dégoûtée à peine cachée, je me demande comment tu fais…

 

 

Ma foi, songe-t-elle, il n’est pas le seul à se le demander n’est-ce pas ? Comment fait-elle pour aller une fois l’an (dans le meilleur des cas) ôter, sans complexe apparent, jusqu’à sa petite culotte pour s’exhiber nue comme au jour de sa naissance et se laisser ausculter jusqu’au tréfonds de son être le plus calmement du monde en bavardant de tout et de rien comme s’il s’agissait d’une conversation amicale avec sa copine Marion – mais sans le café, fort malheureusement !

Pourtant, on lui a bien appris de ne pas se dévoiler comme ça devant le premier venu, et voilà que sitôt passée la porte du cabinet, à peine attend-elle de se trouver derrière le paravent qu’elle fait valdinguer bas et lingerie pour prendre place sans plus d’invite sur la table-divan dans une posture des plus anti-conventionnelles !!  

Si au moins son interlocuteur était dans son plus simple appareil, seraient-ils sur le même pied d’égalité… A cette seule pensée, la voici qui rougit ! Oh non, vraiment, elle le préfère encore engoncé dans sa cravate bleue…

Son compagnon, qui la voit soudain virer tomate cerise, se confond en excuses :

-         Désolé hein, je ne savais pas que cela te mettait aussi mal à l’aise…

 

A voir sa mine contrite, elle se demande qui est le plus gêné des deux… C’est vrai qu’en y repensant, elle ne lui a jamais fait part des détails croustillants d’une visite chez ce drôle de spécialiste. Quand elle le mentionne, il a soudain le regard qui se dérobe et s’empresse de trouver un sujet bien moins dangereux :

      -    Je prendrais bien un p’tit apéro, pas toi ?

 

Seulement, allez savoir pourquoi, aujourd’hui, elle a comme un besoin irrésistible de lui faire partager un petit bout de sa vie de femme, ne se sont-ils pas également mariés pour le pire ?

-         Si tu savais… Je n’ai jamais passé de visite aussi pénible, il faut que je te raconte !

-         Pas la peine, pas la peine, je te crois sur parole ! s’empresse-t-il de répondre, sentant le vent tourner, plaqué, dos au mur, par cette violente bourrasque sans le moindre petit espoir d’accalmie.

-         D’abord, se délecte-t-elle, je ne sais pas pourquoi, j’étais hyper tendue, je ne te dis pas la galère pour passer…

Gris.

 

-         Ensuite, comme c’était ma visite annuelle, j’ai eu droit à la totale avec écarteur et tout et tout.

Blanc cassé.

 

-         Et pour le frottis, la galèèèèèère !!! Rien que d’en parler, j’en ai des contractions !

Livide.

 

-         Heureusement que quand il m’a tâté la poitrine, ça allait tout de suite mieux… Il a même dit que j’avais des seins de jeune fille !

Rose pâle.

 

-         Quand il m’a pesé, il a même ajouté que peu de femmes de mon âge avait un corps si bien entretenu.

Orange.

 

-         Même que je n’ai a-bso-lu-ment rien à envier aux minettes de 20 ans !

Cramoisi.

 

-         Et puis tu sais, mon gynéco…

-         TON gynéco, comme tous les gynécos, est un pervers aux fantasmes non assouvis ! Parce que pour faire ce métier, hein, tu m’excuseras…

 

Que la virilité masculine est donc susceptible, se dit-elle, attendrie par cette montée de testostérone...

Elle est curieuse de savoir quel taux atteindront ces folles hormones lorsqu’elle lui dévoilera qui vient dîner ce soir…

 

Le mois officiel de le lutte contre le cancer du sein est  le mois d'Octobre, cependant, ce n'est pas parce que nous sommes en Novembre qu'on n'a pas le droit d'en parler!

 

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 07:00

sorciere balai La petite fille sort de l’école, heureuse. C’est le week-end, pas de devoirs, un anniversaire chez une copine, cette fin de semaine s’annonce radieuse.

Elle lève les yeux, cherche du regard celui de sa maman, perdu dans cette foule de parents et…HORREUR, tombe sur celui de l’Autre.

Elle s’arrête net, n’ose franchir la grille de l’école tout à coup si protectrice, recule de quelques pas quand une voix autoritaire l’interpelle : « Hé toi ! Viens par ici ! C’est ta mère qui m’envoie ! »

 

Les mères s’écartent, cédant le passage à un balai monté sur jambes, aussi droit que raide.

La honte ! Mille paires d’yeux font l’aller-retour entre la petite fille et le balai. On la regarde, peiné, compatissant, on amorce un geste pour finalement baisser les yeux et taire l’élan qui nous pousse vers elle.

-         Si tu veux, tu peux rester à l’étude, glisse l’institutrice en voyant le balai avancé d’un pas décidé.

La tentation est grande… Tout plutôt que de subir les « Tiens-toi droite, lave-toi les mains, tais-toi, fais tes devoirs !... »

Non, elle ne cèdera pas, elles vont rentrer à la maison, l’une derrière l’autre.

Pourvu qu’elle ne la touche pas ! Rien qu’à l’idée que sa main puisse lui effleurer l’épaule la tétanise de dégoût…

 

Le balai ne salue personne, elle marche droit devant elle, la pousse :

-         Marche plus vite il va pleuvoir, j’ai pas envie d’être trempée à cause de toi !

 

La petite fille croise la voisine qui lui dit en désignant le balai du menton :

-         Ben dis-donc, t’as dû en faire de belles pour mériter ça !

 

Elles pénètrent dans la maison, le balai, qui ne prend pas la peine de s’essuyer les pieds, vocifère :

-         Essuie-toi les pieds ! Range tes chaussures ! Lave-toi les mains ! Attache-toi les cheveux, tu as l’air d’une souillon ! Rejoins-moi au salon !

