Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 07:00

Oh, je sais bien ce que vous allez dire : Sujet archi connu, maintes fois abordé et exploité.

Certes.

Mais jamais résolu ! Jusqu’à ce jour…

 

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé !

J’ai parlé, expliqué, montré, démontré, râlé, hurlé, cajolé, psychanalysé, aidé, amadoué, rien n’y a fait. Je me retrouve systématiquement, serpillère ou éponge à la main, en train d’essuyer la goutte (quand ce ne sont pas les chutes d’Iguaçu) sur laquelle je m’assois ou pose mon pied.


Il y a bien longtemps que je ne me bats plus contre la lunette toujours levée, jamais baissée (à quoi bon, c’est un geste que le cerveau masculin ne conçoit pas) mais je refuse d’abdiquer devant le liquide jaunâtre et malodorant qui agresse ma vue et mon odorat sitôt la porte des toilettes passée !

 

J’ai immédiatement mis hors de cause les gremlins femelles, je suis bien placée pour savoir que l’on ne déborde jamais. Il me restait donc deux coupables possibles : Le gremlins mâle et son géniteur.

Après une enquête détaillée qui me permit de situer l’heure du crime entre 16h30 et 18h00, le doute ne me fut plus possible, j’assis le coupable face au jury d’accusation, ne lui octroyant pas le luxe de la présence d’un avocat et le sommai de s’expliquer sur les faits qui lui étaient reprochés :

- Accusé, lève-toi !

- Mais maman…

- Mais « Madame le juge » je te prie ! Ta mère n’existe plus ! Ta présence aujourd’hui devant nous est requise pour justifier des accusations qui sont portées contre toi. Que plaides-tu ?

- Mais…

- Bien ! Si nous en jugeons par ton manque de réaction, la cour décide que tu plaides coupable !

- Mais maman…

- Silence ! Tu parleras quand nous le jugerons nécessaire.

Accusé, reconnais-tu être aller te soulager dans le lieu-dit « Toilettes » entre 16h30 et 18h00, en ce jour du Lundi 09 Novembre de l’année 2009 ? La cour te somme de répondre !

- Maman, j’comprends rien…

- Si j’entends bien, tu récuses les faits ?

- JE COMPRENDS RIEN, JE TE DIS !

- Parfait ! La cour reformule la question : Est-ce que tu as fait pipi par terre dans les toilettes quand tu es rentré de l’école ?

- C’est pas moi ! J’suis pas allé aux toilettes !

- Mesdemoiselles les jurés, je vous prends à témoin. Ce gremlins qui vous fait face ose soutenir qu’il n’est pas coupable de la flaque de liquide corporel jonchant le sol du lieu-dit « Toilettes ». Bien que le bénéfice du doute ne lui soit pas permis, nous, la cour, ordonnons une reconstitution des faits ! Néanmoins, compte-tenu du caractère spécial de la scène, seule la cour est autorisée à en être le témoin.

Accusé, montre-nous comment tu fais pipi !

- J’ai pas envie

- Fais semblant ! Hmmm, es-tu sûr que tu positionnes l’objet du délit comme ceci ?

- Oui, on vise au milieu, comme papa m’a appris.

- Ah ah ! Tu as donc un complice ! La cour s’en doutait…. Ensuite ?

- Quand j’ai fini, je me rhabille…

- Trop facile ! Mesdemoiselles les jurés, notez que nous avons affaire à un fieffé coquin, mais tu n’en tireras pas à si bon compte mon lascar, nous apprenons à l’instant que ton compère a été appréhendé et qu’il sera là dans un instant !

- Maman… C’est moi…

- Ah !!! Enfin les aveux !!! La cour, après délibération, t’octroiera peut-être les circonstances atténuantes… Mais, qui a dit-ça ?

- C’est moi, maman.

- Comment ?? Le, pardon, la coupable se trouve dans le jury ! Ah non, mademoiselle, inutile de t’accuser pour sauver ton frère, la cour sait que ce n’est pas toi, techniquement, c’est impossible !

- J’avais très envie, je ne me suis pas bien assise et ça a coulé par terre.

- La cour, une fois de plus, se félicite de la manière dont ce procès s’est déroulé et qui lui a permis, grâce à son impartialité, de démasquer la coupable !

Accusée, nous vous condamnons à passer la serpillère ! Quant à toi, jeune homme, tu lui fourniras l’eau chaude, pour toutes les autres fois où des gouttes de liquide nauséabond ont atterri sur le couvercle du lieu-dit « Toilettes ».

L’audience est levée !

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Par Sophie L. - Publié dans : Faites des gosses! - Communauté : au secours, ils grandissent!
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