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Quel moment attendrissant que celui d’entrer dans une maternité et d’y partager
le bonheur tout neuf de la nouvelle accouchée que l’on découvre le nez enfoui dans l’odeur laiteuse de son nouveau-né. Son crâne recouvert d’un fin duvet appelle la délicate caresse, son tout
petit pyjama en « pilou-pilou » dégage un agréable parfum de tendresse, et c’est l’âme ramollie que l’on rentre au logis, prête à arrondir à nouveau ce ventre qu’il a fallu tant
d’années à aplatir…
Est-il utile de préciser que ce que l’on trouve au logis nous fait passer l’envie de remettre le couvert et de passer dans la catégorie des familles plus que nombreuses de la population française ?
Point de petits êtres aux délicates senteurs, à la peau légèrement rosée.
Point de petits crânes aux cheveux soyeux.
Point de pilou-pilou au délicat parfum de lait corporel.
A la place, un gremlin à la chevelure douteuse fait irruption devant nous, la main droite s’agitant frénétiquement du haut vert le bas de son torse pas encore velu ; la main gauche gratouillant sa tête pleine de cheveux gras, et, rouge d’énervement, nous vocifère à la face :
A l’évocation du mot « gratte », une vague de sueur glacée nous parcours l’échine nous plongeant dans le souvenir douloureux d’un épisode que l’on croyait oublié.
Habitée d’un optimisme sans faille, nos doigts s’approchent du crâne suspect, fouillent les moindres recoins dans l’espoir fou de n’y rien dénicher. Nous y trouvons bien quelques traces douteuses mais l’idée d’occuper notre soirée à une partie de chasse nous fait ignorer ces indices évidents que l’attaque a depuis longtemps commencée… Nous n’avons jamais eu l’âme d’une grande guerrière…
Pourtant, lorsque l’assaillant, la panse repue, vient à la rencontre de notre pouce, le cri que nous poussons ne peut nous faire ignorer la triste vérité : L’artillerie lourde est nécessaire et le combat durera plusieurs heures, voire plusieurs jours, avant que l’ennemi ne soit exterminé !
Exténuée par la bataille que nous venons de livrer, nous renvoyons l’assailli dans sa tranchée par un laconique : « c’est rien, ça va passer… ».
Or, plus tard dans la soirée, profitant d’une accalmie, alors que nous câlinons distraitement le fauve, de minuscules points noirs attirent notre attention sur le pelage supposé immaculé du félin. Chaussant nos lunettes, nous traquons pour la xième fois de la journée l’indésirable parasite qui prend notre foyer pour une maison d’accueil.
Lasse, nous trouvons tout de même la force de baller draps, couvertures et autres nids de puce dans la machine lorsqu’une grande agitation embrase la maisonnée.
Habituée à ces débordements aussi soudains que fréquents, nous continuons tranquillement à refaire les lits, prêtant toutefois une oreille curieuse à l’enfièvrement des gremlins :
Une troupe en émoi nous entoure soudain, d’où émerge l’adulte présumé responsable tenant à la main notre saladier préféré dans lequel se débat un mulot échappé des dents acérées du fauve mangeur de croquettes…
Le doute nous assaille… Les souris ne se tiennent-elles généralement pas par la queue plutôt que dans un saladier ?
Et, en exclusivité, mon interview vérité chez Pitchoun!
Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».
L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.
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