La vie bouillonnante d'une femme

Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 07:00

speculoos.jpg D’aucuns se sont étonnés, s’étonnent, s’étonneront – ou ont tout bonnement zappé l’évènement – de mon absence prolongée sur le web.

Si aujourd’hui je sors du silence qui fut mien ces dernières semaines, c’est parce qu’il est de mon devoir de vous dévoiler la raison de mon éloignement soudain. Vous le valez bien…

 

La lutte que je mène depuis plusieurs mois me laisse exsangue, sans force ni volonté, jusqu’au point de vous oublier, vous, mes dix millions de lecteurs.

Il y a quelque temps, alors que je ne mesurai pas ma chance d’être en parfait contrôle de mon existence, la bête s’empara de moi sans préavis – mais n’est-ce pas souvent le cas ? – alors que ma garde s’était, un court instant, abaissée.

Etais-je à ce point à bout de force pour l’avoir laissée s’insinuer en moi sans plus de résistance ? Sans doute, car, à peine le moindre petit signe de relâchement perceptible que déjà, je l’ai sentie s’agripper à moi telle une colonie d’insectes capillaires dont on se désespère de se débarrasser un jour.

 

Aussi, après avoir tourné et retourné le pot la situation dans tous les sens possibles, c’est sans ombrages que j’ose vous avouer que j’ai succombé.

Votre bonté naturelle me porte à croire que vous me pardonnerez cette reddition, peut-être même certains d’entre vous me soutiendront-ils dans le long chemin de guérison que j’ai entrepris, ponctué cependant de nombreuses phases de rechute, il faut bien le dire.

Les témoignages que j’ai pu lire çà et là me laissent quelque espoir même si le pourcentage de ceux qui s’en sortent vraiment est douloureusement faible, hélas…

 

Il a suffit d’une fois, d’une seule fois où ma main munie d’une cuillère a plongé dans le pot, et c’en fut fini de moi.

Déjà, lorsque je retirai le couvercle, l’odeur qui assaillit mes narines me fit l’effet d’une overdose sucrée et, alors que je retirai la cuillère de ma bouche y laissant le nectar couleur caramel se dissoudre sur ma langue, des milliers de frissons extatiques me laissèrent épuisée à côté du pot de 400ml… vide. A raison d’environ 600 calories pour 100g, vous comprendrez aisément l’ampleur des dégâts !

 

Depuis, je me bats, je me débats contre l’infâme douceur qui m’attire sans complaisance dans son piège au goût mortel de Spéculoos. Pour me vautrer dans ses bras aux mille calories, je me cache, je vole, je mens à ma famille. Le sommeil m’a quitté, seul compte la volupté gustative de son étreinte envahissante.

 

Sans détours, je vous avoue que j’ai rejoint la secte le groupe des Adorateurs de la Pâte à Tartiner Speculoos Déclarés.

 

Je suis perdue ou bien maudite...

 

NB : Article non sponsorisé mais j’étudierai avec sérieux toute proposition émanant de la marque LOTUS (pas le papier hygiénique, merci…quoique…).

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 07:00

pince.jpg La semaine dernière, alors que Morphée était occupé ailleurs que chez moi, j’allumai le téléviseur et tombai en deuxième partie de soirée sur une émission consacrée à la journée de la femme.

Je m’apprêtai à zapper lorsqu’une femme présente sur le plateau, écrivain de son état et répondant au nom d’Eliette Abécassis évoqua le « Syndrome de la pince à cheveux ».

Tiens, me dis-je, celui-ci, je ne le connais pas. Mais de quoi s’agit-il donc ?

 

Cette jeune et jolie brunette, dont la chevelure dégringolait professionnellement sur les épaules affirmait – en connaissance de cause ?- qu’une femme cédant ses cheveux aux crocs acérés d’une pince s’engageait dangereusement sur la pente du « no couple’s land ».

Aussitôt, je portai une main inquisitrice sur ma tête et constatai, consternée, la présence indésirable de l’objet fauteur de trouble !

