Tant qu'il y aura des hommes...

Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /2010 07:00

point_d_interrogation.jpgIl m’est arrivé de lire dans les magazines féminins que les hommes ne sont pas contre ce type de lecture, qu’ils piquent la revue à l’insu de leur chérie, voire même qu’ils la parcourent ensemble. Je trouve qu’ils ont bien raison, c’est un excellent moyen pour décrypter les messages subliminaux de la créature avec laquelle ils partagent leurs vies. Certains vont jusqu’à dire qu’ « Elle », « Marie-Claire » ou « Cosmo » leur ont sauvé leur couple.

 

Ce qui m’amène tout naturellement à cette interrogation qui me ronge (non, le mot n’est pas trop faible !) depuis quelques jours : Mais où sont donc les hommes sur ce blog ?!

J’en reconnais bien deux ou trois qui se baladent, certains même s’accrochent, âmes esseulées parmi cette foule – n’ayons pas peur des mots – de femmes avides de mes billets hilarants…

Pourtant, au-delà de son aspect faussement superficiel, vous conviendrez sans doute avec moi que ce blog livre GRATUITEMENT certaines clés permettant à l’homme de base d’aujourd’hui de résoudre partiellement les mystères qui entourent la nymphe qui lui sert de compagne.

Car ces billets ne sont pas écrits à la hâte, entre la douche et le petit-déjeuner, mais mûrement réfléchis, intellectualisés et testés sur un spécimen de haute volée : Le géniteur des gremlins.

Depuis neuf mois que ce bébé blog existe, il va sans dire que le nombre d’accrochages de notre tandem a singulièrement décru. Nul besoin d’argumenter, de tenter inlassablement de lui faire comprendre ma psychologie complexe, un petit billet et hop, Lazare voit enfin jaillir la lumière…

 

Pour preuves, quelques phrases de témoignage recueillies au fil des derniers mois :

« Quand tu me parles, j’essaye de t’écouter » ; « Je demande aux gremlins de m’appeler en douce au bureau pour me prévenir de ta visite chez le coiffeur. Si tu es d’humeur badine, je te dis que ta coupe est magnifique, si tu me tends sèchement la joue, je te propose de préparer le dîner pendant que tu te laves les cheveux » ; « Lorsque tu décides pour la énième fois de te remettre au sport en achetant « Le Pilate pour les nuls », je ne pars pas d’un éclat de rire moqueur en tapotant ta fesse molle, mais je t’encourage en gardant mon sérieux » ; « Lorsque tu me sers un œuf à la coque sans mouillettes après une journée de 14 heures au boulot alors que tu as passé la tienne à bloguer pour pas un rond, je t’embrasse tendrement en te remerciant pour la fraîcheur de l’œuf » ; « Enceinte, je ne dirai plus « tu roules ? » mais « ta plénitude est un enchantement » tout en le pensant vraiment » ; « Je reconnais tes qualités d’éleveuse de gremlins ingrats, pour la peine, je sortirai les poubelles sans que tu me le demandes ».

 

Outre les retombées positives que procurent la lecture de ce blog quant à la quête du Nirvana familial, il permet également aux rares commentateurs d’y aller de leur point de vue, ce qui, remarquons-le, est un gage de mon ouverture d’esprit (comme on dit, tout est bon dans le cochon…). Pour cela, je tiens à remercier Damien qui se manifeste depuis quelque temps déjà avec une régularité qui me fait croire que ce que je raconte l’intéresse, et M1 qui a fait son apparition récemment. Il y a aussi JY et GG, plus épisodiques certes, et dont les pseudos me laissent à penser qu’ils ne tiennent pas du tout à être reconnus…

Pour conclure, ce blog a aussi besoin d’hommes, n’hésitez donc pas à vous manifester, il n’y a pas de honte à lire des sites de filles, vous ne vous en porterez que mieux !

 

PS : Aux lectrices, continuez à poster vos commentaires, sinon, je sens que je vais faire un flop !

