Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 07:00

interdit-sourd

 

Lui

Tu m’as l’air irritable depuis quelques jours…

 

Elle

Pas du tout !

 

Lui

Pourtant, là, tout de suite, tu as l’air irrité…

 

Elle

Je ne suis pas irritée !

 

Lui

Parce que, si tu es irritée, je ne demande pas mieux que de t’aider.

 

Elle

Mais puisque je te dis que je ne suis pas irritée, tu m’agaces à la fin !

 

Lui

C’est ta période de ragnagnas, c’est ça ?

 

Elle

Ca fait dix que je ne les ai plus, je te signale !

 

Lui

T’es déjà ménopausée ? Si jeune ? Ben mince alors !

 

Elle

Tu le fais exprès là ?

 

Lui

Ah tu vois ! Je sens une pointe d’irritation dans ta voix…

 

Elle

Aaaah !!!!

 

Lui

Tu ne veux vraiment pas me dire ce qui te tracasse ?

 

Elle

Ce que tu peux m’énerver…

 

Lui

On avance… C’est bien !

 

Elle

T’as décidé de me pourrir ma journée, c’est ça ? C’est un pari avec tes potes ? Un test dans Marie-Claire ? Une idée à creuser pour ta prochaine campagne Marketing ? C’est quoi TON problème ????

 

Lui

Tout doux, tout doux, ce n’est pas parce que tu es irritée que tu doives t’en prendre à tout le monde et en particulier à moi !

 

Elle

Laisse tomber…

 

Lui

Ah mais non, ce serait trop facile ! Veux-tu me dire ce que tu me reproches, je te prie ?

 

Elle

Je rêve !

 

Lui

C’est trop facile de dire que c’est moi qui ai un problème !

 

Elle

Ok. T’as pas de problème…

 

Lui

Détrompe-toi ! Moi aussi j’ai mes problèmes !

 

Elle

Bien.

 

Lui

Ca ne t’intéresse pas de connaître mes problèmes ?

 

Elle

Euh… Tout de suite ?

 

Lui

 Moi aussi je pourrais être irrité, figure-toi !

 

Elle

Tu es irrité ?

 

Lui

Je n’ai pas dit ça.

 

Elle

J’ai du mal à te suivre…

 

Lui

C’est parce que tu n’écoutes pas !

 

Elle

Bien. Je t’écoute.

 

Lui

Je n’ai rien à dire.

 

Elle

Tout va bien alors ?

 

Lui

Tout va bien. Et toi ?

 

Elle

Génial !

 

Lui

On devrait discuter plus souvent. Ca fait du bien de tout mettre à plat.

 

Elle

Sûr…

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Par Sophie L. - Publié dans : Dialogue de Sourds - Communauté : foll-ouf
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 07:00

migraine.jpg Non, non, non, la migraine n’est pas une vaine excuse utilisée par les femmes pour se soustraire au devoir conjugal ! Mettons un terme une bonne fois pour toutes à ces idées reçues qui nous pointent du doigt comme étant de viles créatures manipulatrices…

D’ailleurs, ces femmes-là – eh oui, il en existe quelques-unes, avouons-le – n’ont jamais la migraine, au mieux un très léger mal de tête qui ne les empêche nullement de cancaner au téléphone avec leurs copines au lieu d’aller cajoler leurs mâles en mal de rut.

 

Car la Migraine, la Vraie, lorsqu’elle survient, fait amèrement regretter à sa victime une bonne partie de jambes en l’air !

 

A l’inverse de l’amoureux qui pose un délicat baiser dans le cou, la Migraine aime à commencer les préliminaires par quelques coups sourds tapés derrière les tempes lesquels, au lieu de provoquer les chatouillements espérés, font froncer les sourcils dans l’attente angoissée d’un enhardissement probable.

Devant cette passivité trompeuse, elle ose des approches plus directes, s’insinuant dans le nerf optique, poussant plus loin son emprise sur le corps tout entier, provoquant des frissons dont le plaisir est exclu.

 

Pourtant, l’assiégée se rebiffe, refusant de la laisser mener la danse en solo.

Elle s’éveille doucement aux signaux que son corps lui envoie et décide de prendre part à la partie qui s’engage. Répondant aux avances de plus en plus hardies de la Migraine, elle avale une double dose d’aspirine, dans l’espoir fou de reprendre les commandes, histoire d’inverser un peu les rôles…

 

La vicieuse déploie alors toute son ingéniosité à explorer des recoins encore vierges, éveillant de nouveaux troubles jusque là inimaginables. Adepte de parties à trois, elle invite la lumière à venir jeter son éclat sur sa victime déjà haletante dont les paupières closes fuient ces affolants débordements.

