La vie bouillonnante d'une femme

Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 07:00

DSC03638.JPGC’est en lisant l’appel désespéré de ma blogo-copine Sabine que l’idée de ce billet m’est brillamment venue.

 

Eh oui, quoi de plus démoralisant pour une femme du XXIème siècle que de se sentir jour après jour habillée comme un vulgaire sac de jute ?? Certes, ce n’est pas exactement ce que prétend Sabine, mais pour ceux et celles qui savent lire entre les lignes, le doute n’est plus permis : A force de les cultiver, notre amie a une nette tendance à vouloir s'identifier à un petit féculent..

 

« J’ai rien à me mettre »

 

Rassure-toi ma chère Sabine – tiens, si j’opérais une reconversion  dans le courrier des lectrices ??? – tu n’es pas seule devant ton placard quelque peu has-been (ce n’est pas moi qui le dis…) Des milliers de femmes inconnues de toi mais finalement si proches, auscultent chaque matin d’un œil peu convaincu – et convaincant – le contenu de leur(s) armoire(s) à vêtement(s) et finissent invariablement par soupirer :

« J’ai rien à me mettre » ; « J’ai rien pour aller avec cette jupe » ; « Comment j’ai fait pour garder ça aussi longtemps ? » ; « De toutes façons, ce pantalon me boudine » ; « Quoique je mette, j’ai l’air d’un sac », etc, etc…

 

Aussi sûr que les poules n’ont pas encore de dents, vivre ce type de situation prouve que l’on est une femme, et croyez-moi, parfois, ça soulage…

Evidemment, il y a celles qu’un rien habille, et quand je dis un rien, il y a des fois où c’est même presque rien. Quoiqu’elles prennent dans leur penderie, les voilà parées comme pour défiler chez Dior ! A celles-là, inutile de vouloir ressembler, tournez-leur le dos rapidement avant de vous enfoncer à jamais votre tête dans le sac.

 

Sinon, elle servirait à quoi Evelyne ?

 

Un style, ça se réfléchit, ça s’essaie, ça se change, ça s’améliore, ça se modernise, ça se « vintage » même, bref, ce n’est pas en plongeant au hasard ( ?) votre main dans votre caverne d’Ali Baba pour en ressortir invariablement votre vieux jean assorti d’un T-Shirt devenu informe que vous y arriverez !

Et n’allez pas nous servir l’excuse des mouflets à habiller, du petit déj’ à préparer ou du dégobi du chat à nettoyer ! Vos affaires, tout comme vous ne cessez de le répéter à vos gremlins, ça se prépare la veille en ayant eu soin, au préalable, d’avoir consulté la météo du lendemain ! Sinon, elle servirait à quoi Evelyne ?!

 

Ca ne le fait toujours pas ? Faites donc en sorte de toujours préparer une tenue de secours, un peu comme un second parachute au cas où le premier aurait une tâche fort disgracieuse…

 

Si, comme notre amie Sabine, vous décrétez que, quoique vous choisissiez, vous ne savez pas associer les formes et les couleurs, j’aurais tendance à vous répondre, comme je le répète à ma Grande Gremlin, que si vous arrêtiez de continuellement piocher dans le haut de la pile et que si vous rangiez un tant soit peu votre foutu placard, vous trouveriez certainement pantoufle à votre pied !

 

 Feignasse !

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : foll-ouf
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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 07:00

ongle.jpg On associe fréquemment l’image de la sensualité féminine à celle de la panthère qui, avançant de son pas gracieux et silencieux vers sa proie, s’apprête à lui bondir dessus pour la lacérer de ses griffes affutées.

Evidemment, si notre féline est naturellement affublée d’ergots tranchants (notons que le terme "ergot" appartient au monde volatile mais je n'ai pas trouvé d'autre synonyme satisfaisant), tel ne saurait être le cas de la majorité de nos consœurs humaines qui, si elles ambitionnent  de labourer quelque dos masculin, feraient aussi bien de cesser illico de se ronger les moignons !

 

Quelle déplorable habitude que celle de porter ses doigts à la bouche et de, au choix :

-         Suçoter chaque ongle jusqu’à ce qu’il se détache dans un ultime bruit de succion salivaire.

-         Supporter le tintamarre assourdissant du claquement de mâchoires qui scie sans pitié le bout d’ongle ayant l’indécence de pousser.

