Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 07:00

interdit-sourd.jpg Elle

Qu’est-ce qu’on fait  pour les vacances ?

 

Lui

T’as une idée ?

 

Elle

Ben, tu vois, j’aimerais bien quelque chose de différent…

 

Lui

Comme quoi ?

 

Elle

Une destination lointaine, des paysages inédits, aller à la rencontre d’autres cultures…

 

Lui

Mais encore ?

 

Elle

Parcourir le désert, manger local, se fondre dans une foule inconnue…

 

Lui

De l’authentique, de l’équitable…

 

Elle

Laisser derrière nous nos petits soucis, partager, être à l’écoute…

 

Lui

Mais dis-moi, tu deviens mystique !

 

Elle

Ne plus faire à manger, plus de courses ni ménage…

 

Lui

Ah ben non…

 

Elle

La vraie vie, enfin…

 

Lui

Et elle coûte combien la vraie vie ?

 

Elle

Se faire masser, coiffer, manucurée, pédicurée…

 

Lui

En plein désert ? Remarque, c’est peut-être tendance…

 

Elle

Tu crois qu’il y a une Club Med aux Seychelles ?

 

Lui

Je n’en sais rien, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a ni chameau ni dromadaire ! Rapport au désert…

Ceci dit, je ne crois pas que le banquier apprécierait…

 

Elle

Ce que tu peux être matérialiste !

 

Lui

Réaliste, tout au plus.

 

Elle

Remarque, les Seychelles, c’est archi surfait non ?

 

Lui

Si tu le dis.

 

Elle

L’Australie, ce serait pas mal…

 

Lui

On peut monter à dos de kangourou ?

 

Elle

Quoique j’ai entendu dire que les australiens sont un peu primaires.

 

Lui

Et la rencontre avec d’autres cultures alors ?

 

Elle

Il y aurait bien l’Asie…

 

Lui

Du kangourou à l’éléphant, il n’y a qu’une trompe.

 

Elle

Oui mais je ne digère pas leur cuisine…

 

Lui

Tu disais quoi tout à l’heure ? Manger local ?

 

Elle

Enfin, de toutes façons, t’es tellement verrouillé à ton portefeuille que c’est même pas la peine de faire des projets !

 

Lui

Je me demandais aussi quand j’allais intervenir…

 

Elle

Tu vois !

 

Lui

Bon, en attendant, on fait quoi ?

 

Elle

Ben, comme d’habitude, on va chez ma mère !

 

Lui

J’appelle le banquier.

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Par Sophie L. - Publié dans : Dialogue de Sourds - Communauté : foll-ouf
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 07:00

signalisation Ce matin, le réveil a sonné aux aurores. Je lui aurais bien fracassé les ondes mais je me suis soudain rappelé que ce jour était béni.

D’un bond léger, j’ai donc sauté à terre, entonnant joyeusement un petit air entraînant, accompagné de quelques pas de danse non moins allègres.

J’ai repris avec enthousiasme les gestes oubliés depuis trop longtemps : La préparation du petit déjeuner !

 

J’ai mis du noir sur mes yeux, du rouge sur mes lèvres, j’ai passé une tenue sexy et suis allée réveiller mes gremlins avec toute la douceur maternelle qui me caractérise :

  • -         Debout là-dedans, c’est la rentrée, c’est la rentrée, tralalalalère !!!

Grande Gremlin m’a lancé un regard haineux, Gremlin Mâle a hurlé à la mort alors que Petite Gremlin a sautillé de joie :

  • -         La rentrée ! La rentrée ! Des devoirs ! Yes !

Je l’ai vite soustraite au fratricide qui la guettait, ai promptement fait sauter les toasts dans le grille-pain, servi le jus d’orange fraîchement pressé – c’est pas tous les jours la fête ! – en entamant la conversation avec mes assoiffés de savoir :

  • -         Alors ? C’est pas génial de reprendre l’école ?
  • -         Mpfff…
  • -         Apprendre des tas de nouvelles choses ?
  • -         Grrrr….
  • -         Revoir les copains ?
  • -         Mouais…
  • -         La cantine ?
  • -         Trop pas…
  • -         De toute façon, vous ne pouvez pas être en vacances en permanence…
  • -         Ben si…
  • -         Ouais, bon, allez, hop hop hop, brossage de dents et en avant !

