Des bruits étouffés.
Des pas précipités.
Une porte qui claque.
Il ouvre les yeux. Silence.
Rien ne se passe. C’est encore la nuit puisqu’il ne voit rien.
Quelle heure est-il ?
Il résiste à l’envie de regarder sa montre. S’il le fait et qu’il n’est pas l’heure, ça va l’énerver, il ne pourra pas se rendormir.
Oui mais, si c’est l’heure, il pourrait se lever, non ?
Il n’entend rien.
Il décide que ce n’est pas l’heure.
Les yeux ouverts, il essaye de se souvenir. A quoi rêvait-il ?
C’est son image qui apparaît aussitôt.
Il est en colère. Non, pas elle, toujours elle.
Il sent son parfum, la chaleur de son sein contre lequel il ne s’est pas blotti depuis longtemps.
- Tu vois bien que ce n’est pas possible ! lui a-t-elle dit hier soir.
Elle a ri. Pourtant, cela ne l’a pas amusé, lui.
Il trouve qu’elle est lente. Pour tout.
Pour se lever. Pour marcher. Pour entrer dans la voiture et pour en sortir aussi.
Elle souffle, elle respire fort, elle lui dit :
- Mais attends-moi, voyons ! As-tu besoin de courir ainsi ?
Il ne court pas, c’est elle qui est lente.
Il voudrait lui dire mais, à chaque fois, il se retient. Il ne veut pas lui faire de peine.
Son cœur bat plus vite. Il touche ses joues, elles sont chaudes.
Voilà, à cause d’elle, il ne peut plus dormir !
Aussitôt, des larmes jaillissent.
« Pardon, je ne voulais pas… », pense-t-il très fort.
Il bouge dans son lit, repoussant les couvertures du pied.
C’est malin, voilà qu’il a froid. Il tremble.
Et s’il tombait malade ? Ca l’obligerait à s’occuper de lui !
Il retire son pyjama, s’allonge et reste immobile.
A tâtons, il cherche le bouton du radiateur qu’il éteint.
Déjà, il éternue, c’est bon signe ! Une petite goutte pointe au bout de son nez, le rhume est en chemin.
Il grelotte. C’est qu’il fait froid tout de même ! Demain, c’est sûr, il aura de la fièvre. Elle sera obligée de rester avec lui. Il s’allongera sur le canapé, elle lui caressera le front. Mais elle ne pourra pas s’étendre à ses côtés, parce qu’elle est trop grosse.
Elle est lente et grosse.
Ca la fait rire, elle, d’être grosse, pourtant, lui, cela ne l’amuse pas !
Suite et fin Jeudi 24 Décembre...
Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
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