 

Garder des ongles intacts relève d’un caractère affirmé

 

Nul doute que, quelque soit la méthode de production de rognures adoptée, question labourage dorsal, à moins d’utiliser ses orteils, c’est mort… (Quoique j’ai connu quelques spécimens d’une souplesse étonnante !).

 

Savoir garder ses ongles intacts - voire longs – relève dès lors d’un caractère affirmé, doublé d’une force de volonté indéfectible. J’ai, pour ces femmes-là, une admiration sans bornes, à commencer par moi-même qui ai la chance d’entretenir des mains parfaites.

Eh oui, soyons quelque peu honnêtes, s’il y a autant d’ongles rongés, ce n’est pas dû, comme on serait tenté de le croire, à une augmentation du stress ambiant mais bien à la déception de découvrir que l’on aura à jamais des doigts boudinés aux ongles qui rebiquent ! A celles-là, je leur conseille le port à vie de gants de soie…

 

Pour en revenir aux rares élues dotées de doigts de fées, encore faut-il être à la hauteur du don qui nous est fait et chérir cette offrande en lui accordant le temps et l’attention qu’elle mérite. D’aucuns, en lisant ces mots, iront jusqu’à penser que ceci est un sujet bien futile au regard des catastrophes incessantes qui s’acharnent sur l’humanité, peut-être, mais au quotidien, l’entretien d’ongles parfaitement limés et manucurés s’avère fort utile. Par exemple, je peux affirmer qu’il m’est arrivé d’utiliser l’ongle de mon index en guise de tournevis et que sa solidité acquise par un vernissage sans faille m’a tiré d’une situation des plus embarrassantes…Sinon, l'auriculaire est aussi fort apprécié pour le curage de narine.

 

On n’est jamais à l’abri d’un ongle dédoublé

 

Vous l’aurez compris, même si les bonnes fées se sont penchées sur vos mains, vous n’êtes pas pour autant à l’abri d’un ongle dédoublé ou incarné si l’on n’y accorde pas un maximum d’intérêt, ce que devrait comprendre votre boss quand vous ne pouvez pas apporter le dossier demandé pour cause de vernis en cours de séchage. Ce boss même qui, le veille, n’a pas hésité à solliciter vos faveurs pour des fins personnelles :

  • -         Dites voir, vous qui avez des ongles, pourriez-vous m’attraper ce petit truc coincé là ?

Bien sûr…

 

Le choix du vernis est bien entendu essentiel, du rouge au rose pâle, chaque couleur est porteuse d’un sens plus ou moins caché, révélateur de l’état d’esprit de la propriétaire des ongles peints.

Toutefois, la vraie professionnelle ne se laissera pas influencer par la déferlante de couleurs invraisemblables inondant le marché. Seules de vulgaires imitatrices se laisseront berner… (filez vite ôter ce vilain jaune qui fait honte à la véritables « manucure addict » !)

 

 La solidarité féminine voudrait que je vous livre ici quelques règles élémentaires de polissage n’est-ce pas ?

Que nenni.

 

Chacune d’entre nous a ses petits secrets de beauté, il ne saurait être question de les dévoiler surtout lorsque l’on en a qu’un seul et que l’on sait que la première chose qu’un homme remarque chez une femme, ce sont naturellement ses mains, non ? Non ? Ah non… ?

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Par Sophie L. - Publié dans : La vie bouillonnante d'une femme - Communauté : tribulations de filles
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 07:00

regime.jpg Je n’en peux plus !

J’enrage !

J’explose !

 

Elles roulent des yeux affolés sur mon bourguignon

 

Voilà déjà au moins deux mois que je ferme les yeux à chaque fois que je passe devant un kiosque à journaux – je n’avais jamais remarqué qu’ils étaient aussi nombreux – en évitant soigneusement de me prendre un poteau en pleine face ; ce qui demande, je vous prie de me croire, un sacré sens de l’anticipation visuelle !

 

Voilà au moins trois mois que j’observe mes copines décliner l’invitation à déguster un de mes merveilleux cookies pur beurre par un timide « Non merci, je suis au régime ». Alors que leur bouche prononce cette phrase ô combien insipide, leurs yeux roulent des yeux affolés sur mon bourguignon qui mijote.

 

Je n’ose plus inviter à dîner de peur d’obliger ma famille à finir les restes pendant une semaine.