PS2 : Ce n’est pas la peine de déguiser votre pseudo en pseudo de mec !

PS3: Une info de dernière minute m'apprend que Sandra les a tous séquestrés dans sa salle de bain!
 

Et puis, pour la route, la chanson « Où sont les hommes » interprétée par Sandrine Sarroche lors du spectacle « Blogs en Scène ». Pour l’écouter, rendez-vous à la 38ème minute.

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Par Sophie L. - Publié dans : Tant qu'il y aura des hommes... - Communauté : tribulations de filles
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 07:00

Aspirine.png- Je suis maladeeee ! Complètement maladeeee !

 


C’est ainsi que l’homme fit son entrée, balançant son manteau sur le divan, les chaussures sous le divan, la cravate sur l’accoudoir du divan et se planta devant son épouse, les oreilles basses et l’œil larmoyant.

 



- Qu’est-ce t’as ? s’enquit-elle

- Ch’suis balâde…

- Oui, mais encore ?

- J’me sens pas bien…

 

Abandonnant sa tâche, elle vint tâter le front tiède de l’agonisant et déclara :

- T’as pas de fièvre.

- Et comment tu le sais ? répondit-il, vexé

- J’ai un don, je sais quand les gens ont de la fièvre.

- Ton don, il est peut-être rouillé…

 

Poussant un soupir exaspéré, elle attrapa le thermomètre et le lui tendit :

- Vérifie, tu verras si je suis rouillée !

- C’est quoi ce truc ??? Comment on le met ???

- Ca se « met » pas, ça se bip sur le front !


Bip, bip, bip, bip, bip, bip….

- Ca marche pas!

- Comment ça, ça marche pas?

- Il dit 36°8, ça marche pas j’te dis !

- Ca marche parfaitement bien, c’est juste que tu n’as pas de fièvre, voilà !

 

Bip, bip, bip, bip, bip…

- Ah si, ça marche! Ca dit 37°2! Tu vois, ch’suis balâde ! Faut que je prenne des médicameeeents !

- Y’a de l’aspirine dans la pharmacie.

 

- C’est où ??? J’trouve pas…

Sans mot dire, elle saisit la boîte de comprimés et lui en fourra deux dans la bouche.

- J’aime quand tu t’occupes de moi…, murmura-t-il, amoureux.

 

 

- Alors, t’en penses quoi ?

- Je pense que ce n’est pas réaliste du tout ! Je ne suis pas comme ça !

- Non mais attends, je ne parle pas de toi là ! C’est de la fiction, c’est pour de rire !

- Ouais, ben ce billet-là moi, il ne me fait pas rire et puis tu vas t’attirer tout un tas de gars qui vont râler à force de nous faire passer pour des andouilles !

- Justement ! Des gars, il en manque sur ce blog, et puis, si ça peut attirer plus de lecteurs, hein, pourquoi s’en priver ? Non ?

- Non, vraiment, il n’est pas bon ce billet, désolé… Aaaatchoum !


- Quoi ? T’es malade ? C’est vrai que t’as l’air tout chose… Tu veux un doliprane ? Attends, je vais te prendre la température, tiens, voilà du pschit pour ton nez… Ah la la la, t’en fais une tête, tu ferais bien d’aller te coucher… Tu veux une tisane, un thé ?? Tu ne peux pas aller travailler dans cet état mon amour…

Ah ben, qu’est-ce que je disais : 37°1 au lever, c’est du 40° ce soir à coup sûr.

Non, non, non, ne bouge pas, je m’occupe de tout, reste au chaud, je vais appeler le boulot pour dire que tu n’y vas pas…

- Non ma chérie, ce n’est pas grave, ne t’inquiète pas. Si je ne vais pas travailler, qui va assurer ton bien-être et celui des gremlins ? Avec ce froid, t’imagines si on nous coupe le chauffage ?

Allez, un peu de courage, tu vas voir, je vais y arriver…

 

 

- Tu rigoles ??? C’est pas du tout crédible cette version-là !

