Partager l'article ! Le baiser du soir: L’enfant est couché dans son lit. Comme tous les soirs, il attend que ses parents viennent l’embrasser. Il les entend ...
L’enfant est couché dans son lit. Comme tous les soirs, il attend
que ses parents viennent l’embrasser. Il les entend discuter dans la cuisine dans le joyeux tintamarre des casseroles et des assiettes.
Il aime cette attente.
Parfois, lorsqu’ils tardent trop, il les rappelle à l’ordre, il a toujours peur qu’ils ne l’oublient.
Ce soir, c’est son père qui pénètre le premier dans sa chambre pour le baiser nocturne. Il n’a pas encore eu le temps de se changer et il porte les odeurs du dehors, étrangères à son univers. Il n’ose pas le lui avouer mais l’enfant n’aime pas cette odeur de travail que son père ramène à la maison…
Pourtant, il noue ses petits bras tous fins autour du cou de l’adulte et respire, ravi et rassuré, quelques lointaines effluves du parfum de sa mère. Son papa lui souhaite bonne nuit et quitte la chambre en cédant la place à Maman.
Maman est souriante aujourd’hui.
Elle a ri avec lui, ils ont même joué aux petits chevaux.
Dans ces moments-là, il trouve qu’elle est la plus magnifique de toutes les mamans. Il la regarde, les yeux émerveillés, emplis d’un amour infini…
En secret, il l’appelle « Ma Femme ».
Il sait bien qu’elle ne sera jamais sa femme, à son âge, on sait que l’on ne peut pas se marier avec sa maman, n’empêche, quand elle est belle comme ce soir, il se plaît à imaginer…
Lorsqu’elle se penche au dessus de lui, il l’attrape par le cou et lui baise les lèvres, tout doucement.
Oui au fond, pourquoi ?
Elle lui ébouriffe les cheveux, chatouille son petit nez et murmure :
Sa mère le fixe, surprise et amusée :
Stupeur.
Silence.
Menace.
Le ciel de l’enfant se voile d’un seul coup. Maman ne sourit plus, ses yeux ont perdu de leur douceur, son visage détendu s’est durci, elle le couche violemment sans même un baiser, éteint la lumière et sort en fermant la porte.
Il entend ses pas qui s’éloignent.
Elle est fâchée, il ne comprend pas pourquoi. Il voudrait la rappeler, s’excuser, mais il n’ose pas.
Etendu dans son lit, c’est à peine s’il s’autorise à respirer normalement. Son cœur fait un tel boucan qu’il n’arrive à rien écouter d’autre.
C’est ça le problème avec Maman. Un coup elle sourit et pouf, l’instant d’après elle est fâchée.
Au loin, il parvient à entendre les éclats de ses parents. Sa mère a cette voix stridente qui le terrorise, son père gronde.
Pour la troisième fois cette semaine, la Querelle s’est invitée dans la maison et dépose sur le front de l’enfant son baiser du soir.
Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
Comme quoi, en cherchant un peu!
merci sophie
moume
La réalité n'est pas toujours drôle...
Oh? A ce point???
On ne vit pas dans un monde de bisounours!
Je pense que ce n'est pas facile pour la maman non plus, ni pour le reste de la famille d'ailleurs...
Tourner sa langue dans sa bouche n'est pas le propre de la concierge Lily!
Je me disais aussi, au fur et à mesure de la lecture, que c'était drolement bien écrit!
bien vu ma Sophie et sûr que tes lecteurs/lectrices ne se tromperont plus de cible dans ces moments 'délicats.
Oh, je ne tiens pas à être moralisatrice, loin de là. On fait ce que l'on peut avec ce que l'on a.
Et que c'est bien écrit ...!
Il faut apprendre l'art de ne pas être d'accord en toute tranquillité!
Comme quoi, on peut toujours être surpris.
Ben oui, mais ça existe...
Oui, moi aussi.
que de dégâts peuvent faire ces querelles
joliment conté
bonne journée
Oui, il faut faire attention à ce que l'on dit, les murs abritent parfois de petites oreilles indiscrètes...
Remets-toi, remets-toi!
Ca sent bon le dentifrice Colgate! Il vaut mieux ça que le bon gros cigare!
je n'aime pas les querelles. ni les enfants qui souffrent de cela aussi. que cela soit fictif ou pas.
La chute est rude, c'est sûr. Tu n'es pas fâché j'espère?
Merci Nath! Je suis contente de te revoir ici.