Je n’ose plus accepter d’invitation à dîner de peur de céder à des fringales nocturnes.

 

L’écran du poste de télévision reste obstinément noir – remarquez, c’est plutôt positif ça – tant je crains de me laisser happer par un énième programme vantant les mérites du dernier régime en vogue ou de tomber sur les cuisses de grenouille d’un quelconque mannequin vedette de moins de 35 kilos.

 

Stop !

Sus aux régimes !

Mort aux développeurs de complexes !

 

J’aime pas les pommes !

 

Non mais sans blagues, je ne peux même plus piquer un Petit Ecolier – ce n’est que pour les enfants, mon œil, qui c’est qui les achète hein ? – sans que mille paires d’yeux me jaugent et me jugent. Déjà, leurs cerveaux pervers calculent le nombre de calories et de point WW qui se transformeront en amas graisseux directement localisés sur mes hanches. Et de sortir de leur dos la pomme salvatrice – pour qui ? – coupe-faim renommé et anti-calorique.

Ben ouais, sauf que moi, j’aime pas les pommes !

 

Moi, ce que j’aime, ce sont les plats où l’on peut tremper son pain dedans, où la sauce dégouline du menton et qu’on rattrape de justesse d’un coup de langue gourmand.

Moi, ce que j’aime, ce sont les tartes avec de la crème pâtissière dessus, de celles qui sont si grandes que l’on peut en reprendre autant qu’on veut et même qu’il en reste pour le lendemain !

Moi, j’aime pas qu’on me dise ce que je dois manger ou pas…

Moi, j’aime pas qu’on me dise à quoi je dois ressembler…

 

 

Je mangerais du chocolat autant que je veux !

Je saucerais mon plat comme je veux !

Je piquerais des gâteaux aux gremlins où je veux !

 

Quant à manger des pommes, chacun sait où cela nous a mené…

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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 07:00

Weber.jpg Quoi ? T’as pas un Weber ?!

 

Le printemps cette année est particulièrement clément – enfin, pas pour les agriculteurs !- et c’est avec joie que nous recevons une pluie d’invitations (une pour être exact…) à aller festoyer autour d’un bon vieux Weber – Quoi ? T’as pas un Weber ????

 

C’est donc d’un pas parfaitement décontracté que nous nous rendons à cette BBQ Party organisée par nos amis de « presque » au coin de la rue. Plus loin, c’est trop loin…

Arrivés sur place, nous constatons qu’une fois de plus nous sommes les premiers arrivés – plus vite t’arrives, plus vite t’es rentré ! - sachant que nous avons déjà au moins trois minutes quarante de retard. Prise d’un doute affreux sur la qualité des convives, j'interroge plus savant que moi :

  • -         Tu sais qui ils ont invité toi ?
  • -         Non. Moi, du moment qu’il y a un BBQ !

Je me tourne alors vers les gremlins :

  • -         Bon, vous faites pas les sauvages, vous parlez à tout le monde, vu ? Même si ils sont crétins !
  • -         On est obligés ?

 

L’avantage d’arriver les premiers, c’est que l’on peut observer tout à loisir les amis de nos amis en prenant cet air dégagé de celle qui maîtrise la situation, tout en se maudissant d’avoir accepté une invitation à une sauterie où l’on ne connaît personne, grands timides que nous sommes !

De plus, si l’on sait pourquoi nos amis sont nos amis, rien ne nous autorise à penser que nous aurions choisi les leurs comme faisant partie des nôtres. Me fais-je bien comprendre ?

 

Enfin, si l’on a une haute opinion de soi-même – ce qui est raisonnablement notre cas – il peut arriver que nous soyons quelque peu surpris que nos amis puissent avoir des amis en dehors de nous… A moins que ce ne soient guère que des relations !

Forte de cette trouvaille, j’aborde donc cette journée avec un tout autre état d’esprit, fière de montrer aux relations de nos amis quels formidables amis nous sommes…

 

Lourds nous ? Jamais !

 

C’est pourquoi, mon acolyte et moi n’hésitons pas une seconde à dévoiler ce sens de la répartie qui fait notre réputation, au grand bonheur malheur de nos amis. On se démène tellement, généreux que nous sommes, que nous mettons les bouchées doubles et enchaînons bon mot sur bon mot d’une si grande finesse que nous en sommes épatés : Lourds nous ? Jamais !