 

Pas de goûter, bien entendu, cela coupe l’appétit pour le dîner…

 

Le balai l’attend, assise sur le canapé, grignotant des « Petits Ecoliers » au chocolat noir, maculant le sol de miettes éparses. Elle a préparé vingt-quatre additions, douze multiplications et neuf divisions.

-         J’ai pas encore appris les divisions…

-         Et alors ? Comme ça t’apprendras ! Tais-toi et travaille !

 

Le temps est immobile. Surtout, ne pas la regarder…

 

La porte claque soudain : « Me voilà ! Je suis partie plus tôt que prévu ! Chérie… Tu aurais pu t’essuyer les pieds avant d’entrer, il y a de la boue partout ! »

Le balai se lève, enfile son manteau et empoche l’argent dans un vague bougonnement.

-         Je ne sais pas ce que je ferais sans vous ! s’exclame la maman reconnaissante, puis se tournant vers la petite fille, tu dis au revoir ?

-         Au revoir Madame.

 

Puis, pour elle seule :

- Du balai, le balai !

 

Qui a dit que les sorcières n'existaient pas???

 

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Par Sophie L. - Publié dans : Atelier d'Ecriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 25 octobre 2010 1 25 /10 /Oct /2010 07:00

hallowen.jpg La femme marche d’un pas rapide.

Ses talons claquent sur le bitume, secs, rapprochés.

Elle ne court pas. Elle aurait bien voulu mais ne porte pas les chaussures adéquates.

La rue est calme, quelques voitures circulent, des passants à la démarche usée la croisent, tête basse, sans même la voir.

Elle regarde sa montre, dans l’espoir que le temps se soit suspendu. Non, le temps suit son chemin, lui signifiant qu’il est bien trop tard pour rentrer du bureau.

 

Apercevant la bouche du RER, elle accélère le pas, pressée de s’y engouffrer, rejetant au loin les sombres visions que l’obscurité de ce trou béant lui inspire.

Elle tient son sac serré contre elle, son billet à la main, prête à le glisser dans la machine qui lui ouvrira les portes du souterrain.

Elle hésite un instant. Elle aurait dû prendre un taxi…Elle se tourne vers l’escalier qui la ramènerait vers la lumière réconfortante des lampadaires…

 

Pourtant, elle se raisonne, elle n’a plus les moyens d’un tel luxe.

 

Résignée, elle fait glisser son billet dans l’appareil qui l’avale, pousse le tourniquet et pénètre dans le couloir interminable qui la mènera sur le quai.

Elle regarde devant elle : Personne.

Elle se retourne : Personne.

Elle est seule.

 

Elle cherche machinalement son portable dans la poche de son imperméable, elle le sort.

Pas de réseau.

Elle le range, gardant le pouce posé sur la touche « Appel d’urgence ». Elle se souvient que c’est précisément pour cette raison qu’elle a choisi ce modèle.

 

Elle marche de plus en plus vite.

Ses pieds la font souffrir, ses orteils cognent contre le bout de ses escarpins.

Pourquoi les a-t-elle mis justement aujourd’hui alors qu’elle savait qu’elle rentrerait tard ?

 

Sa respiration se fait haletante, elle ouvre la bouche pour aspirer plus d’oxygène. Elle a chaud, elle veut retirer son imperméable mais s’en abstient. Dessous, elle porte cet ensemble printanier que Nicolas aime tant. Encore une erreur ! Elle aurait dû mettre un pantalon.

Elle s’essuie le front de ses mains devenues moites.

Elle ne s’entend plus respirer, son cœur martèle sa poitrine de battements lourds et puissants, ses oreilles bourdonnent de ses coups assourdissants.

Elle accélère encore, s’efforce de le calmer en songeant à des sujets plus distrayants.

 

Alors qu’il commence lentement à s’apaiser, elle perçoit des bruits de pas derrière elle. Il repart de plus belle, frappant contre ses tempes !

Elle s’humecte les lèvres, sa gorge est sèche, sans salive.

Elle force encore l’allure, les pas qui la suivent aussi.

Elle ne veut pas regarder, si elle le fait, elle est perdue. Elle écoute le son des pas dans son dos, essayant de compter combien ils sont. Impossible de se concentrer, trop de bruits parasites.

 

Elle n’arrivera jamais au bout de ce couloir, elle le sait, elle l’a rêvé. Elle a fait en sorte d’y échapper, jusqu’à aujourd’hui. Maintenant, elle y est, il est inutile de s’enfuir, personne ne viendra l’aider, elle sait ce qu’elle va subir…

 

Tremblante, essoufflée, elle ralentit quand elle se souvient de son pouce sur la touche de son portable, elle s’apprête à l’enfoncer lorsqu’une sonnerie caractéristique se fait entendre : Plus de batterie !

 

Derrière elle, les pas ralentissent. Son cœur bat encore plus fort, elle prie qu’il s’arrête brutalement pour faire taire cette torture.

Soudain, elle stoppe : Qu’on en finisse !

Silence.

Elle n’entend que le silence.

 

Tout doucement, elle tourne la tête, puis le reste de son corps : Personne. Elle est seule.

 

Elle repart, hésitante. Les pas derrière elle aussi. Elle se retourne. Personne !

Elle repart, les pas résonnent au même rythme que les siens.

C’est alors que ses yeux se fixent sur ses chaussures.

Elle en a les jambes coupées de soulagement.

Elle a compris.

 

NB de l’auteur :

Heureusement qu'avec les grèves, ce genre de frayeur ne risque pas de se produire...

 

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Par Sophie L. - Publié dans : Atelier d'Ecriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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