- Ah bon ?…Dommage, j’aimais bien… Aaatchoum !

 

- T’es malade ?

- J’ai un rhume.

- Tu veux un doliprane ?

- Envoie ! A titre préventif.

- Ca va aller ?

- J’crois.

- Ok.

- Ok.

 

A chacun son infirmière…

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 07:00

Elle

C’était vraiment sympa cette soirée !

 

Lui

Très.

 

Elle

Tu as vu comme Marion avait l’air heureux ?

 

Lui

Très.

 

Elle

Et Paul ! Après toutes ces années de mariage… Il la mangeait des yeux ! Il faut dire qu’il a du mérite d’avoir organisé la soirée tout seul… C’était bon, non ?

 

Lui

Très.

 

Elle

Et puis, tu as vu, elle ne s’y attendait pas du tout. Très réussi l’effet surprise.

 

Lui

Très.

 

Elle

Tu as fini là, avec tes « très » !! Ca ne t’intéresse pas ce que je raconte ?

 

Lui

Ca me passionne…

 

Elle

Je n’avais pas remarqué !

 

Lui

J’attends la chute.

 

Elle

La chute ? Quelle chute ?

 

Lui

Je ne suis peut-être pas très finaud, mais là, tu me prends pour une andouille ma chérie.

 

Elle

Je ne vois a-bso-lu-ment pas ce que tu sous-entends…

 

Lui

Ah ? J’ai dû me tromper alors…

 

Elle

Tu reconnaîtras tout de même que peu d’hommes prennent l’initiative d’organiser un anniversaire surprise à leur femme ET de tout assumer derrière, non ?

 

Lui

Finalement, je ne me suis pas trompé…

 

Elle

Et puis, il connaît ses copines, puisqu’il les a invitées, ça prouve qu’il s’intéresse à la vie sociale de Marion, tu ne crois pas ?

 

Lui

Bien sûr ! Remarque, ce n’est pas toi qui me disais que tu le rencontrais souvent sur le chemin de l’école ? Dans ces conditions, c’est plus facile, il me semble.

 

Elle

La question n’est pas là !

 

Lui

Quelle question au juste ?

 

Elle

Ne joue pas au plus fin avec moi !

 

Lui

Ma chérie, à deux heures du mat’, j’ai passé l’heure de « jouer ». Bon, on dort ?

 

Elle

Je n’ai pas sommeil. Je suis tendue.

 

Lui

Viens par là, poulette, je vais te détendre…

 

Elle

Je croyais que tu voulais dormir ?

 

Lui

Justement, je dormirai mieux après !

 

Elle

Magnifique ! Tu me compares à un somnifère maintenant ?!

 

Lui

Je me demande si j’ai chopé la nana la plus tordue de la terre ou si vous êtes toutes comme ça !! Clairement, tu peux me dire ce que tu as derrière la tête au lieu de me tourner autour comme un vautour. Tiens, ça rime ! T’as vu, j’ai fait une rime !

 

Elle

Mais je n’ai rien dans, euh, derrière la tête ! On parle d’un anniversaire surprise et tout de suite, tu te sens visé !

 

Lui

Ah mais, mon amour que j’aime, arrête-toi là, je ne me sens pas visé. Pourquoi ? Je devrais ? Par quoi ?

 

Elle

Tu m’énerves, tiens ! Tu ne comprends jamais rien !

 

Lui

Ne t’en déplaise, tu es toi-même assez loin d’être explicite.

 

Elle

Tu vois, je vais te dire, c’est bien ça le problème avec vous, les hommes, vous êtes incapables de comprendre au-delà de ce que vous entendez !

 

Lui

Tu peux répéter, j’ai pas tout saisi…

 

Elle

Et voilà ! C’est ce que je disais.