Et, oh miracle, l’auditoire sourit, rit, enchaîne, surenchère, s’échauffe, reprend de plus belle, les amis de nos amis sont…drôles et au moins aussi lourds fins que nous !

 

Mais nous, on ne laisse pas avoir si facilement, la journée ne fait que commencer, pas sûr que les bougres tiennent la distance…

Les joutes se succèdent à un rythme très honorable, le niveau, fort honorable lui aussi, s’octroie quelquefois un passage coquin au niveau de la ceinture donnant à ces duels « bon enfant » une touche grivoise propre à notre culture (paraît-il…). Il sera même question de 37 centimètres mais cela donnera lieu à un prochain article car le sujet demande une réflexion approfondie…

 

La journée s’achève, je suis contente, j’ai élargi mon cercle de relations, certains deviendront peut-être même des amis, au moins m’ont-ils donné sujet à plusieurs articles !

 

Alors vous aussi, n’hésitez plus : Adoptez les amis de vos amis, certains ils le valent bien !

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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 07:00

procrastination J’ai souvent entendu dire que remettre au lendemain ce qui pouvait se faire le jour même est un signe de grande faiblesse et de délit de paresse. Or, j’apprends aujourd’hui que cela a un nom :

La procrastination.

Rien qu’à essayer de prononcer ce nom barbaresque, j’ai comme une envie insensée de remettre l’écriture de cet article à un futur très lointain.

Non, me dis-je, je ne procrastinerai point !

Argh ! Ma langue s’emmêle dans mon palais, mes doigts s’entrechoquent contre le clavier et ne cessent de pianoter sur ces satanées touches, avec une nette préférence pour l’imperturbable « delete ».

 

Quelle drôle d’idée que d’aborder un thème dont on ne parvient même pas à prononcer le nom correctement… Quant à le conjuguer, pfff, n’en parlons pas ! Pourtant, il me vient une idée : Ne serait-ce pas un sujet idéal pour le bac philo ? J’imagine sans peine ces pauvres candidats suant leur brillante matière grise sur ce nouveau mal qui sied pourtant si bien à leur condition…

Mais trêve de procrastination, revenons donc au sujet qui nous intéresse !

 

Si, dans un autre temps le procrastineur était bêtement acoquiné au paresseux, ce trait de caractère a, depuis, fait un sacré bout de chemin, laissant sur le bord de la route le lambin à sa flemmardise pour s’envoler vers les hautes sphères des troubles comportementaux d’origine neurobiologique.

Aussi, ne m’étonne-je point lorsqu’à la question somme toute anodine faite au gremlin : « Il me semble t’avoir demandé il y a 15 jours de ranger ta chambre, non ? », d’entendre sa réponse on ne peut plus procrastineuse : « Maman, ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je ne peux pas, car, sachant que je n’atteindrais probablement jamais le rangement parfait de ma chambre, il est donc inutile que je m’y mette. C’est un des symptômes du grand procrastineur que je suis ! »

Ca se passe de commentaire, j’en reste donc coite.

 

Loin de moi l’idée de lancer la première pierre au procrastineur – n’ai-je pas moi-même été atteinte de ce douloureux syndrome en repoussant sans cesse le moment de retourner à ma plume ? – mais cela l’empêche-t-il pour autant de transporter ses caleçons impropres jusqu’au panier à linge ?

Faut croire…

 

J’aimerais pouvoir traiter ma descendance chérie de petits procrastineurs en herbe ayant toutes les chances de se classer parmi les grands espoirs mondiaux mais ma bouche refuse obstinément de former les quatre syllabes de ce mot imprononçable ! Rien à faire ! Je ne puis le prononcer sans me concentrer plusieurs minutes – ben oui, quoi ? – sur son articulation. Est-ce un signe ? Un signe de quoi ???

 

Un signe, sans aucun doute, qu’il me faut retourner à mes chers exercices de prononciation depuis si longtemps délaissés :

« Petit procrastineur, quand te déprocrastineras- tu ? Je me déprocrastinerai quand tous les petits procrastineurs se seront déprocrastinés ! »

Devant l’ampleur de la tâche, je juge inutile de m’y atteler, convaincue que je ne parviendrai pas à répéter cette phrase dix fois de suite sans bégayer et postillonner de façon fort inélégante, aussi, décide-je d’en rester là.

 

Il paraît que la procrastination aurait des origines génétiques… Sans blagues?!!!

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