Sophilosophik ou Les Lundis de Sophie - Blog féminin, Blog d'écriture en tous genres

Qui ne connaît pas cette petite boule insidieuse qui se glisse au creux de l'estomac le Dimanche soir à partir de 18 heures ?

 

Ca commence dès l'enfance.

Au moment d'aller se coucher, une frimousse malheureuse pointe son nez, les mains sur l'estomac :

- Maman, j'ai mal au ventre...

On tâte, on ausculte, redoutant la gastro, l'appendicite ou autre bactérie qui va nous gâcher le début de semaine (déjà qu'on n'était pas d'humeur...). Mais non, rien, que dalle, on finit par se dire que c'est une ruse pour s'endormir dans le lit de papa-maman et on renvoie illico le petit futé dans son dodo douillet, histoire de profiter de notre soirée jusqu'à minuit, parce que c'est encore le week-end.

 

Soudain, l'illumination ! Et si la petite boule s'était invitée dans le bidon de notre bébé ?? Quoi, déjà ? Impossible ! A leur âge, no stress, on rigole avec les potos à l'école, on apprend un peu avec la maîtresse et on a trois fois rien comme devoirs vu que c'est interdit par l'Education Nationale !

Pourtant, on s'interroge : S'il est prouvé que les enfants sont plus précoces que nous au même âge, il est donc logique qu'ils le soient en « petite boule ». On rappelle manu militari notre chérubin atteint du virus du Dimanche soir, et on applique la formule « Dialoguez avec vos enfants, ils peuvent comprendre » prônés par les pédopsychiatres (et oui, encore eux !!!).

 

Le petit arrive, un peu vert il est vrai, on le fait asseoir et on se met en devoir de lui expliquer la vie :

- Mon chéri, ce que tu éprouves en ce moment au creux de ton estomac est le fruit d'un état momentané de stress psychologique. Ceci se traduit par des symptômes physiques tels que les maux de ventre, la migraine, ou bien parfois l'insomnie. La cause se trouve dans ton subconscient qui t'envoie un message, conscient cette fois-ci, de ton mal être. Néanmoins, tu as les capacités intellectuelles de combattre ce passage à vide, tu...

A ce moment-là du discours, le visage de notre garçon vire au vert olive. Sans prévenir, il vomit tout ce qu'il peut sur son pyjama, ce qui fait bien rigoler le père qui, pas plus que le fils, n'a rien capté à nos explications.

Néanmoins, on soutient que les vomissements peuvent aussi être révélateurs de sa détresse psychologique, qu'un tel acte n'est pas anodin et qu'il faut consulter un spécialiste sans tarder !

 

Le père tente de nous calmer, nous assoit à côté du fiston - enfin, pas trop près quand même, parce qu'il ne sent vraiment pas bon - et nous assène la terrible vérité :

- On reparlera de ta théorie dans quelques années. Je te rappelle que le névrosé en question à deux ans et demi, qu'il ne va pas encore à l'école, qu'il est gardé, chez lui, par une gentille nounou, donc, côté détresse psycho-machin, tu repasseras...

Mais, je suis d'accord avec toi : Si les symptômes persistent, on l'emmènera chez le pédiatre !

 

On ne dit rien, on nettoie le vomi, on couche le malade avec une dose d'anti-vomitif, se lamentant silencieusement que personne n'ait pensé à soulager notre petite boule à nous.

Car moi, j'ai le blues du Dimanche soir...

 

En été, point de nouveaux textes (ou presque) mais quelques rediff...

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Lun 28 jun 2010 21 commentaires
comment ça des rediffs, mais l'été dernier on avait droit à de nouveaux billets chaque semaine!!! tu prends des vacances , maintenant!on avait des rdv, non mais!!!!bon ben tant pis, faut bien qu'on fasse avec!!!!
bab - le 28/06/2010 à 08h09

Ben ouais, c'est comme ça! Peut-être y aura-t-il de nouveaux billets pendant l'été mais je ne promets rien... Ca t'obligera à venir voir ce qu'il s'y passe!

Sophie L.
J'ai eu le blues du dimanche soir toutes mes années de collège et lycée, mais depuis que je n'ai plus de devoir à rendre le lundi, c'est fini. Tu as le blues du dimanche soir alors que tu restes à la maison le lundi, toi ?
Ausecoursmonfilsmapprendlavie - le 28/06/2010 à 08h51

J'ai le blues et picétou!

Sophie L.
Ah ah ah !
Comme Muriel, j'ai nettement moins le blues du dimanche soir.
Mais je comprends ton sentiment : quand on a passé tout le week-end avec les siens, ça peut faire un vide le lundi matin. ;-)
La Mère Joie - le 28/06/2010 à 09h22

Ca fait un vide et en plus, c'est le foutoir et c'est dégueu!

Sophie L.
Tout dépend du WE...Parce que, parfois, lorsqu'à 22h tu te poses enfin devant n'importe quelle daube télévisuelle, voire, du foot!!Après avoir rangé 10 tonnes de fringues, rempli le lave-vaisselle, passé 300 fois le balai...
Ben des fois t'as presque envie d'aller au taf!!:D
alorom - le 28/06/2010 à 09h31

Même! Dans ces cas-là, j'ai le blues et le bourdon!

Sophie L.
Le blue du dimanche soir commençait vers 16 heures. J'avais horreur de l'école, les devoirs étaient pas faits, je n'y comprenais rien, et les parents étaient sur une autre planète. Maintenant, les enfants ont même le droit de vomir sur le lit des parents...Mais c'est maman qui nettoie...
Damien - le 28/06/2010 à 09h41

Merci Damien! Je t'apprécies de plus en plus!

Sophie L.
J'avais le blues du dimanche soir maintenant je l'ai plus pourvu que ça dure, le suel truc c'est arrivé le dimanche soir je pense aux trucs que j'aurais du faire durant le we que j'ai pas fais (ménage, linge...)
Bloody Mary - le 28/06/2010 à 09h52

Tu penses à de drôles de trucs toi, le we...

Sophie L.
Moi aussi je l'ai le blues du dimanche soir. Quand Pedro a appris qu'il devrait travailler 3 jours par semaine de l'autre côté du Tunnel, on a décidé qu'il partirait le mardi matin et non pas le lundi matin, justement pour éviter ce fameux "blues du dimanche soir", lequel, curieusement, n'existe pas en version "lundi".
Léonie Canot - le 28/06/2010 à 12h33

Ah ouais, c'est vrai, la version du Lundi n'existe pas... Tu crois que c'est culturel?

Sophie L.
Comme Alorom ces temps si c'est plutôt vivement lundi !!
Mon blues il est tout concentré à la rentrée ! Gestion des gnomes, nouvel emploi du temps nouvel établissement ...
Poulette Dodue - le 28/06/2010 à 13h28

T'as raison, le blues de la rentrée, c'est moche aussi!

Sophie L.
Je suis une spécialiste, mon dimanche après-midi était bousillé à cause de ça ! Et en fac, je prenais le train le dimanche soir, donc c'était tout le dimanche qui devenait moisi ! (c'est au moins une qualité du chômage : plus de boule au ventre)
Kahlan - le 28/06/2010 à 14h56

Au moins, le chômage a un avantage...

Sophie L.
Je l'ai longtemps eu ce blues du dimanche soir, surtout ado, d'ailleurs, mais maintenant, c'est bel et bien fini!
MissBrownie - le 28/06/2010 à 17h15

Tu me dis comment tu as fait?

Sophie L.