Les entreprises de production de stylos, de dictionnaires et de Bled
seraient-elles en crise ?
A l’heure des ordinateurs, de la culture SMS, du parler chat (pas le miaou, prononcer « tchate »), pourquoi se fatiguer le poignet alors qu’en tapant avec deux doigts, on ne risque même plus la bosse de l’écrivain ! Quand je regarde la mienne - eh oui, elle est encore là – je me demande si je ne vais pas la photographier et l’exposer au musée des temps passés !
Ah ! Le plaisir d’écrire avec une belle plume qui glisse de façon quasi sensuelle sur le papier… Mais je m’égare…
Que ce soit à la force du poignet ou de l’index, l’écriture n’a pas encore disparu de notre univers. En revanche, il y en a une qui a tendance à se faire la malle sans espoir de retour, j’ai
nommé : L’orthographe !
Non pas que je sois une experte infaillible en la matière (je ne m’appelle pas Muriel Gilbert avec son blog garanti
sans faute d’orthographe, mais qui a la gentillesse de corriger les miennes dès la publication d’un nouveau billet) mais je m’enorgueillis d’avoir fait de notables progrès
depuis que les gremlins étudient la grammaire à l’école. Aussi, est-il rare aujourd’hui que je me plantasse (notez la formule !) dans les temps tels que le présent, le futur ou l’imparfait.
Nous abordons en ce moment le passé simple, encore deux ans et je serai au point. Quant au conditionnel, Muriel le sait bien, nous sommes un peu fâchés…
J’oublie bien quelques « s » de-ci de-là, quelques erreurs d’inattention échappent à ma vigilance, mais jamais, au grand jamais, oserais-je vous infliger une telle production :
« Et ta écri koi 2 simpa sur ton blog ? 1 sujé sur les fote d’ortograf ? Ta raison, c hiper unportan sa, les fôte ! Et en plus, ta ossi les fôte de frape ! Ti a pense o fote 2 frape ?»
Tiens, si je montre cette phrase aux gremlins, même pas sûr qu’ils y voient quelque chose à redire…
Toutefois, cette nouvelle façon de s’exprimer à l’écrit est un moyen infaillible pour notre descendance de s’assurer que leur correspondance MSN ou SMS reste aussi opaque pour nous qu’une nuit sans lune, perdus dans une forêt aux arbres touffus, affublés de lunettes noires de surcroît…
Je me souviens d’un SMS envoyé par ma nièce à son père, lequel, fort embarrassé par ce message, nous demanda notre assistance. Vingt minutes plus tard, la jeune analphabète fit son apparition, vertement tancée par son paternel :
- Tu es en retard ! La moindre des choses, c’est de prévenir !
- Mais je t’ai envoyé un SMS pour te le dire ! Tu ne l’as pas eu ?
- Non ! répondit le dinosaure en toute mauvaise foi.
Solidarité oblige, nous nous tûmes… Ce message resta un mystère, jamais nous ne pûmes trouver le moindre hiéroglyphe s’apparentant au mot « retard »…
Aussi, me direz-vous, quelle idée d’avoir inventé une langue dont la grammaire et l’orthographe sont truffées de tant d’exceptions qu’on en vient à en oublier la règle de base ? Comment faire comprendre à un gremlin matheux qui ne fonctionne qu’à la logique qu’il y a des choses que l’on apprend par cœur sans chercher à savoir pourquoi ? Cela ne s’explique pas mais se termine invariablement par une envolée spatiale du cahier de français contre le mur et des hurlements de colère aussi bien que de frustration :
- C’est nul ! Je déteste le français ! Je déteste l’école ! Je TE déteste !
La grammaire et l’orthographe peuvent ainsi être la source de nombreux conflits familiaux au risque de dégénérer bien tristement :
Sophie L dans 10 ans, face à son psy : Mon fils et moi ne nous voyons plus depuis longtemps… Tout a commencé le jour où, apprenant le futur du verbe courir, il m’a dit : « Quand je serai grand, je « courirai » très loin de tes règles ! »
Mais, la grande rêveuse que je suis me dit qu’au contraire j’élève peut-être, dans un genre nouveau, la relève de Bernard Pivot !
PS: Si jamais cet article comporte des fautes d'orthographe, filez tout droit vous plaindre chez Muriel!


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Le
gremlin est un être diabolique, conséquence de la transformation d’un gentil mogwaï, suite à un gavage nocturne et qui se multiplie aussi vite que son ombre au contact de l’eau, c’est dire si on
a peu de chances d’y échapper…
Une de mes lectrices les plus fidèles, première inscrite à ma newsletter (elle !), m’a
expressément demandé d’écrire un billet sur l’autre sujet qui hante la conscience parentale après la vaccination contre la grippe A, à savoir, la fessée.
Oh, je sais bien ce que vous allez dire : Sujet archi connu, maintes fois abordé et
exploité.
Que celle ou celui qui n’a jamais eu cette pensée soit, sur le champ,
lapidé !


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