Damned ! m’exclamai-je, me voilà sur la pente, attention au roulé-boulé dévastateur !!

 

Non mais sérieusement Eliette ! Vous rendez-vous compte du nombre de malheureuses que vous avez fait en cette seule soirée qui se voulait être à la gloire de la femme ??? Imaginez un peu cette amante, apostrophée soudainement par son compagnon l’accusant de se laisser aller à cause d’une innocente pince !

Et que faites-vous de ces chevelures plates et molles qui ne connaissent pas la discipline et qui tombent telles des spaghettis trop cuits si on a le malheur de leur lâcher la bride ?

Que faire lorsqu’on n’a ni le temps, ni les moyens de rendre une visite bi-mensuelle à notre coiffeur - le plus Tchip soit-il – et que l’on doit malgré tout tenter de dénouer l’imbroglio situé au niveau du cuir chevelu  ??

 

J’aurais bien aimé que vous appondissiez quelque peu votre réflexion mais l’animatrice aux boucles savamment réparties de part et d’autre du visage a dû juger que cela n’était pas nécessaire si elle ne voulait pas avoir à débattre du sujet avec son Jules qui se prend fréquemment la pince dans le nez lorsqu’il veut respirer l’odeur soyeuse de sa blondeur !

 

Car voyez-vous, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours chéri ces pinces qui emprisonnent les mèches indisciplinées tout en libérant certaines rebelles et qui donnent au visage un petit air charmant auquel ne sont pas insensibles les hommes croisés au hasard des années.

Et puis une pince, comme tout accessoire se doit d’être essayée avoir d’être adoptée ! Ni trop lourde, ni trop légère, accrocheuse mais pas casseuse, discrètement fashion, et sachant tenir sa place sans dégringoler tout en se faisant le plus discrète possible.

Enfin n’oublions pas que c’est aussi grâce à son aide que nous pouvons abuser de ce mouvement ultra sexy lorsque, desserrant son emprise, elle délie notre crinière qui se déploie en cascade dans notre dos.

Alors, de là à l’accuser d’être une briseuse de ménages, pincez-moi !!

 

Aussi, malgré ce billet quelque peu pince-sans-rire, c’est sans honte que je continuerai à jouer à pince-mi, pince-moi avec mon accessoire, qui retiendra harmonieusement ma chevelure pendant que j’irai à la rencontre d’une des œuvres de la ravissante Eliette !

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : Interlignes
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 07:00

banniere-food.jpg

 

« Donne du rhum à ton homme, du miel et du tabac, donne du rhum à ton homme et tu verras comme il t’aimera ! », chantait mon ami Georges Moustaki.

Aujourd’hui, exit le rhum et le tabac, ennemis N°1 de la santé publique, mais le miel et tout ce qui transite par l’estomac restent plus que jamais au goût du jour et n’a d’ailleurs jamais quitté le devant de la scène.

Que ce soit la simple bouffe, la malbouffe, la bonne bouffe, rare est une conversation où l’on n’aborde pas la satisfaction gustative des papilles en folie.

 

Jeune fille, n’apprend-on pas que seules deux choses retiendront le mâle à la maison ? Et, n’est-ce pas cocasse qu’un seul mot définisse ces délices si différents mais dont la jouissance fait couler tant d’encre et tant de salive ? Ah… Que ne serions-nous pas prêts à faire pour goûter aux plaisirs de la chair !

 

Dans ma prime jeunesse, ce ne sont pas mes talents culinaires qui m’ont permis d’attraper  dans mes filets quelques spécimens masculins et encore moins d’en ferrer un solidement ! Toutefois, les années me bonifiant comme du bon vin, mais surtout grâce aux multiples blogs culinaires ayant fait recette sur la toile, je peux aujourd’hui être fière de cuisiner autre chose que des cuisses de dinde au four !

