Partager l'article ! Des lendemains qui déchantent: La paupière se lève lourdement sur un œil glauque. La bouche sèche, à l’haleine fétide, cherche avidement ...
La paupière se lève lourdement sur un œil glauque. La bouche sèche, à l’haleine fétide, cherche avidement la fraîcheur matinale mais ne rencontre que la lourdeur des vapeurs nocturnes.
Les membres gourds tentent quelque mouvement.
Au loin, des cris perçants déchirent les tympans, signe que la journée a bel et bien commencé.
Il faut se lever.
Les pieds traînant sur le plancher, elle pénètre difficilement dans le monde des vivants.
- ‘jour, marmonne-t-elle aux ombres mouvantes devant elle.
- Un petit café, peut-être ? entend-elle de l’oreille droite.
- T’as vu ? Elle est coiffée en pétard…, surprend-elle de l’oreille gauche.
Elle le sait, ce jour sera le plus long de son existence.
Elle boit à petits gorgées le café brûlant, malgré les saltos avant et arrière de son estomac. On lui parle, elle ne répond pas.
- Maman n’est pas bien réveillée ce matin, explique doucement le père.
- Pourquoi, elle a mal dormi ?
- Elle est malade ?
- Dis maman, t’as la grippe A ? Tu vas mouriiiiiir ???
Elle sourit piteusement. Ce petit est observateur. Elle aimerait bien le lui dire, mais elle a peur que d’autres choses que des mots ne s’échappent de sa bouche.
- Non, elle n’a pas la grippe A ! Elle a….elle a…. mal à la tête, précise le seul adulte valide de la maisonnée.
- Alors, il faut lui donner un médicament !
- Quelle bonne idée ! Justement, regarde ce que je lui ai préparé !
Deux aspirines font une miraculeuse apparition, qu’elle avale sans se poser de questions.
On lui prend doucement la main, serait-ce pour la ramener dans son lit afin qu’elle y agonise jusqu’au lendemain matin ?
Hélas, mille fois hélas, on lui rappelle qu’ils sont invités à déjeuner et qu’elle a promis de faire le dessert au chocolat…
Les œufs crus, l’odeur du beurre fondu ont raison de sa résistance. Elle se rue aux toilettes, faisant valdinguer, dans sa précipitation, la chair de sa chair contre le mur. Bien lui en a pris, les cris de douleur masquent les sonorités peu glorieuses que son corps lui imposent.
- Ah ben ça va mieux ! lance-t-elle en s’étonnant de voir une bosse sur le crâne de son enfant, comment t’es tombée toi ?
Cependant, le bonheur est de courte durée. Dans la voiture, elle prend pleinement conscience de ce que signifie « avoir le cœur au bord des lèvres »…
Concentrée pour rester digne, elle ne remarque pas les coups d’œil moqueurs du chauffeur.
Arrivée à destination, elle s’affale dans un fauteuil. Non, merci, pas de champagne, un coca avec beaucoup de bulles fera l’affaire.
Devant le bœuf bourguignon, elle plaque la main devant sa bouche, elle roule des yeux affolés : « Pas ça, pitié, pas ça ! Maman, au secours ! ».
- Ca ne va pas ? s’enquiert l’hôtesse, tu ne te sens pas bien ?
« Pétard, c’était moins une ! » se dit-elle, soulagée.
Traînassant son état comateux, elle maudit la terre entière et en particulier ses faux-amis qui, la veille, lui ont servi un cocktail tellement délicieux (et alcoolisé !) qu’elle ne s’est pas méfiée. Pourtant, elle se souvient de la petite sonnette d’alarme qui l’avait alertée quand, malgré le port de ses nouvelles lentilles, elle avait vu Marion devenir floue et déclaré à cet imbécile de Stéphane qu’elle le trouvait vraiment passionnant. La honte s’abat sur elle quand elle réalise qu’elle a poussé la chansonnette debout sur une des chaises du salon.
Elle se tourne vers son mari dont l’ironie affichée ne lui est d’aucun soutien.
Une petite phrase martèle ses tempes douloureuses:
« Tu as bien chanté ? Et bien maintenant, danse, ivrogne ! »
Nota Bene:
Je dédie ce billet à mes amis dits "de l'impasse", lesquels, vu leur goût prononcé pour tout ce qui est alcoolisé, ont certainement vécu un fameux Dimanche....

Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
Et je te souhaite que cela continue!
Rapport à la première fois où les enfants ont supputé un truc pas net dans le réveil du dimanche matin -la raclette de la veille a tout pris. :-)
J'espère que ce matin tu es en pleine forme !
La raclette, pas trop mon truc...
l'aspirine c'est avant de boire qu'il faut le prendre ;), pour la prochaine fois tu sauras.
Bon, ceci dit, je n'ai JAMAIS fait valdinguer la chair de ma chair, hein!
Miam.
http://lamerejoie.com/2009/07/20/gueule-de-boi/
PS : Je sais pas où est passé mon "S" à bois...
Je crois que je vais devoir vérifier la touche de mon clavier...
C'est parce que je te connais en vrai que je me permets de dire ça, sinon, je n'oserais pas... Entre Sophie(s), on se comprend!!! Enfin, là, je ne sais pas si je me comprends moi-même... Bon, je vais me coucher!
Oups.
Non pas que l'alcoolisme soit mon hobby, mais mince, 9mois, c'est super long quand même!
Bon si finalement pour toi ce n'est ni l'un ni l'autre, je compatis. Grave.
et puis, quand ça arrive on (les autres!) en rigole...longtemps après!
Pour Miss chocolat: combien tu payes pour avoir la bande son de Sophie!! Quelle honte une telle situation pour une reine des pommes!!!
Je t'interdis de négocier quoique ce soit sans mon accord! Et les droits d'auteur alors????
Biz Nath!
Bravo ! enfin non...pas bravo ;)
Même mal de tête, même dégoût du Bourguigon, même sprint aux toilettes....
Finalement je sais pas lequel est pire ?
Oups, pardon, c'était trop fort !
Remets-toi bien !
NB: Pour celles qui l'ignorent, indépendemment d'un blog, La Parisienne est AUSSI une course exclusivement réservées aux femmes, à laquelle Lau a fièrement participé!
Et dans ton thé, tu mets quoi? Du thé, bien sûr, what else?
Biz!
J'en viens justement, mais je ne comprends pas, j'ai un peu la tête qui tourne, hips. Je dois couver quelque chose... Hips!
A ton service!
Une mère respectable qui se met minable. Non franchement, je ne te félicite pas du tout
(merci pour le lien c'est trop gentil !)
Si j'arrive à vaincre ma paresse, je ferai ton concours!!!
pour ça que je bois plus parce qu'avec les gamins, les lendemains de fête, c'est l'agonie totale...
Quoique cela donne plein d'idée d'excuses!
Aurais tu ce jour là oublié la règle d'or?
continue sylv! tu es si drôle avec un verre dans le nez!!