Délires d'écriture

Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 07:00

Dolce-farniente.jpg

 

Voici venu le temps d'oublier.

Voici venu le temps de fermer les yeux.

Voici venu le temps de rêver.

Voici venu le temps de s'évader.

 

J'aimerais que le temps se fasse paresseux.

Tu aimerais que l'horloge s'arrête.

Elle aimerait que la grande aiguille recule.

Il aimerait que la trotteuse cesse de trotter.

Nous aimerions jeter nos montres.

Vous aimeriez l'emprisonner.

Elles aimeraient le dresser.

Ils aimeraient en être les seuls maîtres.

 

Tantôt langoureux, tantôt mort,

Pourri ou magnifique,

On le gagne, on le perd,

Parfois même, on le tue.

Mais toujours, le temps file, insaisissable.

 

Sauf...

Sauf à le prendre.

Le temps d'un été.

 

Je m'en vais passer du bon temps.

Et la rentrée...

J'ai tout mon temps pour y penser.

 

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 07:00

 

ombreux-dame_k0179099.jpg Rapport 24345676

Filature du 29 Mars 2011

Inspecteurs : Jvoitout et Peignefin

Client : La poison qui s’assume veut savoir comment une MAF occupe ses journées

Cible : Sophie L

 

Cette nana, j’y comprends rien. A part ses sorties matinales à 08h15 pétantes, elle ne semble pas fonctionner à heures fixes. Cette fille est louche, je flaire la grosse affaire et pour la coincer, j’ai fait appel à celui qui m’a tout appris : L’inspecteur Peignefin.

 

 

08h15 : La cible sort de son domicile accompagnée de deux gremlins. Notre source nous a pourtant certifié qu’elle en avait trois. Mais où donc se trouve le troisième ???

 

08h17 : La cible se tord la cheville droite et lâche un juron. Ca lui apprendra à mettre des échasses de 10cm alors qu’elle ne sait manifestement pas marcher avec. Mais quelle est donc sa motivation ?

 

08h24 : Elle pousse les deux gremlins dans la cour d’école et après de brefs regards aux alentours, repart prestement vers son domicile.

 

08h49 : La cible ressort accompagnée du troisième gremlin et chaussée de converses. Mais pourquoi donc a-t-elle changé de chaussures ?

 

08h50 : Elle démarre brillamment son automobile. Nous la suivons discrètement en scooter.

 

08h52 : Elle embarque au passage un gremlin qui traîne sur le trottoir. Un complice ?

 

08h54 : Elle en ramasse un autre ! Trois complices ! Elle est trop forte !

 

08h56 : Elle nous a repéré ! Nous nous lançons dans une course-poursuite sans merci dans les rues sinueuses de la ville. Heureusement, Fangio fut le maître de Peignefin et avec moi comme co-pilote, aucune chance qu’elle ne nous échappe.

 

9h12 : La cible se débarrasse de ses complices aux portes du pénitencier collège, et repart en trombe. Les pneus chauffent le bitume, nous mettons le turbo !

 

9h29 : Retour en ville. Arrêt express à la boulangerie. La boulangère semble la reconnaître et lui adresse un signe suspect. Serions-nous en présence d’une secte ? La cible en serait-elle le gourou ? Le mystère s’épaissit…

 

9h34 : Munie d’une baguette de pain aux allures louches, la cible regagne son domicile. Blanchiment de farine ?

 

9h35 – 11h : Rien ne se passe. Nous en profitons pour organiser nos tours de sieste.

 

11h05 : Un homme au visage caché par une casquette bleue et jaune sonne chez la cible. Après quelques propos inaudibles échangés au travers de l’interphone, il dépose un paquet dans la boîte aux lettres. Grâce à nos jumelles dernier modèle, nous lisons clairement une inscription bien connue de nos services. Cette fois, aucun doute, la cible fait partie d’un groupe terroriste menée par des gremlins. Nom de code de l’opération : Amazon !

 

11h08 : La cible se rue vers la boîte aux lettres, déchire le paquet, scrute son contenu et pousse un cri de guerre : « Yes ! Yes ! Yes ! » Elle esquisse une curieuse danse. Sans doute un langage secret pour prévenir les membres du complot.

 

11h24 : Cachée derrière des lunettes noires, la cible sort furtivement de son domicile. Heureusement, Peignefin l’a reconnue grâce à son chouchou. Quand je vous disais qu’il a un flair infaillible…

 

11h30 : Devant l’école, elle glisse des informations capitales aux femmes sui attendent sous des propos faussement banals.

 

Décryptage des messages codés :

-         La cible : Ah salut, ça va ? => En forme pour l’intervention ?

-         La cible : Et la maîtresse, tu la trouves comment ? => T’as repéré le lieu de l’impact ?

-         La cible : Et tes gremlins, la pêche ? => On peut leur faire confiance ?

-         La cible : Ton mari, il est là en ce moment => Totale maîtrise de l’ennemi ou pas ?

 

11h40 : La cible et ses gremlins regagnent leur planque. Peignefin et moi nous octroyons une pause sandwich bien méritée. Nous tirons à la courte paille qui ira les acheter, le sort tomba sur le plus jeune.