 

Soyons néanmoins réalistes, si j’étais un cordon bleu, j’aurais ouvert un blog de cuisine et non pas un blog fourre-tout dans lequel je livre mes recettes sucrées-salées personnelles.

Et pourtant…

 

Et pourtant, en butinant de blog en blog, en prenant une pincée de l’un, une pincée de l’autre, en déposant un commentaire fumeux fumant à droite, en mettant mon grain de sel à gauche, le tout saupoudré d’une bonne dose de Zizi Coincoin (hé non, ce n’est pas une insulte, demandez à Google), je me suis embarquée en toute conscience dans un club étrange composé de quelques follasses autoproclamées

L’histoire aurait pu s’arrêter là si elles n’avaient eu l’idée farfelue de pimenter le tout en créant un blog culinaire à 32 mains, et d’en faire tout un plat en annonçant le lancement officiel sur le web de « Food‘N Follasse» le 07 Mars 2011 exactement !

 

Des recettes miam-miam, faciles à réaliser pour que nous puissions continuer à investir la toile sans se prendre le chou dans la cuisine, alimenté au gré des humeurs et des envies par 16 blogueuses aussi différentes que talentueuses, juste comme ça, juste pour le plaisir.

 

Vous aurez beau chercher, je n’ai encore rien posté, trop occupée à réaliser les recettes déjà publiées !

Je n’ai pas 32 mains, moi !!!

 

Bravo à celles qui ont réalisé le blog, Enjoy et Bon Appétit !

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 07:00

 

jtmf.jpg

 

Avec un titre pareil, on se dit bien justement que c’est tellement gros que cela ne peut être vrai et que l’on peut donc y regarder de plus près sans prendre le risque de dévoiler nos pensées les plus intimes…

 

Et en y regardant encore de plus près, après dix épisodes et dix tentatives infructueuses, j’ose avouer que j’éprouve pour ce brave Partick Dellebois (alias Jean-Christophe Establet, alias Jicé) une sorte de maternelle affection, de franche admiration devant tant de volonté pour atteindre un objectif pour le moins inaccessible.

Et que dire de Christine Dellebois (alias  Muriel Gilbert Chroniquement Egarée), sa charmante (?) épouse sans laquelle cette websérie n’aurait jamais vu le jour – car il faut bien lui reconnaître ce mérite-là ! – qui oscille entre une profonde naïveté et une touchante idiotie ?

 

Pour un peu, on aurait envie de les aider à trouver LA bonne idée qui mettrait fin aux jours de Christine (sans trop de souffrances, la pauvre) tout en libérant cet inventif Patrick de sa présence démoniaque.

Oui mais voilà, si Patrick tue Christine, qu’adviendra-t-il de nous, les 100 000 voyeurs ravis du web pour qui JTMF est un exutoire permettant à certains de poursuivre leur chemin de croix sans passer à l’acte inavouable ?

 

Alors, j’ai décidé d’être le sponsor officiel de  JeTueMaFemme.com pour que Christine jamais ne meure et que Patrick jamais à court d’idées ne soit !

 

D’accord, les producteurs ne le savent pas encore.

D’accord, je n’ai pas un rond.

 

Aussi, vous qui passez par là, rentier désœuvré, journaliste en mal de scoop, société agro-alimentaire à l’affût d’un marché jusque-là inexploré, adeptes du politiquement incorrect, foncez ! Ne vous épargnez aucune peine, donnez sans retenue, sponsorisez à gogo, faîtes tourner en boucle cette nouvelle série déjantée sur vos réseaux sociaux, nul doute que de nombreux conjoints vous en remercieront !

 

Et puis, souvenez-vous, qui n'a jamais eu de  Pensées (In)avouables

 

jtmf2.jpg

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 07:00

talons.jpg S’il est vrai que le dicton «  Sois belle et tais-toi » est  formula non grata et peut faire l’objet d’un dépôt de plainte pour discrimination, il n’empêche que la première moitié n’en reste pas moins une préoccupation fondamentale pour nous, les femmes.