 

Lui

Bon écoute, j’ai plus trop envie de faire mumuse ok ? Je vais résumer la situation, tu m’arrêtes si je me trompe : Paul a organisé l’anniversaire surprise de Marion. Toutes les femmes présentes à la soirée se sont pâmées d’admiration et l’ont exprimé si haut que nous, les hommes,  avons très bien entendu ET compris. Alors, si tu veux un anniversaire surprise, tu l’auras, c’est promis. Voilà, t’es contente ? On peut dormir ?

 

Elle

De toute façon, je n’aime pas les surprises, tu le sais pourtant…

 

Lui

Dans une prochaine vie, je serai homosexuel.


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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /2009 07:00

 

S’il y a une chose contre laquelle un homme ne peut lutter, c’est devant le regard papillonnant de sa fille, murmurant tendrement :

- Mon petit papou d’amour que j’aime…

 
Nous qui observons la scène, un sourire moqueur aux lèvres, attendons la suite, curieuse de savoir ce que cache un si bon début.

Le père, lui, cesse immédiatement son activité, quelle qu’elle soit, pour porter son attention vers ce petit bout de femme qui lui joue déjà une formidable scène digne des plus grandes séductrices.



- Oui, ma chériiiie ?

- Tu es le meilleur de tous les papas du monde…

Battements de paupières, bouche en cœur, petit bisou sur la joue, la coquine n’oublie rien, pour un peu, elle nous donnerait quelques leçons que cela ne nous ferait pas de mal.

 

« Le meilleur papa du monde » n’y voit que du feu, accepte, au comble de l’attendrissement, ce compliment supposé gratuit. Il nous coule même un regard chargé de fierté, l’air de dire : « C’est MA fifille, ça ! », oubliant que nous y sommes aussi pour quelque chose dans la conception de la fifille en question…

Enroulant ses bras autour de son cou, frottant sans sourciller sa peau délicate contre la barbe de trois jours de papounet – là, il faut bien avouer, elle est vraiment trop forte ! – elle lui glisse à l’oreille :

- Tu veux bien m’acheter un slim ?

- Un slim ? C’est quoi ça, ma petite fille jolie ?

- Un pantalon, dit-elle, et d’ajouter telle Cendrillon en haillon, je n’en ai plus…

- Comment ???? s’exclame papa, transformé en gélatine tremblotante de compassion, mais que fait ta mère ?!

Ben tiens ! Cela nous aurait étonné, aussi, d’échapper au rôle de la méchante sorcière… Nous décidons de ne pas intervenir, épatée, malgré nous, par le don de manipulation de notre enfant.

- Elle dit que c’est pas grave d’avoir des pantalons un peu courts, que c’est la mode…

Oh !!!!! C’est tellement énorme que nous partons dans un fou-rire à se tordre les abdominaux, sûre que Papou va enfin sortir de son enchantement. Pas du tout ! Le pouvoir hypnotique de sa fille est tel qu’il lui a fait fondre son neurone de discernement !

- Et bien, qu’à cela ne tienne, je t’y emmène tout de suite, moi, t’acheter un slip !

- Euh… un slim, papa…

- Oui, un pantalon, quoi !

- Papa chéri… Tu sais, je peux y aller toute seule si tu veux, donne-moi juste les sous, ça ira…

Hé, hé, hé, nous y voilà, fifille chérie en a après le portefeuille de papa d’amour… Là, c’est certain, il va réagir !

Effectivement, il réagit en sortant un billet qu’il tend à la Garbo de service, laquelle disparaît en me lançant un sourire de victoire.

- Tu te doutes que tu viens de te faire avoir en beauté, n’est-ce pas ? avançons-nous, incertaine néanmoins de la réponse.

- Bien sûr que je le sais ! Mais, que veux-tu, elle est tellement mignonne…

- Ah ? Parce que tu la trouves mignonne quand elle me ridiculise ouvertement devant toi en racontant n’importe quoi sur des soi-disant pantalons trop courts ?

- Allons, elle plaisantait, tu le sais aussi bien que moi…

C’est pathétique la facilité avec laquelle un père se laisse entortiller…

 

Qui pourrait nous comprendre ? Qui ?

