Jusque là, je l’aimais bien, moi,
Miss Chocolat…
Elle fond pour le chocolat (moi aussi), elle a un bon humour (moi aussi !), elle a l’air charmant (moi aussi !!), tous les ingrédients étaient donc savamment dosés pour créer une connexion bloguesque des plus harmonieuses…
Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes 2.0, quand, sans prévenir, elle publia un article des plus effroyables.
La chose était si choquante, si terrible, que sitôt mon commentaire posté, je quittai rapidement son blog, fermement décidée à oublier ce billet déplaisant.
La peste qui sommeille en moi bataillait sec avec sa colocataire bien plus généreuse et moi, puntching ball entre ces deux catcheuses, ne cessait d’arpenter la maison de long en large ne
sachant à laquelle des deux accorder la victoire de ce combat acharné.
Mais laissons les deux lutteuses sur le ring et intéressons-nous au sujet de leur discorde musclée.
Pendant que Miss Chocolat endormait notre méfiance dans la lecture de Pause Chocolat, la coquine, travaillait, en silence, à l’élaboration d’un livre ! A ce stade, me direz-vous, rien de bien extraordinaire : Quel bloggeur ne caresse pas le doux rêve d’écrire une œuvre qui le révèlera au grand public ? Certains en ont même commencé la rédaction, mais, de là à inscrire le mot fin sur le manuscrit ET surtout, à trouver un éditeur, c’est une toute autre histoire, n’est-ce pas ?
Pas pour Miss Chocolat.
Sous couvert d’une formation scientifique qui nous laissait à penser que son esprit cartésien ne s’en laisserait pas conter par son imaginaire, la belle écrivait et éditait !
Sans plus réfléchir, j’envoyai, d’un bon crochet du droit, la peste au tapis, et allai à la découverte de « Oufti et le roi de Houtsiplou ». La Miss dut sentir que j’étais revenue à de bonnes dispositions car elle me fit l’honneur de se défaire d’un de ses exemplaires pour me l’expédier, dédicacé !
Le soustrayant aux mains chapardeuses des gremlins (« Maman, c’est un livre pour les enfants à partir de 9 ans, ce n’est pas pour toi, rends-le nous ! »), je me laissai entraîner par ce conte des temps imaginaires, à la lecture aisée, dont le ton volontairement léger et humoristique n’en décrivait pas moins, avec justesse, les différences culturelles et économiques, d’un continent à un autre.
Mais cette jeune écrivaine est ambitieuse : Non contente de l’avoir écrit, édité, voilà qu’elle voudrait faire découvrir le Monde d’Oufti par le plus grand nombre de gremlins (en même temps, on ne peut pas lui en vouloir…), alors, elle a mis en ligne un concours pour vous permettre de gagner un exemplaire de son livre ou, si vous n’avez pas la chance d’être élu, de vous donner une idée de cadeau intelligent à l’occasion des Fêtes de Noël.
Ca se passe ici, tous les détails y sont, ne comptez pas sur moi pour vous les donner, tout réconfort demandant un minimum d’effort !
Pour couronner le tout, Miss Chocolat a entrepris la tournée des libraires et se prête aux séances de lecture-dédicace…
Alors qu'elle améliorera la dextérité de son poignet, on se demande qui va garder ses gremlins pendant qu’elle s’amuse, hein ???
Quant à moi, je file, j’ai un livre à terminer…

Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
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