 

Allongée, impuissante face aux assauts sans pitié de son Amante haïe qui la martèle sans relâche de ses coups cadencés, elle rend enfin les armes, épuisée, vidée, s’abandonnant, à son corps défendant, au bon vouloir de son assaillante.

 

Plus tard, bien plus tard, celle qu’on nomme aussi Céphalgie se retire, repue de tant de douleurs infligées, satisfaite de compter à son harem une migraineuse de plus…

 

A tout prendre, la migraineuse échangerait bien cet amour à sens unique contre les caresses parfois envahissantes de son soupirant attitré…

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 07:00

blablabla.jpg

 

Il n’y a pas si longtemps, le petit Gremlin Mâle demandait à sa mère :

  • -         Maman, t’aimes bien être une fille ?

Celle-ci ne répondit pas immédiatement, jugeant avec raison que cette toute petite question méritait bien plus qu’un simple « oui » ou « non ».

Elle interrompit donc ses tâches en cours, prit son Gremlin par la main, le mena doucement au le salon, le fit assoir sur ses genoux et poussa un long soupir inspiré…

  • -         Voyons… Est-ce que j’aime être une femme ?...
  • -         Pas une femme, l’interrompit le Gremlin, inquiet de la tournure des évènements, une fille !
  • -         Si tu veux…, répondit-elle attendrie.

 

Le garçonnet, mû par son intuition masculine, flairant à plein nez qu’il s’était fourré dans un drôle de guêpier, risqua une retraite stratégique :

  • -         T’es pas obligée de répondre tout de suite…, avança-t-il en essayant de se soustraire à la prise maternelle.
  • -         Mais non, mais non, fit-elle en le maintenant fermement serré contre son sein, ta question soulève de nombreuses interrogations sur la condition même de la femme, son ressenti, tant physique qu’intellectuel, car, vois-tu, au travers des siècles, même si elle a évolué, la condition féminine reste un sujet qui fait couler beaucoup d’encre et de salive… Et je trouve très encourageant qu’à ton âge, tu montres un si grand intérêt pour la question.

Le Gremlin jeta un coup d’œil à sa montre : La déception envahit sa pauvre frimousse lorsqu’il réalisa que sa mère avait au moins une bonne demi-heure devant elle avant la préparation du dîner. Il souhaita ardemment que le téléphone sonnât pour qu’elle se lance dans une discussion sans fin avec une de ses amies. Il se promit même de ne pas l’interrompre.

Hélas, mille fois hélas, il était fait comme un rat !

  • -         En y réfléchissant, commença-t-elle, je m’aperçois que je ne me suis jamais réellement interrogée sur ma satisfaction ou insatisfaction à être une femme… En même temps, puis-je vraiment me prononcer puisque je n’ai aucun autre point de comparaison ? Ah mon fils, je reconnais bien là ta quête du savoir…

Ledit fils se tortillait comme un diable pour échapper aux propos dénués de sens de celle dont il se prenait à douter qu’elle fût vraiment sa mère, mais surtout car il sentait poindre depuis un moment déjà, une forte envie d’aller se soulager ailleurs…

  • -         Tiens-toi tranquille ! se fit-il réprimander, pour une fois que nous avons une vraie discussion toi et moi, tu ne vas pas t’enfuir !

Plus que s’enfuir, il appréhendait par-dessus tout quelque fuite indésirable dont la première goutte menaçait de faire exploser le bouchon qu’il ne pourrait retenir encore bien longtemps. Au moment où il allait se jeter à l’eau pour faire part à sa mère de son urgence, son petit tuyau s’ouvrit sous la pression, laissant échapper le liquide impatient de se répandre.

  • -         C’est de ta faute ! vociféra-t-il avant même que sa mère ne puisse dire un mot, moi, je voulais juste savoir si t’aimais bien être une fille parce que les filles, ça ne peut pas faire pipi debout et que je trouve ça nul !