 

12h00 – 13h30 : Calme plat. Nous en profitons pour faire une sieste.

 

Rapport interrompu ce jour à 13h31 faute de papier. Reprendrons dès que la supérette rouvrira.

Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : foll-ouf
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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 07:00

 

 

Mon Dieu... Je crois bien que tout est dans le titre...

 

En 2011 continuerai-je à faire le pitre,

A rire de situations anodines,

Sur un ton de conversation badine?

 

Le Jeudi sera-t-il un peu moins enjoué

Que le Lundi, aux mots rieurs et enlevés?

 

Pour le savoir, restons encore un peu ici.

Réveillons-nous de cette torpeur festive,

Retrouvons l'inspiration productive,

Que mes doigts dansent sur mon clavier azerty!

 

En attendant de noircir ma page blanche,

Je m'en vais alourdir quelque peu mes hanches

En dégustant une excellente galette

Dont je ne vous laisserai aucune miette!

 

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : foll-ouf
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 07:00

migraine.jpg Non, non, non, la migraine n’est pas une vaine excuse utilisée par les femmes pour se soustraire au devoir conjugal ! Mettons un terme une bonne fois pour toutes à ces idées reçues qui nous pointent du doigt comme étant de viles créatures manipulatrices…

D’ailleurs, ces femmes-là – eh oui, il en existe quelques-unes, avouons-le – n’ont jamais la migraine, au mieux un très léger mal de tête qui ne les empêche nullement de cancaner au téléphone avec leurs copines au lieu d’aller cajoler leurs mâles en mal de rut.

 

Car la Migraine, la Vraie, lorsqu’elle survient, fait amèrement regretter à sa victime une bonne partie de jambes en l’air !

 

A l’inverse de l’amoureux qui pose un délicat baiser dans le cou, la Migraine aime à commencer les préliminaires par quelques coups sourds tapés derrière les tempes lesquels, au lieu de provoquer les chatouillements espérés, font froncer les sourcils dans l’attente angoissée d’un enhardissement probable.

Devant cette passivité trompeuse, elle ose des approches plus directes, s’insinuant dans le nerf optique, poussant plus loin son emprise sur le corps tout entier, provoquant des frissons dont le plaisir est exclu.

 

Pourtant, l’assiégée se rebiffe, refusant de la laisser mener la danse en solo.

Elle s’éveille doucement aux signaux que son corps lui envoie et décide de prendre part à la partie qui s’engage. Répondant aux avances de plus en plus hardies de la Migraine, elle avale une double dose d’aspirine, dans l’espoir fou de reprendre les commandes, histoire d’inverser un peu les rôles…

 

La vicieuse déploie alors toute son ingéniosité à explorer des recoins encore vierges, éveillant de nouveaux troubles jusque là inimaginables. Adepte de parties à trois, elle invite la lumière à venir jeter son éclat sur sa victime déjà haletante dont les paupières closes fuient ces affolants débordements.

 

Allongée, impuissante face aux assauts sans pitié de son Amante haïe qui la martèle sans relâche de ses coups cadencés, elle rend enfin les armes, épuisée, vidée, s’abandonnant, à son corps défendant, au bon vouloir de son assaillante.

 

Plus tard, bien plus tard, celle qu’on nomme aussi Céphalgie se retire, repue de tant de douleurs infligées, satisfaite de compter à son harem une migraineuse de plus…

 

A tout prendre, la migraineuse échangerait bien cet amour à sens unique contre les caresses parfois envahissantes de son soupirant attitré…

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 07:00

cigale.gif

 

La blogueuse ayant flâné tout l’été

Se trouva fort dépourvue

Quand la rentrée fut venue :

Pas un seul petit article

De conte ou de chronique.

 

Elle alla pleurer sa mère

Chez  Muriel, sa commère,

La priant de lui céder

Quelques mots à posséder

Jusqu’au Lundi suivant.

Je te les rendrai, lui dit-elle en mentant

Au quintuple, au sextuple,

Et même au centuple !

 

Tu t’es baladée nez au vent,

La cervelle vide et les bras ballants,

A chanter, à boire et à danser

Sans pour moi une seule pensée,

Répondit le Blog Rose à cette chichiteuse.

Va donc ailleurs jouer les pleureuses !

 

La blogueuse dépitée, alla cliquer

Chez La Poizon,  Bloody, et Alorom

Les suppliant d’accéder à leur R.O.M.

Toutes lui fermèrent leur clavier

En riant de tous leurs dentiers.

 

Tu nous as balancé tes rediffs

Que toi sans doute tu sur-kiffes

Alors que nous exigeons que cesse

Ta honteuse paresse !

 

La blogueuse bafouée alla frapper à d’autres blogs

Lesquels la rejetèrent de toute leur morgue.

Elle alla se plaindre aux lecteurs anonymes

Qui sans façons la renvoyèrent aux abîmes.

 

Qu’as-tu donc fait tout l’été,

Si ce n’est bâfrer et péter,

Nuit et jour à tout venant ?

Eh bien écris maintenant !

 

Ah… Que la vie est donc déprimante

Pour la blogueuse dilettante !

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Par Sophie L. - Publié dans : Délires d'écriture - Communauté : foll-ouf
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