Quand
grande gremlin veut, grande gremlin veut !
A force de cajoleries, de bouderies, de bourrage de crâne et du passage en boucle de « L’Assasymphonie », le père Noël a cédé et envoyé toute la famille admirer « Mozart l’Opéra Rock ».
Je ne vais pas m’appesantir sur le spectacle - excellent au demeurant, même que Petite Gremlin est tombée raide dingue de Mozart qu’elle confondait fréquemment avec Salieri, du coup, elle a souvent eu l’impression de voir double…- mais sur l’après-spectacle lorsque j’eus la bonne idée de proposer :
- Et si on allait demander des autographes ?
M’armant de mon plus beau sourire aux dents récemment blanchies, j’abordai un gars qui semblait être bien introduit dans la place :
- Dites-moi mon brave, sans vouloir vous commander, auriez-vous l’obligeance d’annoncer notre venue à la troupe de comédiens-chanteurs-danseurs ?
Dans un clin d’œil complice, l’homme répondit :
- Allez donc voir au bureau d’accueil.
J’entraînai toute la clique à ma suite, béate d’admiration devant mon à-propos, car nul doute que nous nous dirigions droit dans les loges et qu’avec un soupçon de chance, nous sablerions le champagne avec la bande à Mozart.
Mais être groupie ne s’invente pas !
En fait de loges, nous nous retrouvâmes bravant le froid, coincés entre les barrières et une meute de fans assoiffés d’autographes dans l’espoir que le Graal leur apparaisse enfin.
Très vite, je m’aperçus que la solidarité groupiesque est un gigantesque trou sans fond, aussi, je poussai la gremlin en avant, l’incitant à jouer des coudes, mordre, marcher sur les pieds de tout être la séparant de ses idoles, y allant même d’un :
- Place, place ! Cette gremlin fait un malaise vagal, laissez passer !
Rien n’y fit. Grande gremlin me fustigea du regard, toute trace d’admiration envers sa génitrice envolée…
Ne reculant devant rien, je hurlai :
- Je suis enceinte, je vais accoucher, tout en essayant de coincer la tête de petite gremlin dans ma parka, laissant dépasser ses pieds, preuve incontestable que la délivrance était imminente !
L’homme m’attrapa par la capuche, menaçant :
- Si t’arrête pas tout de suite, je t’en fais un quatrième !
J'obtempérai aussitôt: Tout, mais pas ça…
Je n’eus d’autre alternative que d’attendre par -42° que les stars daignent pointer le bout de leurs stylos, en m’écriant, à chaque fois que la porte s’ouvrait :
- Ah oui ! je le reconnais lui, c’est, euh…, c’est…
- Maman, tais-toi, c’est le vigile !
N’empêche, il faut reconnaître que les vigiles du Palais des Sports, ils sont tellement beaux qu’ils mériteraient d’être célèbres…
Au compte-goutte, les danseurs et chanteurs arrivèrent ; grande gremlin eut droit à pleins d’autographes dont celui du très beau (miam) Florent Mothe, qui eut l’exquise gentillesse de s’attarder longuement auprès des fans en délire lesquels souhaitaient impatiemment l’apparition divine de Mozart, alias, Mikelangelo Loconte.
Une heure plus tard, les pieds gelés, la goutte au nez et un très léger agacement naissant, le beau vigile vint annoncer que Mozart ne viendrait pas, qu’il dînait, privant ainsi les groupies d’un « Ti amo » de l’étalon italien…
- Et moi alors ? m’écriai-je, tu crois pas que j’ai faim ? Tu crois que ça me fait plaisir d’attendre par -85° sous une tempête de neige ? C’est quoi ces caprices de star ???
Je m’éloignai, outrée, scandalisée, pestant contre ces artistes qui ne seraient pas là où ils sont sans leurs fans !
Alors, Mr Loconte, malgré ta prestation, je ne te félicite pas et à ta place, je ne serais pas fier des larmes que tu as fait couler sur les joues de la petite fille qui t’a attendu sans se plaindre pendant plus d’une heure.
Pour ma part, j’abandonne dès à présent le métier de groupie, c’est pas une vie !
Message personnel à Mikelangelo :
Comme je ne suis nullement rancunière, un message personnalisé accompagné d’un dîner feront l’affaire pour effacer ton erreur de jeunesse…

Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
Quant au culot des femmes enceintes, ma foi, on se bat avec les armes que l'on a...
Bon, je sors.
Ha ha ha!!!! La groupie attitude, c'est pas ton truc!
Bonne année à toi !
il paraît qu'il revient en octobre prochain Mozart, cette fois ci j'irais!
Ouais, tu verras dans quelques années quand Nina te suppliera de faire la sortie des aristes! On en reparlera, surtout qu'avec tous les spectacles que tu l'emmenes voir, ça risque d'arriver plus tôt que prévu!!!
Quelle adorable mére es-tu pour braver ta frilosité légendaire afin de faire plaisir à tes gremlins!!!
Biz!
Et supporter les cris stridents des autres groupies en delire, leur bave et halène qui acclament leur idole... yeurk!
Voui! T'as raison... changes de carrière... et puis y'a pas d'avenir dans ce métier là!
bIZZ!!
J'ai récemment été taxée de frappadingue, alors, folle, pourquoi pas!
non mais, c'est quoi ces petits freluquets qui osent faire pleurer les jeunes damoiselles ?
Et sinon La comédie musicale, non parce que ça me tente Mozart, si, si!!!
Sinon, tu veux bien crier plus fort: "Quel talent!", j'ai pas bien entendu...
Où est passée la galanterie?!
Ca me fait plaisir de te voir par ici!
Bonne année à toi et surtout, plein de relooking!
mais bon, elle a fait 2 heureuses quand même!
Bref, à part avoir traîné une journée avec Jacques Dutronc il y a 20 ans, les stars, j'en fréquente pas!
euh....s'il reste de la place au dîner, je peux????