Mais bien sûr ! Sommes-nous bêtes de ne pas y avoir pensé plus tôt !

- Allô ? nous répond, à l'autre bout du fil, une voix masculine.

- Mon petit papa chéri ?...

 

Et alors ? Nous aussi, on est la fille d’un papounet…

Par Sophie L. - Publié dans : Tant qu'il y aura des hommes... - Communauté : tribulations de filles
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 08:00


- Ce week-end chérie, c'est moi qui cuisine !


Oh ! Quelle merveilleuse idée ! Je m'imagine les pieds sous la table, mise en appétit par des odeurs aussi alléchantes que variées. Me voici délivrée d'une sinistre corvée l'espace de 48 heures.

Du coup, pourquoi ne pas prendre son temps, se prélasser dans le canapé, déguster un bon roman ? Puisqu'il a l'air si bien disposé, j'en profite même un peu :

- Tu ne me servirais pas un p'tit apéro ?

Je me plonge avec délectation dans ma lecture.

- Qu'est ce que tu veux manger ?

Je trouve que c'est bien gentil de demander. Cela dit, ce serait également très gentil de décider lui-même, depuis le temps, il connaît mes goûts.

- C'est toi le Chef !! Tu as toute ma confiance.


Je tourne ma page, le meurtre a été commis, l'enquête va bientôt commencer, miam, c'est le moment que je préfère.


- On a des olives ?

- ...

- Hé ho ! Je te parle !

- Hein ?

- On a des olives ?

- Dans le placard.

- Lequel ?

- Sous le four.


Où en étais-je ? Ah oui, le meurtre ! La femme qui a découvert le corps de son mari sauvagement poignardé est suspecte. Logique.


- J'trouve pas !

J'ai comme l'impression que je vais rester coincée à la première question de l'inspecteur...

Je me lève, attrape le bocal d'olives et le lui tend. Puisque je suis là, autant lui filer un petit coup de main histoire qu'il me fiche la paix.

- Qu'est-ce que tu prépares ?

- Surprise ! C'est moi le Chef.

- Je voudrai seulement savoir si tu as tout ce qu'il te faut ou si tu as besoin d'aide pour trouver une boîte dans un placard.

Je ne comprends pas, Monsieur se vexe :

- Dis-donc, ce n'est pas de ma faute si ta cuisine est mal rangée !

Je ne relève pas, le week-end a bien commencé, faisons en sorte qu'il se termine de la même façon. Après un petit bisou réparateur, il accepte mon aide, il a tous les ingrédients, normalement il sait où se trouvent les casseroles, le four est toujours à la même place, hop, je reprends mon livre mais je m'exile au fond du jardin, je n'entends plus rien, je fais corps avec l'inspecteur. Il a trouvé un cheveu suspect sur le cadavre du mari, l'épouse nie tout en bloc. Je crois bien que l'enquête va se compliquer, j'en suis à la page 53 et il m'en reste 278 à lire.


- A table !


L'inspecteur a faim, il avale un donuts en vitesse. Moi aussi, je m'en vais grignoter.


Le couvert est dressé dehors, le barbecue fume, j'attends.

- Qu'est-ce que tu as préparé de bon ?

- Hamburger-frites, ton plat préféré.

Ca me va. Mais pourquoi donc avait-il besoin d'olives ?!

- A ton avis, comment se fait-il que la femme soit toujours soupçonnée du meurtre de son mari ?

- Sais pas, répond-il la bouche pleine, peut-être parce qu'à force de laisser la lunette des toilettes levée, beaucoup passent à l'acte !

- C'est une possibilité, en effet...

Toute à ma réflexion policière, je vais dans la cuisine préparer le café. Vision cauchemardesque, Destructor et Terminator sont passés par là !

 

Je m'approche de mon cher époux, sereine, un objet dissimulé dans mon dos et je lui murmure à l'oreille :


- Je crois que j'ai trouvé le mobile...

Par Sophie L. - Publié dans : Tant qu'il y aura des hommes... - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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