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Autant se faire
une raison : En période de Coupe du Monde de football, il est difficile de ne pas se manger quelques ballons dès le petit déjeuner jusqu’au digestif du soir…
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j’accepte, magnanime, de sacrifier un mois de culture télévisuelle pour supporter quatre semaines de vuvuzelas.
C’est donc confortablement allongée sur le canapé, munie d’un paquet tout neuf de Picorettes que je suis et commente avec Mr Gremlin, les actions footballistiques.
Il y a bien des moments où la stratégie du jeu m’échappe, mon esprit s’égare, vagabonde par delà les pelouses sud-africaines, mais les coups de sifflet répétitifs de l’arbitre signale aussitôt ma faute et me ramène dare-dare sur le terrain. Aussi, pour faire passer le temps, j’observe le jeu et ses arrêts sous un angle nouveau. Et depuis trois ou quatre matchs, cette observation tourne à l’obsession…
Et je me demande : Ces joueurs de foot, avant de devenir les stars adulées du ballon rond, ont été de petits enfants non ?! Avec une mère censée les élever, non ?! Je ne cite délibérément pas les pères, lesquels interviennent assez peu dans l’apprentissage des règles du savoir-vivre de leur progéniture, si ce n’est pour leur apprendre à roter sur commande…
Pour en revenir aux joueurs et à leurs mères qui ne les ont pas correctement éduqués, je suis offusquée de voir, qu’aux heures de grande écoute, on autorise un tel débordement de crachats à la minute !
Je veux bien admettre que dans certaines cultures, cette pratique est courante voire banale, cependant, dans la plupart des civilisations dites développées, elle est tout bonnement inqualifiable !
A l’heure où j’écris ces mots, assise sur un banc face à l’Arc de Triomphe, trois chinois prennent place à mes côtés. Ils se font tirer le portrait (et le mien avec) sans daigner me demander mon avis… D’ici à ce qu’ils me crachent dessus pour me remercier…
Les joueurs qui, dans leur grande majorité n’ont pas été élevés en Chine, lorsqu’ils ne courent pas après le ballon, ont la déplaisante manie de cracher, recracher et recracher encore ! Si toutefois ils expectoraient discrètement, une main dissimulant élégamment leur crachouillées, et hors de portée des caméras, passe encore, mais non, ces Messieurs, compétiteurs jusqu’au fond de la gorge jouent également la Coupe du Monde des Crachats, immortalisée par toutes les télévisions internationales ! Et moi, lorsque je mange des picorettes, ça me dérange et cela me démange d’aller leur coller un aller-retour afin de leur apprendre les bonnes manières !
Qui plus est, ce ne sont pas de petits crachouillis de rien du tout dont ils aspergent le terrain mais bien de bons gros mollards à en dégoûter leur propre mère et qui viennent lourdement s’écraser sur la pelouse déjà bien gorgée du stade.
Les nombreux témoins de ces actes peu ragoûtants ne semblent s’en offusquer ; les arbitres laissent couler ; les supporters postillonnent leurs hurlements ; les commentateurs bafouillent ; seuls, peut-être, les cameramen y accordent un certain intérêt, soucieux de les filmer de profil au cas où la malchance leur en ferait prendre un en pleine face…
Pour la spectatrice que je suis, ces images déjà difficilement supportables en deviennent apocalyptiques à la vue de ces mêmes athlètes qui, non contents d’avoir évacué leur bave, se vautrent dans celles laissées pas leurs semblables la veille, l’avant-veille etc…
Beurk !
Heureusement, il y a la mi-temps !
L’occasion pour moi d’aller prendre une douche et pour eux de changer de maillot chargé d’empreintes ADN.
Comme je doute qu’ils aient la délicatesse de déposer leurs frustres dans le bac à linge sale, mes pensées vont vers celle – que l’on me montre un homme qui le fasse et je remplacerai « celle » par « celui » - qui ramassera ce monticule baveux sans même obtenir un autographe en compensation.
A peine la deuxième mi-temps commencée, en voici déjà qui se raclent la glotte et font jaillir de tels jets que j’en reste coite !
C’en est trop !