J’étais si excitée à l’idée de les voir démarrer une nouvelle année pleine de cours de choses à découvrir que leur père m’a rattrapée par la ballerine en remarquant justement :

  • -         Il n’est que 7h20…

Assis en rangs d’oignons sur le canapé, ils m’ont fixé de leurs regards de mollusques prêts à frire, indifférents à au bonheur qui inondait la maisonnée.

  • -         Evidemment, toi t’es contente…marmonna Grande Gremlin.
  • -         Mais… répliquai-je, l’œil fixé sur la pendule.
  • -         T’es pas obligé de faire du français, toi ! renchérit Gremlin Mâle
  • -         C’est quoi du français ? questionna Petite Gremlin.
  • -         Voyons, protestai-je, bien sûr que je suis aussi triste que vous ! Tu parles ! Ne plus vous avoir avec moi, ne plus vous entendre demander ce qu’on mange quatre fois par jour, vous chamailler, hurler, vous plaindre, vous trimballer à droite à gauche, je vais mourir d’ennui !
  • -         C’est vrai ????
  • -         Bien sûr ! Croix de bois, croix de fer…
  • -         Si tu mens…
  • -         Ouais, ouais, t’inquiète… fis-je les orteils croisés. C’est l’heure là, non ?

Ils se sont levés lentement, ont chaussé leurs baskets neuves, hissés leurs gros cartables sur leurs frêles épaules et se sont avancés vers la porte d’entrée avec un regard implorant vers leur père :

  • -         Courage mes petits, les encouragea-t-il en rajustant sa cravate.

Je les ai conduits à l’école avec la désagréable impression de les mener à l’échafaud.

Je les ai confiés avec reconnaissance à leurs professeurs respectifs, tout en saluant avec empressement toutes mes copines qui m’avaient tant manquées et dont j’avais hâte de prendre quelques nouvelles.

Alors que je savourais à l’avance le goût d’un arabica dégusté en bonne compagnie, Grande Gremlin s’est avancée vers moi, et, l’air profondément inspiré, déclara :

  • -         Noir c’est noir…
  • -         Il n’y a plus d’espoir, complétai-je, fataliste.

Sans une parole supplémentaire, elle s’en fut partager ses états d’âme avec ses potines d’infortune…

Mon cœur s’est soudainement serré, prête à la prendre dans mes bras et à la ramener dans la chaleur protectrice de sa DS maison…

  • -         Un p’tit café les filles ?

Faisant fi de mes états d’âme, j’ai entamé avec entrain ma vie de femme et de mère d’enfants scolarisés.

 

Vive la rentrée !!

 

PS : Tout ceci n’est bien entendu que fiction, à l’heure où cet article paraîtra, la douce mélodie du réveil entamera à peine sa joyeuse litanie et les Gremlins leurs maussades complaintes !


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Par Sophie L. - Publié dans : Faites des gosses!
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 07:00

Sea.jpgAu loin, la douce mélodie des vagues s’échouant sur la plage.

Au loin, les reflets du soleil sur l’océan turquoise.

Au loin, les hurlements de gremlins qui ne sont pas les leurs.

 

Etendue sur une serviette moelleuse, le corps délicieusement parfumé à la crème solaire, une main baladeuse explorant innocemment le torse brûlant de l’Apollon, légèrement appuyée sur un coude, elle approche ses lèvres pulpeuses des siennes - non moins juteuses - pour y déposer un baiser torride, quand elle crache, tousse et lui envoie un jet de bile sablonneuse en plein visage !

  • -         Non mais ça va pas ! Tu débloques ou quoi ?! vocifère l’Apollon agressé.

 

Elle lance un regard contrit vers l’objet de son désir outragé et cligne aussitôt des yeux dans un cri de douleur :

  • -         Aie ! Ca pique, ça pique ! Fais quelque chose !

 

De son œil droit encore valide, elle aperçoit au loin les coupables, lancés dans une course folle laissant derrière eux le spectacle désolant de leurs victimes attaquées par les nuées de sable qu’ils soulèvent sur leur passage.

