Partager l'article ! Nuit de Noël (Suite et Fin): Il claque des dents. Lentement, il remet son pyjama de ses doigts gourds, se roule en boule entre les dra ...
Il claque des dents.
Lentement, il remet son pyjama de ses doigts gourds, se roule en boule entre les draps glacés, remonte les couvertures sous son nez.
La chaleur s’empare de lui, peu à peu, est-ce la fièvre qui apparaît déjà ? Doit-il l’appeler tout de suite ou attendre le matin ?
Le mieux serait de la laisser dormir encore. Elle se plaint sans arrêt d’être fatiguée…
Elle est lente, grosse et fatiguée.
Le matin, quand elle se lève, elle dit :
« Sois gentil, veux-tu, je suis fatiguée » ou bien alors, « va chercher une bouteille de lait à la cave, s’il te plaît, tu iras plus vite que moi. »
Voilà qu’il s’échauffe à nouveau. Il bouge tellement que les ressorts du sommier en grincent de protestation. Ce n’est rien à côté des siens quand elle s’allonge pour la sieste !
« Pourquoi es-tu si méchant ? » questionne la voix dans sa tête.
« Je ne suis pas méchant, se défend-il, c’est elle qui n’est plus pareille… Moi, je l’aime, mais elle… »
« Elle t’a pourtant juré qu’elle t’aimerait toujours. »
Cependant, il doute. Il voudrait la croire, mais…
La chambre s’éclaircit doucement. Le matin arrive. Bientôt, il entendra sa démarche lourde et traînante.
Elle l’appellera : « Eric, lève-toi, c’est l’heure ». Il ne se lèvera pas. Alors, elle viendra et découvrira qu’il est malade, car il est malade, n’est-ce pas ? Il tâte son front, il est tiède. Il secoue la tête, il n’a pas mal. Il ne grelotte ni ne transpire, il n’est pas malade ! Tous ces efforts pour rien ! Que c’est énervant…
Le jour est là, maintenant.
Bizarre, il n’entend rien, ni chasse d’eau, ni ressorts, ni pas. Que fait-elle donc.
Soudain, il a peur : Est-elle partie ? Elle l’a prévenu que bientôt, elle partirait. Est-il possible qu’elle l’ait fait sans lui dire au revoir ?
Sa gorge se gonfle, il a du mal à avaler. Il ne voit plus rien, les larmes inondent ses joues, il veut qu’elle vienne, même lente, même grosse, même fatiguée.
« Maman, hoquète-t-il, maman, s’il te plaît, viens… »
Il ne supporte plus cette attente. Silencieusement, il se lève et se dirige vers le salon.
Le sapin est là, encore illuminé de la veille, les cadeaux attendant d’être déballés. Il s’approche, se laissant envahir par le désir de les ouvrir, lorsqu’il entend du bruit dans la cuisine. Sa grand-mère se tient debout, une tasse de thé à la main :
- Déjà levé bonhomme ! Tu as hâte de voir ce que le Père Noël t’a apporté ?
- Grand-mère, à 10 ans, on ne croit plus au Père Noël !
- Détrompe-toi mon chéri, cette nuit, il est passé... Un enfant est arrivé, ton frère.
Il sourit.
Adieu lenteur...
Adieu lourdeur...
Adieu fatigue...
Joyeux Noël à tous !
Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
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