La jeune femme regarda son fils déguerpir la queue entre les jambes, fière qu’il ait, si jeune, relevé une des nombreuses injustices de la condition féminine…

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : au secours, ils grandissent!
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 07:00

brother.jpg La vie est faite d’une multitude d’injustices, l’existence est un long parcours semé d’embûches, blablabla…

Mais la pire qui soit est certainement celle d’être l’aîné! Surtout qu’il ne s’attend pas du tout à ce qui va lui tomber sur le coin du nez ! On fait tout pour lui faire croire qu’il est unique ; sa venue, attendue comme celle du Messie, est fêtée comme un miracle par la famille (au moins, pense-t-on, la mère a quelque utilité et le père a visé juste, pour une fois !) ; une multitude de visages ébahis se penchent sur sa frimousse fripée et s’extasie au moindre rot, pousse des « hourras » à la première dent – ce qui est parfaitement idiot, on n’a jamais vu de bébés sans dents – bref, il mène une vie confortablement égoïste jusqu’au jour où les regards se détournent de lui et qu’on lui annonce stupidement :

  • -         Qu’est-ce qu’elle a maman dans son bidon ? Qui c’est le plus fort des papas qui a mis la graine-graine dans le bidon de maman ??

 

Ne voyant aucune branche ni feuille sortir du ventre de sa mère, l’aîné se désintéresse très vite du délire parental pour aller jouer aux legos, rattrapé aussitôt par son paternel qui, lui collant le nez sur le nombril maternel gâtifie de façon affligeante :

  • -         Et qu’est-ce qu’on dit au bébé, hein, qu’est ce qu’on lui dit au bébé ??

 

L’aîné, qui n’est pas stupide, sait très bien ce qu’est un bébé, il en a déjà vu…de loin. L’expérience ne lui en a laissé que peu de souvenirs, et comme il souhaite ardemment qu’on lui lâche la grappe, il obtempère :

  • -         Bébé !

-         Oh !!! tu vois, il a compris ! s’exclame son père. C’est toi le grand maintenant ! Et puis, il va falloir aider maman d’accord ? Parce qu’elle va être très fatiguée, très lente et très grosse !

 

L’aîné sent alors que son statut est menacé, cependant, ayant la mémoire courte, il oublie aussitôt cet évènement fâcheux malgré les insistances lourdaudes de ses parents. D’ailleurs, il ne voit pas pourquoi ils en font tout un plat car, à part sa mère qui se rue fréquemment aux toilettes tout en insultant son père, rien ne vient perturber sa petite vie individualiste…

 

Jusqu’au jour où, sans prévenir, les voilà qui reviennent avec un paquet gigotant, puant et hurlant dans les bras :

  • -         Regarde qui est arrivé ? C’est qui le grand frère, hein, c’est qui ?

 

Pour faire passer la pilule – plus tard, l’aîné pensera que sa mère aurait bien fait de la prendre, à l’époque – on lui fait croire qu’avant de se pointer, le braillard est passé chez Toy’s R us pour lui acheter un cadeau :

  • -         Oh regarde ce qu’il a amené pour toi ? Des legos !! Il connaît déjà tes goûts !

 

L’aîné est achetable. Il se laisse donc acheter, trouvant par là quelque utilité commerciale à celui qu’il pressent comme étant un futur enquiquineur de première. Toutefois, il s’aperçoit vite que ce négoce a fait long feu lorsque le lendemain, alors qu’il vient quêter une nouvelle preuve d’amour fraternel, on lui répond poliment que son frère, ce n’est pas le Père Noël !

 

Commencent alors pour lui d’interminables corvées jusqu’ici ignorées ; il apprend à se servir du dictionnaire uniquement pour aller y trouver la définition du mot « injustice », surpris de ne pas y lire : « injustice : n.f. Personne dépouillée de passe-droit depuis l’arrivée de son petit frère ! » ; il honnit la litanie sans cesse répétée par ses parents : « Ce n’est pas de sa faute, il est plus petit que toi… », jusqu’au jour où…

 

Jusqu’au jour où, surpris et ravi, il entend pour la première fois sa mère expliquer au petit braillard :

  • -         Lui, il a le droit, parce qu’il est plus grand que toi !

 

Il se souvient alors qu’à Vengeance, il avait cru lire : Tout vient à point à qui sait attendre...

 

NB : Par souci de commodité, ce récit met en scène deux frères, il va de soi que la nature de leurs sexes n’a, dans ce contexte, aucune importance…


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Par Sophie L. - Publié dans : Faites des gosses!
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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 07:00

chat.jpg

 

Ma copine Marion m’attrape par le bras dès que les gremlins ont rejoint leur maîtresse bien-aimée. Autoritaire et sans appel, elle me lance :

  • - Café. Chez moi. Tout de suite !