Les protestations qui s’élèvent n’affolent pas ces délinquants dont les rires insolents fouettent les visages outrés aussi sûrement qu’en pleine tempête du désert.

 

Délestés enfin de ces grains indésirables, les amants reprennent consciencieusement là où ils s’étaient interrompus…

 

Etendue sur une serviette moelleuse, le corps délicieusement parfumé à la crème solaire, une main baladeuse explorant innocemment le torse brûlant de l’Apollon, une brise légère s’efforce, sans succès, d’éteindre le feu de la passion qui brûle en eux. Leurs corps se rapprochent, unis vers le même désir d’exploration quand une tornade ensablée s’abat sur leurs ébats avortés.

A quelques dizaines de centimètres de leur étreinte sableuse, une mégère secoue sa serviette de façon éhontée, sans un regard pour leur libido ensevelie…

 

Déterrés de l’affront, ils reprennent consciencieusement là où ils s’étaient interrompus…

 

Etendue sur une serviette moelleuse, le corps délicieusement parfumé à la crème solaire, une main baladeuse explorant innocemment le torse brûlant de l’Apollon, la chaleur émanant de son être chauffé par les UV – mais pas que – l’embrase, leurs caresses s’enhardissent quand un gremlin à la peau rêche vient étouffer le brasier qui les consume, ne laissant derrière lui qu’une étincelle agonisante.

  • -         Oh pardon ! J’vous avais pas vu !

 

Ils sentent plus qu’ils ne voient des milliers de petits grains malfaisants se glisser dans les moindres recoins de leur anatomie sous le fier regard de l’Homme-Sable qui s’enfuit en se moquant.

 

 

Etendue sur ma serviette jadis moelleuse, le corps délicieusement enseveli sous les algues rapportées par mes gremlins, explorant innocemment le crâne si peu dégarni de mon Apollon, j’observe, amusée, les ébats infructueux des jeunes amants.

Et je me dis que :

a)        Soit le choix judicieux de cette plage réservée aux Gremlins and Co est une façon coquine d’échauffer leurs sens pour atteindre l’apothéose finale dans un coin plus reculé.

b)        Soit l’Apollon n’a aucune envie de concrétiser, d’où ce choix qui s’avère d’une grande sournoiserie.

c)        Soit ces deux-là sont vraiment crétins…

 

  • -         Pourquoi as-tu choisi cette plage ? fait la jeune fille interrompant le cours de ma pensée.
  • -         Parce que, hier, sur les galets, t’as pas arrêté d’râler !

 

La réalité dépasse souvent la fiction…

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : tribulations de filles
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 07:00

cigale.gif

 

La blogueuse ayant flâné tout l’été

Se trouva fort dépourvue

Quand la rentrée fut venue :

Pas un seul petit article

De conte ou de chronique.

 

Elle alla pleurer sa mère

Chez  Muriel, sa commère,

La priant de lui céder

Quelques mots à posséder

Jusqu’au Lundi suivant.

Je te les rendrai, lui dit-elle en mentant

Au quintuple, au sextuple,

Et même au centuple !

 

Tu t’es baladée nez au vent,

La cervelle vide et les bras ballants,

A chanter, à boire et à danser

Sans pour moi une seule pensée,

Répondit le Blog Rose à cette chichiteuse.

Va donc ailleurs jouer les pleureuses !

 

La blogueuse dépitée, alla cliquer

Chez La Poizon,  Bloody, et Alorom

Les suppliant d’accéder à leur R.O.M.

Toutes lui fermèrent leur clavier

En riant de tous leurs dentiers.

 

Tu nous as balancé tes rediffs

Que toi sans doute tu sur-kiffes

Alors que nous exigeons que cesse

Ta honteuse paresse !

 

La blogueuse bafouée alla frapper à d’autres blogs

Lesquels la rejetèrent de toute leur morgue.

Elle alla se plaindre aux lecteurs anonymes

Qui sans façons la renvoyèrent aux abîmes.

 

Qu’as-tu donc fait tout l’été,

Si ce n’est bâfrer et péter,

Nuit et jour à tout venant ?

Eh bien écris maintenant !

 

Ah… Que la vie est donc déprimante

Pour la blogueuse dilettante !

