Sophilosophik ou Les Lundis de Sophie - Blog féminin, Blog d'écriture en tous genres

Ô rage ! ô désespoir !, ô poussière ennemie,
N’ai-je donc tant trimé que pour cette pandémie ?
Et ne me suis-je point meurtrie muscles et dos
Que pour voir en un jour mon dur labeur à l’eau ?
Mon bras qu'avec force mania tuyaux et chiffons,
Mon bras, qui sans relâche briqua sols et plafonds,
Tant de fois courbaturé, malmené à souhaits
Trahit ainsi ma confiance en partant en biais?
Ô cruel souvenir que cette tendinite!
Oeuvre de tant de jours en un jour détruite !
Nouvelle femme de ménage il me faut engager
Pour me soustraire vite fait aux travaux ménagers !
Faut-il l’honorer de chèques emploi-service,
Et bannir travail au noir, vil appel au vice ?
Comte, malheureusement n’est point mon époux,
Ce haut rang m’eut évité d’être près de mes sous
Et d’autres choix il ne me reste, mille fois hélas
Que de casser ma tirelire pour chasser ma crasse.
Et toi, de mon ménage glorieux instrument,
Mais inutile malgré tous tes pansements,
Aspirateur fringant, en ce Lundi mourant
M'as servi de parade, et non pas de défense.
Va, quitte désormais mon foyer poussiéreux,
Trépasse à la benne dans de tristes adieux.
Estimé Corneille, pardonne-moi cette infamie
Mais La Mère Joie de la blogosphère mon amie
M’allécha en tenant en son blog un cadeau.
Comme il m’a semblé beau ce pimpant aspiro !
J’en appelle à toi, à la Fontaine et tant d’autres
Pour que dans la poussière les duellistes se vautrent
Me laissant victorieuse, de ma personne imbue
Même si par patte blanche justice sera rendue.
Que ces quelques vers aux rimes pauvres (un peu)
Délectent les lecteurs autant que faire se peut !
Et que d’exquise jouissance ils s’en jettent par terre
Ou mieux encore s’expriment haut dans les commentaires !
Ainsi donc s’achève ce laborieux exercice
Accompli dans un inénarrable supplice.


Bravo !
Vous avez toutes vos chances.
Le tout, c'est de prendre du plaisir dans l'écriture.
à l'heure de l'acnée
sur les bancs usés par les dictées
a rêver sur une plus belle destinée
que de repasser et ressasser
tes plus belles années.
Espérer le Ô Rodrigues, le vrai,
le tendre et l'amant pendant tu trimais
à apprendre par coeur le ô rage.
Et que vois-tu en ce miroir?
Une pauvre ménagère écrasée
par la poussière et encrassée
par la misère de la saleté.
Me trompe-je?
C'est génial.
PS : Tu penses à me mettre le lien de ton article en comm'. Merci.