Pas le temps de répondre, elle m’entraîne, à mon corps défendant alors que j’ai tant de choses à faire…

Arrivées à destination, elle m’assoit d’office dans la cuisine, respire un bon coup puis s‘effondre :

  • - Il va m’arriver un grand malheur…

Intriguée, je répète :

  • - Un grand malheur ? Ah bon ? Quel genre?
  • - Je ne sais pas, soupire-t-elle. Mais tous les signes sont là…

Elle se tait, m’observe, attendant que je la questionne, mettant ma patience à vif.

  • - Tu te décides, oui ?

Tout doucement, jetant des œillades soupçonneuses aux alentours (à part le chien, je ne vois pas qui pourrait nous écouter), elle murmure :

  • - Hier, nous étions invités à dîner…
  • - Oui ?
  • - A table… Nous étions…
  • - Oui ?
  • - 13 !!!!
  • - Oui ?
  • - Quoi oui ?
  • - J’attends la suite…
  • - Quoi la suite ! Nous étions 13, ça ne te suffit pas ?!
  • - C'est-à-dire, euh, c’était qui les 13 ?

Visiblement, j’ai dû rater l’information cruciale car elle s’emporte :

  • - Mais tu le fais exprès ? On était 13 ! A table ! 13 ! Tu piges ?

 

Et la voilà partie à faire le tour de sa cuisine, levant les bras au ciel pour finir par se saisir de la salière et d’en verser minutieusement au dessus de chaque épaule. C’est surprenant cette manie qu’elle a de se saler à tout bout de champ, je ne suis pas certaine que cela soit très bon pour son parquet…

 

Devant son air désespéré, j’abandonne avec tristesse l’idée de connaître le nom des convives, cherche vainement comment l’apaiser lorsque mon regard est attiré par un mouvement dans le jardin :

  • -         Tiens, dis-je, soulagée de pouvoir changer de sujet, depuis quand as-tu un chat ?
  • -         Un chat ? Où ça un chat ?
  • -         Là, dans le jardin, il est mignon, il est tout noir…

Malédiction ! Qu’avais-je dit là…

 

Décomposée, Marion s’approche à pas de loup de la porte-fenêtre, fixe l’animal qui se déplace de la gauche vers la droite avec toute sa grâce féline. Sans crier gare, elle ouvre violemment la porte, invective la pauvre bête qui s’enfuit, tremblante d’effroi.

  • -         Dis-donc Marion, fais-je agacée, c’est ton dîner d’hier soir qui te met dans un état second de vieille folle disjonctée ?
  • -         Ne me dis pas que tu n’as pas vu ? m’agresse-t-elle.
  • -         Vu quoi ?
  • -         Le chat… noir…, halète-t-elle, il traversait devant moi… de gauche à droite…. Aaaahh… Je suis maudite, maudite, maudite…

Et, dans un râle digne de Sarah Bernhardt, elle s’effondre dans le fauteuil.

 

Je la fixe un moment ne sachant comment réagir quand j’ai la très mauvaise idée de partir dans un grand éclat de rire – nerveux – devant un tel exemple de son esprit irrationnel. Loin de partager avec moi ce grand moment de gaité incontrôlable, elle reprend sa salière pour s’en jeter quelques grains.

  • -         Et moi qui te croyais mon amie, murmure-t-elle dans un soupir.
  • -         Mais je suis ton amie, dis-je, vexée, je connais l’adresse d’un très bon psy, tu peux tout me dire…
  • -         Nous sommes entourés d’un monde aux forces inconnues, commence-t-elle d’un ton lugubre, les signes sont là, il faut savoir les décoder, ouvre les yeux et tu les verras aussi…

 

J’ai soudain l’étrange impression de voir Madame Irma se matérialiser devant moi et, ouvrant grands mes yeux, j’y vois le signe qu’il faut que je décampe sans plus attendre avant qu’elle ne me sorte sa boule de cristal.

 

Sur le trottoir, je respire à grandes goulées, heureuse d’avoir retrouver un peu de rationalité, prenant soin, néanmoins, de ne pas marcher dans une crotte de chien (sauf le Vendredi et uniquement du pied gauche) ; de ne pas passer sous l’échelle postée devant chez moi, de fermer mon parapluie avant d’entrer ; de poser la baguette de pain à l’endroit ; d’éviter de jeter mon chapeau sur le lit sans oublier de prévoir une future chasse au trèfle à quatre feuilles…

 

Non pas que je sois superstitieuse mais il est toujours prudent de mettre toutes les chances de son côté…

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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