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : foll-ouf
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 07:00

body.jpgEnviron tous les 2 ans, je fais une crise de suractivité sportive. Elle s’impose brutalement à moi à l’approche des beaux jours qui coïncide bizarrement avec une invasion d’articles aussi explicites que culpabilisants : « Comment perdre vos kilos superflus ? », « Belle et ferme à 40 ans ? C’est encore possible ! ». Je croise ma silhouette dans le miroir et regrette presque que l’hiver ne dure pas 12 mois : A l’abri sous mon pull et ma doudoune, c’est la planque idéale. Mais voilà, comme tout le monde, dès l’apparition du soleil, j’ai besoin de faire prendre l’air à mes gambettes. Je les maquille d’un peu d’auto-bronzant pour masquer leur aspect maladif après de longs mois d’hibernation mais n’est-ce pas un peu (oui, un peu seulement !) de cellulite que je vois, là, implantée disgracieusement sur le haut de ma cuisse ?  Ah la la, c’est pas très beau, surtout quand mon regard coule sur la fille du magazine qui me nargue avec ses longues jambes toutes lisses… J’ai beau me dire que ces photos sont archi retouchées, que des fesses comme ça, ça n’existe pas dans la vraie vie, quand même, j’ai mal…

 

C’est décidé, je vais me remettre au sport !

Mon enthousiasme retombe aussi sec quand il me faut choisir lequel, car ce que je déteste

par-dessus tout, c’est de transpirer, de souffrir, d’être essoufflée, de devenir rouge tomate et de marcher en canard pendant des jours, pour un résultat qui se fait attendre des mois durant. Compte-tenu de ces contraintes, je suis mal barrée pour me fabriquer un corps de sirène avant l’été.

Entendons-nous bien : J’ai déjà un corps de sirène, seulement, c’est une sirène qui a eu 3 anguilles, alors, évidemment, il y a quelques retouches à faire…

 

Grignotant quelques barres chocolatées, j’exclue d’emblée le jogging qui, en plus d’être éreintant physiquement est complètement débile ; je cours suffisamment la journée pour ne pas me l’infliger par plaisir !

Je ne me suis pas réinscrite au club de gym, ça m’énerve, primo, de voir des bimbos qui se pavanent le justaucorps dans le derrière, secundo, de me rendre compte qu’il y a des mamies de plus de 70 ans qui ont plus de muscles que moi.

Je feuillette distraitement mon magazine, à la recherche d’une hypothétique solution quand soudain, miracle ! Ou devrai-je dire miracle! Je tombe sur deux « communiqués de presse » faits pour moi. L’un me vante les vertus d’une nouvelle pilule qui raffermit en dormant, l’autre, m’explique que grâce à de petites électrodes invisibles, je peux muscler mon corps tout en regardant ma série préférée à la télé ! Je suis une femme comblée, je vais enfin être une sportive de haut niveau sans en subir les désagréments.

Mon chéri arrive sur ces entrefaites, s’étonnant du bonheur qui irradie mon visage. Mutine, je lui passe les articles. Je l’observe, m’attendant à tout moment à ce qu’il partage mon enthousiasme proche du délire. Il fronce les sourcils, puis fait les yeux ronds, pour finalement s’écrouler dans un fou rire incontrôlable :

- Ah, ah, ah, ce que c’est drôle, parvient-il à articuler entre deux hoquets, et dire qu’il y a de pôvres filles pour croire à des trucs pareils !!

Et moi, de rire (jaune) avec lui. Bien sûr que je n’y crois pas ! Ca se saurait si ça marchait, hein ?

 

En attendant, je n’ai toujours pas trouvé l’activité dite sportive qui m’épargnera fatigue et douleurs tout en remodelant ma silhouette en une semaine, pourtant on ne peut pas dire que je manque de volonté, ça fait au moins deux jours que je cherche…

Fatiguée par tant d’efforts, je m’octroie une petite pause télé et là, je tombe sur une « Spéciale Météo » qui nous annonce que l’on va vivre l’été le plus pourri depuis trois décennies. Je dois être la seule à me réjouir :

Puisque mon maillot va rester sagement dans son tiroir, y’a plus urgence…

 

Rediff toujours...

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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