Je m’en ouvre à Mr Gremlin, et lui démontre, preuves télévisuelles à l’appui, le bien fondé de mon indignation. Ce à quoi il répond :
- Tu vas me tenir le crachoir encore pendant longtemps ou je peux regarder le match ?
J’imagine sans peine les femmes des joueurs, galopant à leurs côtés et leur tenant élégamment un crachoir signé Karl…
Je m’en vais de ce pas faire breveter cette salivante idée !
Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
Allez c'est terminé, tu peux reprendre une activité normale : )
Ah Paul le Poulpe... J'aurais dû l'écouter quand j'ai parié!
Bref, ne jamais fréquenter un footballeur...
Oh oui, la pauvre, j'ai pensé la même chose! Elle a même gardé son royal sourire!
Vivement la prochaine!
Mais je n'ai pas manqué de m'étonner de l'engouement de ma moitié pour ce sport qui n'a fait qu'une apparition récente dans sa culture. Au lycée, il était butteur au foot, mais ce n'était pas du socker...
Mais depuis le temps, ta douce moitié a peu à peu abandonné sa culture pour adopter celle des gaulois!
Au prochain match, je les compte...
Ils crachent dans le cyclisme??
N'y compte pas, mon amitié a certaines limites!
Tu t'ennuies???
quelle bande de malélevés, ces footballeurs!! euh, ces sportifs!; en effet, tous les sportifs le font! c'est pour ça que je suis une adepte du "cucuplage" et non du sport!!'
Le "cucuplage", humm, tu nous expliques?
Et le mot aussi!
ça existe encore les Picorettes, chez toi ??
Non, parce que les Picorettes, c'est tellement, tellement bons, et que je n'en trouve plus NULLE PART !
Je me rabats sur les K-t K-t B--lls, mais ce n'est pas la saveur inimitable de ma p'tite mad... euh, de mes Picorettes d'antan !
Non, les picorettes, ça n'existe plus, je me rabats sur les Mal.. quelque chose mais ce n'est pas pareil! Je continue à parler des picorettes et c'est comme si je sentais encore leur goût...
Excellent!!!
Ben, peut-être que les cyclistes ne crachent pas... Il faut regarder cela de plus près!
Décidemment, je suis de plus en plus persuadée que tu n'as rien d'une fille classique!
Je devais être la seule à ne pas regarder le match hier soir! Après un week-end de mariage bien fatigant je me suis éffondrée à 20h30!
Et puis mon Superman n'aime pas le foot!
Une fois on passait près d'un terrain avec mes 3 minis, 2 équipes amateurs s'affrontaient joyeusement et ma Minilady1 me demande : "mais pourquoi ils crient tous les messieurs?" , et moi avec beaucoup de mauvaise foi et ne connaissant rien aux règles de foot, je lui réponds : "et bien tu vois, ils n'ont qu'un seul ballon pour tout le monde, alors ils ne sont pas contents, ils se battent pour l'avoir!"
Non mais c'est vrai quoi! Avec un ballon chacun, y aurait quand même moins de problèmes!
C'est sûr, mais ils n'auraient pas l'occasion de faire saillir leurs jolis muscles devant tout un tas de minettes en délire...
C'est une idée ça. Déposons une plainte à la FIFA!
Oui, tu as raison, Viva Espana!!!
Cela étant dit, j'ai une question ... :
comment connais tu les picorettes ????? ça n'a plus le même nom !!!! c'était un truc de mon époque ça !! j'ai 50 ans !!! je mangeais ça quand j'en avais 15..... en 1975 !!!!! tu étais née ?????
;-)
Ah ah, je vois bien là une ruse pour connaître mon âge... Sache seulement qu'en 75, j'avais assez de temps pour croquer des picorettes et que je m'en souviens!!! Pourtant, je suis plus jeune que toi (un peu, beaucoup, blablabla...)
Et le coup de la pelouse gluante, mmmmmh, bon appétit!
Pfffffff, faites du sport tiens!
C'est pour ça que le mieux est de rester dans son canapé, au moins, on ne bave pas...
A moins qu'ils n'aient le nez bouché...