Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 07:00

Une de mes lectrices les plus fidèles, première inscrite à ma newsletter (elle !), m’a expressément demandé d’écrire un billet sur l’autre sujet qui hante la conscience parentale après la vaccination contre la grippe A, à savoir, la fessée.

Loin de moi l’idée de concurrencer l’excellent dossier de La Mère Joie  que je vous conseille de lire si ce n’est déjà fait.

 



Pour vous en parler, je suis allée consulter un psy afin qu’il m’aide à remonter dans les tréfonds de mon enfance et faire jaillir à la lumière des projecteurs le traumatisme « fessial » qui fait que je suis l’adulte d’aujourd’hui.

Nous fîmes chou blanc : Point de souvenir ! Pas la moindre trace de doigts sur mon derrière !

En revanche, un soufflet baffe magistral administré par mon papa à l’âge ingrat de l’adolescence. Pas besoin de psy pour cela, c’est encore très brûlant sur ma joue…

(Papa, si tu me lis, sache que je n’en t’en tiens aucune rigueur, c’était de ma faute, je n’avais  pas à t’insulter à voix haute, il est vrai, qu’en ce temps-là, ton ouïe était infaillible…).

 

J’étais bien embêtée, qu’allai-je pouvoir écrire ?

 

C’était sans compter sur ma bande de gremlins (oh, comme je les aime, parfois) lesquels lancèrent le sujet très naturellement :

- Maman, tu nous as déjà donné une fessée ?

- Une petite tape de temps en temps, oui.

Dans leur éducation, j’estime qu’il est essentiel de leur dire la vérité… Ce qui ne m’empêcha pas d’attraper le téléphone au cas où il leur prendrait la très mauvaise idée d’alerter les autorités.

- Et qui tu as le plus tapé ?

- D’abord, que les choses soient claires, je ne vous ai pas « tapé », vu ? Seulement, euh…, seulement… Bon, bref, gremlin 3 a reçu le plus de tapes sur les fesses.

- Combien ?

- Ah mais, je n’en sais rien moi !

Le visage de la petite gremlin se fendit d’un large sourire :

- C’est moi qui ai gagné, e ! C’est moi la plus forte, e ! chantonna-t-elle au comble du contentement.

Je savais que je ne comprenais pas grand-chose à la psychologie enfantine, mais à ce point…

 

Bien sûr, il m’est arrivé d’avoir une furieuse envie, pulsion tout juste contrôlable de les déculotter, les coucher sur mes genoux et de les fesser jusqu’à imprimer la marque de mes doigts sur leurs postérieurs rebondis, mais je n’ai jamais franchi la limite et ce, pour une raison évidente :

J’ai la paume des mains délicate.

 

Mon truc à moi, c’est de les punir dans leur chambre de la façon la plus pédagogique qu’il soit :

- Va te calmer dans ton espace afin de réfléchir aux méfaits de cette crise qui a pour conséquence d’envenimer nos relations. Dans ta chambre au pas de course, sinon, je ne réponds plus de rien !

Au terme de la réflexion (quand les cris cessent) je renoue le dialogue :

- As-tu réfléchi ?

- Oui.

- Tu sais pourquoi tu as été puni(e) ?

- Non.

 

Les voies du gremlin sont impénétrables.

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Par Sophie L. - Publié dans : Faites des gosses! - Communauté : au secours, ils grandissent!
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