Certaines auront beau lever les yeux au ciel en pensant que ces propos relèvent du plus vil machisme féminin, je maintiens que toute femme a eu, à un moment donné de sa vie, un profond désir de cesser de ressembler à un sac pour se transformer en un coup de shopping compulsif en une créature glamourissime tout droit sortie du plus papier glacé des magazines.

En ce qui me concerne, cela m’arrive en moyenne deux fois par an et, si je suis chanceuse, cela coïncide pile poil avec les soldes !

 

La métamorphose passe par de nombreuses étapes et, afin d’éviter la monotonie, ce n’est pas toujours la même qui s’impose à moi. Aussi, par le passé, ai-je bravement traversé les phases coiffure, esthéticienne, maquillage, relooking vestimentaire mais jamais, au grand jamais, la fièvre de femme fatale ne s’était manifestée par le biais de mes pieds.

Ceci est d’autant plus étonnant que je reconnais volontiers ne pas leur accorder autant de bienveillante attention qu’au reste de mon anatomie ayant même poussé le vice jusqu’à leur porter publiquement offense. Bref, autant l’avouer, je n’aime pas les pieds, quels qu’ils soient et quels que soient leurs propriétaires, ce qui ne m’empêche pas toutefois de les prendre, à tour de rôle mais jamais ensemble selon la formule consacrée.*

 

Pour en revenir à mes orteils, c’est en refusant de se glisser dans mes vieilles converses délavées que j’ai capté leur message plantaire : Des ta-lons !!

Mes petons ne rêvaient que de talons qui déformeraient leurs voûtes, tortureraient leurs orteils, martyriseraient leurs talons et me forceraient à marcher à tout petits pas sur une route plate et sans obstacle, le regard rivé sur la pointe de mes escarpins au risque de me prendre un réverbère en pleine face mais en ayant évité une honteuse foulure de cheville !

 

Je comprenais fort bien leur désir de lever un peu le pied, de cesser de courir sans répit pour flâner en toute inquiétude du haut de leur nouveau piédestal. Et puis, qu’existe-t-il de plus sensuel que la démarche langoureuse et chaloupée d’une paire de hanches nonchalantes se mouvant au rythme aguicheur d’un talon caressant le bitume ?

 

C’est donc avec complaisance que je pénétrai chez un chausseur avec la ferme attention de trouver chaussures à mes pieds.

Je m’élevai alors de quelques centimètres, déambulai négligemment dans le magasin sous l’œil approbateur quoiqu’impatient du commerçant, hésitant, soupesant, réessayant encore les quelques dizaines de paires qui s’offraient à mes attributs de Cendrillon, à ceci près que je doute que Melle la Princesse n’ait jamais eu à débourser un centime pour sa pantoufle de verre !

Je repartis munie de plusieurs spécimens, délestée d’un surpoids bancaire, contemplant avec délice ma nouvelle allure ultra-féminine dans toutes les vitrines de la ville. Quel formidable pied de nez à la Peau d’Ane que j’étais encore le matin même !

Un bonheur arrivant rarement seul, je fus ravie de constater le double effet « talon-cool » : La musculation avérée des fessiers. C’est donc d’un  pas doublement léger que je regagnai mon domicile avec la ferme intention de résilier mon abonnement à la salle de sport.

Parvenue à destination, mes intentions avaient légèrement évolué.

 

Oh, je vous vois venir, sourire à peine en coin, la remarque acerbe au bout de votre langue de vipère et le regard déviant sur mes semelles « œufs au plat »… Sachez, viles créatures, que si j’ai momentanément délaissé mes talons au bout de quelques heures seulement, ce n’est guère en raison des multiples ampoules ou de l’insupportable douleur de mes orteils comprimés, mais uniquement par ce que je n’ai pas encore trouvé la jupe qui va avec !

Parfaitement !

 

* « Prendre son pied », à ne pas confondre avec l’occupation de prendre ses pieds, activité prisée des bébés âgés de quelques mois.

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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